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Nadège Rossini-Lagardère, chargée de mission au Programme Franco-comorien de Codéveloppement


VSI (volontaire de solidarité internationale), Nadège s’occupe des programmes de financement de l’Ambassade de France pour le développement local en Union des Comores. Diplômée en droit et d’un Master II en Relations Internationales à l’Université de La Réunion, elle débute, à 29 ans, sa carrière grâce au dispositif proposé par France Volontaires.


Racontez-vous votre parcours.

Je suis née à Marseille et ma mère, professeur de physique-chimie, a été mutée à La Réunion lorsque j’avais quatre ans. Nous avons habité au Tampon et aujourd’hui ma famille est installée à Saint-Pierre depuis plus de 20 ans. Je suis diplômée en droit et d’un Master II en Relations Internationales à l’Université de La Réunion. J’ai effectué mon stage de fin d’études au sein de la Commission de l’Océan Indien à Maurice. Aujourd’hui, je suis Volontaire de Solidarité Internationale aux Comores.

Que pensez-vous de cette nouvelle expérience ?

Dans un contexte difficile, le volontariat offre aux jeunes des opportunités uniques quant au contenu des missions. En tant que Volontaire de Solidarité internationale de France Volontaires (en partenariat avec la Région Réunion et le FEDER), je suis chargée de mission suivi/évaluation du Fonds Social de Développement (FSD) en appui au Programme Franco-comorien de Codéveloppement (PFCC). Je travaille pour le Commissariat Général au Plan de l’Union des Comores et suis détachée auprès du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France auprès de l’Union des Comores. Avec ces acteurs et les populations locales nous contribuons au développement du pays grâce aux programmes de financement de l’Ambassade de France pour le développement local en Union des Comores. J’ai effectué un année sur l’île d’Anjouan et je suis maintenant affectée à l’Ambassade de France en Grande Comore pour la suite de ma mission.

Nadège Rossini-Lagardère

Comment vivez-vous votre expérience de mobilité ?

Dans ma famille, nous sommes des adeptes du voyage. Je me souviens des premiers voyages que nous avons faits au Kenya et en Tanzanie où nous avons campé au milieu des babouins et des lions dans le Serengeti. J’ai appris à jouer au bowling et fais du ski pour la première fois lors d’un échange scolaire en Nouvelle-Zélande. J’ai observé avec enthousiasme les courses de motos aux feux rouges avec compteurs à rebours et mangé des insectes en Thaïlande. Depuis la Réunion, nous avons aussi eu accès à tout l’océan Indien. J’ai ainsi pu visiter à plusieurs reprises Madagascar et l’île Maurice. J’ai participé à un voyage d’étude à l’île de Rodrigues. Ses voyages et ses rencontres ont fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. Travaillant aux Comores, le fait de venir de La Réunion m’avantage car je connais l’histoire de la région indianocéanique. Et la communauté comorienne étant importante à la Réunion, je n’ai pas été très dépaysée : des amis comoriens m’avaient déjà parlé de leur pays d’origine. J’envisage de visiter prochainement les Seychelles pour continuer à découvrir la région.

Quels sont vos projets ?

Après ce contrat de volontariat de deux ans, je souhaiterais poursuivre dans la coopération internationale ou décentralisée. C’est ce à quoi ma formation et mes premières expériences m’ont préparée. Mon stage de fin d’études à Maurice à la Commission de l’Océan Indien a fait naître le souhait de travailler dans l’Océan Indien. Ce serait une vraie chance d’exercer un métier dans mon domaine à La Réunion : c’est ma maison et c’est là que se trouve toute ma famille depuis 25 ans.

Quels objets de la Réunion avez-vous apporté dans vos valises ?

Lorsque je suis partie, mes amis m’ont offert une carte de La Réunion en relief pour que je ne les oublie pas et surtout pour que je puisse expliquer aux gens d’où je viens, ainsi qu’un album contenant des photos et des recettes de cuisine. J’emmène aussi toujours avec moi une collection de cartes postales représentant les différents paysages de La Réunion pour me remonter le moral. Je communique aussi avec ma famille et mes amis réunionnais via internet. Même si malheureusement, aux Comores, l’opérateur qui a le monopole a restreint l’accès à certains moyens de télécommunications comme Skype.

Quel est votre regard sur la situation socio-économique de la Réunion ?

La situation économique de La Réunion est la même qu’en France métropolitaine sur un marché plus restreint. Le taux de chômage élevé, surtout chez les jeunes, nous pousse à nous expatrier. Pourtant, La Réunion dispose d’un potentiel non exploité à sa juste valeur comme dans les secteurs touristique et agricole par exemple. D’autre part, avec sa situation géographique et son niveau de développement, l’île a tous les atouts pour attirer les investisseurs et servir de relais dans les échanges internationaux.

Anjouan Qu’est-ce qui vous manque de votre île ?

Ce qui me manque le plus, c’est la cuisine réunionnais. Je donnerais n’importe quoi pour des bouchons, du siav et du piment chinois, et encore plus pour un rougail saucisses. Les Comores ont une gastronomie assez restreinte et on se lasse vite des bananes frites et des feuilles de manioc au lait de coco. La langue créole me manque aussi : la parler et l’entendre me manquent beaucoup. Ici, les gens parlent le shikomori, seuls ceux qui ont suivi une scolarité complète parlent le français.

Quelle est l’image de la Réunion là où vous vivez ?

Les Comoriens connaissent bien La Réunion, puisque de nombreuses familles ont des relations installées sur place. En Union des Comores, plus particulièrement sur l’île d’Anjouan, La Réunion représente un endroit bien plus développé d’un point de vue social et économique. Les Comores espèrent que la coopération va se développer entre les îles de l’océan Indien.

Vous-même, quel est votre regard sur la région où vous vivez et ses habitants ?

L’archipel des Comores est composé de trois îles (Grande Comore, Anjouan et Mohéli) et d’une quatrième (Mayotte, département français). Géographiquement, ces îles sont différentes : La Grande Comore combine les plages et le volcan tandis qu’Anjouan est très montagneuse et Mohéli est tournée vers la mer (parc marin) avec peu de relief. C’est un pays en développement avec tout ce que cela implique (précarité, difficultés de circulation, etc.). On s’habitue assez rapidement à ces difficultés. Pour l’électricité par exemple, habitant dans la capitale de l’île, nous avons du courant environ 11 à 15 heures par jour. On apprend à travailler et vivre autrement, à ne plus dépendre de la technologie, ce qui n’est pas plus mal.

Quelles similitudes avez-vous décelé entre la Réunion et les Comores ?

Deux choses me rappellent La Réunion ici à Anjouan : le relief montagneux et la chaleur des gens. En me levant le matin, je vois le Mont Ntringi qui ressemble beaucoup à la vue que nous avons en montant la « 4 voies » du Tampon. En me promenant dans les rues, les gens sont souriants et s’enquièrent toujours de votre bien-être même s’ils ne vous connaissent pas. Ici, tout le monde est « karibu », bienvenu. La vie quotidienne à Anjouan est rythmée par les appels à la prière du Muezzin (cinq fois par jour). Au début, j’ai eu beaucoup de mal à adopter ce rythme surtout dans mon travail. Mais je m’y suis faite.

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Voir : LES OFFRES DE MISSION FRANCE VOLONTAIRE DANS L’OCEAN INDIEN

Basé sur l’île, France Volontaires propose toute l’année des missions indemnisées de 24 mois en Afrique Australe et dans l’Océan Indien. Plus de 40 Volontaires de Solidarité Internationale originaires de La Réunion sont en permanence en mission dans des pays de la zone, en appui à des structures locales œuvrant pour la coopération régionale. Sur quels postes, dans quels pays et comment postuler ? Cliquez ici pour en savoir plus : De la Réunion, France Volontaires recrute toute l’année pour l’océan Indien

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