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Accueil > Journal > Portraits & interviews > Les Réunionnais à la rescousse de Matane

Les Réunionnais à la rescousse de Matane


Depuis une douzaine d’années, le cégep de Matane a fait venir 688 Français de la métropole et 600 Réunionnais. « Ça a changé le paysage, note le maire Jérôme Landry. Ces jeunes-là font bouger la ville, ils sont très impliqués, on les voit dans les commerces, ils sont entraîneurs de soccer (football)… Dans la mesure où on perd de 25 à 30 résidants par année, on est contents de les voir arriver. »

Extraits de l’article "Les Français à la rescousse de Matane" publié le 20 mai 2017 dans le journal québécois La Presse +


Photo : plus.lapresse.ca

EXTRAITS - Louise Leduc : Ferdinand-Nicolas Benard, Gwendoline Le Dortz, Olivier Beguin et Thibaud Killin font partie de ces jeunes qui ont quitté l’île de la Réunion dans le but d’acquérir une formation, un avenir, voire trouver un pays d’accueil. Au cœur « de grands espaces », dit la brochure publicitaire du cégep de Matane, qui insiste davantage sur les feux de camp au bord du fleuve et les expéditions en kayak que sur le rude hiver à affronter. « Au début, ça me faisait un peu peur de partir étudier dans une ville excentrée comme Matane où, par moments, il y a 60 degrés d’écart entre ici et chez moi, raconte Célia Alvarez, qui est partie de l’île de la Réunion pour venir étudier au cégep de Matane. Mais je suis tombée totalement amoureuse de ce pays et mon but, c’est de rester au Québec. »

Le Cégep de Matane a été le premier à flairer ce bon filon de la Réunion, territoire français au cœur de l’océan Indien où, à l’inverse de Matane, il y a trop, beaucoup trop de jeunes. La Réunion verse de fait de généreuses bourses à ses jeunes pour qu’ils partent acquérir une formation, un avenir, voire trouver un pays d’accueil, parce que dans cette toute petite île, des emplois, il n’y en a pas. De salon de formation en mission en France et à l’île de la Réunion, « on dépense annuellement 400 000 $ pour attirer et intégrer les étudiants étrangers, précise Pierre Bédard, directeur général du cégep de Matane. La survie de nos programmes et du cégep lui-même passe par là ».

En 2015, selon Immigration Canada, près de 5000 Français sont devenus résidents permanents au Québec ; bon an, mal an, ces années-ci, plus de 14 000 autres mettent aussi le cap sur le Québec pour y étudier. « Les locaux nous disent qu’on est là pour mettre de la vie à Matane et, à l’évidence, ils ont besoin de nous. Beaucoup de magasins ferment, et des jeunes Québécois de 17 à 25 ans, il n’y en a pas beaucoup par ici. » Célia Alvarez, de la Réunion

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Photo : http://plus.lapresse.ca

Tous ces Français, de la métropole ou de la Réunion, ne font-ils pas que passer ? Pas nécessairement. « Mon copain étudie ici et avec lui, on projette de s’établir dans un petit village autour d’ici, d’y fonder une famille et d’avoir des chevaux, dit Marine Grimaud, qui, après ses études, est devenue adjointe au marketing à Québec Maritime, à Rimouski, et fait la promotion du Québec à l’étranger. Et dire que quand je suis arrivée ici, j’avais cette image du bûcheron et d’un pays sans WiFi ! »

Denis Secret, qui est arrivé à Matane pour y étudier en 2005, n’en est jamais reparti. Il a fondé ici une entreprise en multimédia, et sa fille y a passé presque toute sa vie jusqu’ici. C’est le genre de vie à laquelle aspire Ferdinand-Nicolas Benard. « À la Réunion, c’est trop dur de se battre pour le travail. Je cherche un emploi ici, dans le Bas-Saint-Laurent, et j’ai déjà des propositions à Matane et à Rimouski. Le Québec, pour moi, c’était un rêve d’enfant – j’étais fan de géographie, et les reportages que je voyais me fascinaient ! » — Ferdinand-Nicolas Benard

« L’été dernier, je suis restée à Matane et j’ai tout de suite été embauchée à la boulangerie, raconte Célia Alvarez. Chez moi, pour être embauchée pour un même boulot, on aurait au moins exigé que j’aie l’équivalent d’un DEP en cuisine. » « J’ai rencontré ma copine française à Matane. Elle a dû rentrer en France pour l’instant, mais je n’aurai pas de mal à la convaincre de revenir, c’est ici qu’elle veut revenir faire ses stages, dit Thibaud Killin. C’est ici que je veux au moins commencer ma carrière. Ici, on nous donne notre chance. »


Plus d’infos sur le Québec / www.reunionnaisdumonde.com/r/1/Amerique-du-Nord

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