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Julian Babou Carimbacasse, 29 ans, musicien bassiste à Toulouse



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Julian Babou Carimbacasse
"Je suis actuellement en tournée avec le chanteur Magyd Cherfi de Zebda, pour son second album. Je finirai bientôt mon album solo de Romans Maloya, que j’écris depuis quelques temps".

Racontez-nous votre parcours.

"Ma famille est originaire du Port. Moi je suis né et j’ai grandi en Bretagne, avant de retourner à la Réunion à l’adolescence. J’ai grandi aux côtés d’un père musicien et d’une mère qui venait aux répèts. Je me suis mis à la basse vers 16 ans, de façon autodidacte, en relevant les morceaux à papa. C’était plutot rock ! En parallèle, j’étais attiré par le hip hop et on écumait les sounds system avec nos micros et quelques potes".

Comment s’est passé votre « retour aux sources » ?

"De retour à la Réunion en 94, la rencontre avec une équipe de jeunes musiciens (Larry Hippolyte, Moise Ichama, Eric Juan et Fabrice Gonthier) me permet de découvrir le jazz et les standards. S’ensuivent des rencontres avec les musiciens locaux et les aventures se multiplient : Ziskakan, Ras Natty Baby,Tropicadéro, Ti Fock, Nathalie Nattiembé, Françoise Guimbert, Zong. J’ai joué dans des spectacles de séga maloya qui ont rassemblé des dizaines de grands musiciens de l’île, dont certains nous ont malheureusement quittés depuis. Et enfin des émissions télé sur RFO, lorsqu’il y avait encore des émissions de musique live !"

Et ensuite ?

"Je suis finalement reparti en métropole pour approfondir mes connaissances musicales et jouer avec d’autres musiciens. Je suis arrivé à Toulouse peu après l’explosion de l’usine AZF en 2001. On ne savait même pas si l’avion allait atterrir. La ville était en psychose totale et j’ai heureusement retrouvé des amis pour m’accueillir. Toulouse est pour moi une bonne période de foisonnement musical".

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

"Ce qui est intéressant, c’est le regard que peuvent avoir les gens sur l’île et sa musique. Il y a des accointances liées à la musique qui m’ont permis de travailler avec des Cubains et des Africains, en raison du « cousinage » de nos musiques respectives. La solidarité entre musiciens semble plus forte aussi, ainsi que la notion de « projet ». J’ai l’impression que l’insularité est une entrave à pas mal de choses quand même".

Quel est votre regard sur la situation socio-économique de l’île ?

"Je me sens un peu déconnecté. Cependant je pense que la Réunion a une carte à jouer comme plateforme de communication et dans divers secteurs du tertiaire. Les jeunes sont de mieux en mieux formés et la mobilité semble plus évidente. Je pense qu’on devrait être, à l’heure du questionnement sur les origines, encore plus fiers de notre métissage, qui est le salut de l’humanité".

Quels ont été les avantages / inconvénients du fait de venir de la Réunion dans votre parcours ?

"J’avais eu l’occasion de voyager avec les groupes pour qui je jouais à la Réunion, et ça m’a donné l’occasion de rencontrer des gens en différents endroits qui m’ont exhorté à venir bosser en Europe. L’avantage ici, c’est la possibilité de bouger facilement au sein du pays et d’un pays à un autre. On voyage plus, donc on se confronte plus, on apprend plus ! L’inconvénient, c’est l’éloignement par rapport à la famille".

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Julian Babou Carimbacasse

Avez-vous des contacts avec des Réunionnais ?
"Oui je croise régulièrement des étudiants réunionnais, et pas mal de musiciens dont certains sont venus en formation à Toulouse. J’ai des potes de lycée que je croise, avec qui on se rappelle le bon vieux temps de l’école".

Quelle est l’image de la Réunion là où vous vivez ?

"Je pense que les gens voient la Réunion comme l’île paradisiaque qu’elle peut être, si on arrête de bétonner les plages et de faire des hôtels à touristes ! Il y a un regard rêveur les gens ne comprennent pas toujours pourquoi vous quittez une telle île pour venir ici…"

Vous même, quel est votre regard sur la région où vous vivez et ses habitants ?

"J’aime beaucoup la région de Toulouse. On n’est pas loin de l’Espagne, il fait doux et les relations entre les gens sont chaleureuses. Rien à voir avec Paris par exemple. Je pense de manière générale que le Sud est adapté pour les Réunionnais en transition, par son climat et le tempérament des gens ici".

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

"Se former, bouger le plus possible, rencontrer un maximum de gens dans divers domaines et de diverses nationalités et… « tiens bo raid ! ». Il faut qu’on garde les coudes serrés, plutôt que moucater ou koz dann dos l’un l’aut’. C’est comme ça que les Antillais, par exemple réussissent à être solides dans leur position culturelle vis à vis du monde (avec leur position géographique favorable aussi, évidemment)".

Que pensez-vous du site www.reunionnaisdumonde.com ?

"C’est vraiment bien qu’il y ait un site comme celui ci pour les « expat’ ». Je me suis plu à parcourir les articles, j’ai retrouvé des gens que je connaissais et aussi des Réunionnais à Toulouse que je ne connais pas encore, donc…"

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