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Martine Hippolyte, assistante technique à la COI à Maurice


A 25 ans, cette Sainte-Leusienne diplômée d’école d’ingénieur travaille à la mise en place un plan d’action régional de gestion des déchets dans l’océan Indien. Un des postes de Volontaire de solidarité internationale à pourvoir régulièrement dans l’océan Indien et ouverts à des Réunionnais.


Pouvez-vous vous présenter ?

Martine Hippolyte, 25 ans. Je viens de Saint-Leu, ville où j’ai grandi et fait ma scolarité jusqu’à mon baccalauréat. Mon papa est le ferblantier de Saint-Leu (Alain Hippolyte), un métier qui parlera à beaucoup de Réunionnais ! Je suis diplômée de l’école d’ingénieurs EIGSI-La Rochelle depuis 2015. Ma formation m’a permis d’obtenir le statut d’ingénieure généraliste tout en ayant une spécialisation dans l’environnement et ce qui touche au développement durable. Je travaille actuellement au siège de la Commission de l’océan Indien (COI) de Maurice sous le statut de volontaire de solidarité internationale (VSI) porté par l’antenne de France Volontaires à La Réunion. J’occupe le poste d’assistante technique au projet régional de gestion et valorisation des déchets.

Racontez-nous votre parcours.

Au cours de ma seconde année d’école d’ingénieurs, j’ai effectué un semestre d’étude à l’école Polytechnique de Montréal. J’ai pu découvrir Montréal et en profiter pour visiter les villes alentours comme Québec, Toronto, Niagara Falls et New-York. Vrai tremplin dans mes études, ce fut une expérience également enrichissante humainement, côtoyant des personnes de tous horizons (Mexique, Colombie, Brésil, etc.). Une fois mon diplôme en poche, je suis retournée à La Réunion où j’ai travaillé en tant qu’ingénieure études en MDE-ENR (Maîtrise De l’Energie – Energies Renouvelables). Puis j’ai décidé de m’engager auprès de France Volontaires sur une mission de coopération dans le domaine de la gestion des déchets à la COI de Maurice.

En quoi consiste votre mission ?

Ma mission, cofinancée par la Région Réunion et les fonds européens, consiste à apporter un appui au projet régional de gestion et valorisation des déchets dans les pays de la COI, qui comprend Les Comores, Madagascar, Maurice, La France au titre de La Réunion et les Seychelles. L’objectif est d’établir un plan d’action régional en matière de gestion des déchets en partenariat avec l’UCCIOI, opérationnel sur le court terme, avec des actions pilotes dans le cadre du PRCC-OI (Plan de Renforcement des Capacités Commerciales – océan Indien). En fixant des objectifs précis, la COI souhaite accompagner les états membres et les soutenir dans les projets qui seront mis en place. Les disparités socio-économiques entre les pays membres demandent une prise en compte du contexte local de chaque état afin d’établir un programme régional qui tienne la route. En parallèle, j’ai également en charge une étude concernant l’opportunité de créer un observatoire régional des déchets de la zone COI.

Ce que j’aime dans mon poste c’est la diversité des tâches et des sujets que j’aborde. Je rencontre pas mal de professionnels de Maurice et la façon dont chaque pays aborde la thématique des déchets est très instructive. De plus, la sensibilisation est un sujet crucial dans la réussite des projets, autant au niveau de la population qu’au niveau des gouvernements. Enfin, j’ai lancé depuis mon arrivée « les bonnes pratiques du développement durable » au sein de la COI, afin que nous puissions prêcher par l’exemple !

Que vous apporte l’expérience du volontariat ?

Une ouverture vers de nouvelles cultures et des rencontres ! C’est ce que j’aime le plus : découvrir et échanger. L’immersion dans un nouvel environnement impose un mode de vie différent ; j’en apprends autant sur moi que sur les autres ! Cela m’apporte également beaucoup au niveau de mes connaissances et compétences professionnelles. J’ai la chance de faire partie d’une équipe qui m’a très bien accueillie et au sein de laquelle je me sens bien. Parmi mes loisirs, je pratique la kizomba depuis deux ans et je continue à Maurice en dansant également les danses latines (salsa et bachata). La danse m’a permis de rencontrer des danseurs/danseuses de l’île : on se retrouve souvent pour discuter et danser. C’est aussi une manière de voyager, échanger avec des personnes d’origines diverses, de passage ou installées à Maurice.

Quel est votre regard de Réunionnaise sur l’île Maurice ?

J’habite et travaille au centre de Maurice (respectivement Rose Hill et Ebène). En partant à Maurice, mes amis m’ont dit « bonnes vacances » car c’est la première chose à laquelle ils pensent lorsqu’ils entendent Maurice. Aujourd’hui, mon regard sur Maurice est totalement différent de celui que j’avais. Je vois une société qui veut se développer, mais qui ne s’y prend pas toujours de la bonne façon. Je vois une île à deux facettes, où l’argent régit beaucoup de choses et les affaires sont les affaires. Une population où toutes les cultures sont présentes mais où le vivre ensemble est différent de celui de notre île. Maurice me fait également penser à l’expression « l’habit ne fait pas le moine », car de belles merveilles se cachent dans les recoins de l’île. Par exemple, les façades extérieures des galeries ne payent pas de mine, mais j’y trouve de vrais petits trésors lors de mes sorties shopping. Je découvre la culture indienne, les traditions : l’immersion est totale et parler avec mes amis mauriciens est un réel plaisir. De plus, en partageant ma passion qu’est la danse, je me suis liée d’amitié avec certaines personnes qui m’ont vraiment accueillie comme si j’étais de leur famille. D’un point de vue professionnel, je vois l’île Maurice comme une terre d’opportunité. Dans le secteur du développement durable, l’île commence à mettre sérieusement des actions en place au niveau énergétique. Le secteur de la gestion et traitement des déchets est plus complexe, cependant Maurice commence à prendre conscience des problèmes liés au changement climatique.

Quels sont vos projets post-volontariat ?

Pour l’instant, je renouvelle mon contrat de VSI pour une année supplémentaire afin de poursuivre ma mission à Maurice. Mon travail me plaît et j’aimerais pouvoir lancer les premières étapes du plan d’action. Après ce volontariat, je ne sais pas encore vers quel(s) projet(s) je me tournerai, mais une chose est sûre : je continuerai dans un métier qui me plait, qui donne un sens à ma vie et qui respecte mes valeurs. J’irai là où les opportunités s’offrent à moi. Sur le long terme, j’aimerais rentrer à La Réunion car l’île reste pour moi le meilleur endroit pour vivre jusqu’à présent.


Quel est votre regard sur la situation socio-économique de La Réunion ?

La Réunion a un véritable potentiel qui n’est plus à démontrer. Je pense que là où nous avons du mal, c’est de croire en nos capacités. « Pa kapab lé mor san esayé » (« qui ne tente rien n’a rien » en français), nous devons tous mettre La Réunion en avant et croire en nos compétences. Si nous ne nous bougeons pas, personne ne le fera pour nous ! Les difficultés socio-économiques que rencontre l’île sont pour moi dues à un manque d’organisation et de confiance en nous. Que ce soit dans le domaine du développement durable, des nouvelles technologies ou du tourisme, la qualité de nos produits et services me semble être l’axe principal sur lequel nous devons baser notre développement.

Quelle est l’image de la Réunion là où vous vivez ?

La Réunion est perçue comme une belle destination. Les Mauriciens que je côtoie aimeraient vraiment y aller ou y retourner. Ils me disent souvent, d’après ce qu’ils entendent, que l’île est connue pour ses paysages mais également pour le niveau de vie qui est cher. Ile intense et authentique, elle est connue pour ses randonnées, c’est d’ailleurs souvent le contraste qui se fait avec l’île Maurice, plus connue pour ses plages. Enfin, de mes nombreuses discussions, en particulier avec la jeunesse mauricienne, je sens qu’ils voient également La Réunion comme une île plus sécurisée et plus respectueuse des lois. Dans le cadre de mon travail à la COI, La Réunion est le territoire le plus avancé en termes de gestion et valorisation des déchets parmi les états membres. C’est une réelle expertise que peut apporter l’île aux autres territoires de la région.


Quels conseils donneriez aux futurs volontaires ?

Je conseille aux jeunes de prendre le temps de réfléchir et de savoir ce qu’ils veulent faire. Aujourd’hui la jeunesse réunionnaise ne sait plus vraiment vers qui ou vers quoi se tourner. Pour moi, il est mieux de partir avec un objectif, avec une réelle motivation et la curiosité d’aller voir ce qu’il se passe à l’extérieur. C’est ainsi qu’ils profiteront pleinement de cette belle aventure ! La Réunion est un petit paradis où il fait bon vivre. Le manque de la famille, des amis et de l’île se fera sentir, mais la découverte d’autres horizons et la richesse d’autres cultures apporteront une belle expérience à ceux qui le souhaitent. Partir ne doit pas être une nécessité ou une obligation, mais un choix motivé pour chacun de nous ! Certains se sentiront mieux et seront tout aussi performants s’ils restent à La Réunion, d’autres ressentiront ce besoin de visiter et de voyager : c’est une question de personnalité et tout simplement d’envie !

PORTRAIT CHINOINS DE MAURICE

Si Maurice était...

Un personnage célèbre : Désiré François et plus globalement le groupe Cassiya, célèbre groupe mauricien qui représente l’île et qui a fêté ses 25 ans cette année.

Un animal : Le merle de Maurice, un oiseau importé sur l’île et qui symboliserait pour moi l’ouverture de l’île Maurice à l’international : tel un oiseau, l’île Maurice ne se met aucune barrière.

Une couleur : Le gris, car tout n’est jamais tout blanc ou tout noir à Maurice. Peut-être par culture, les gens n’osent pas réellement dire les choses. Aussi, travaillant dans le domaine des déchets, je ne peux oublier le problème de pollution des villes (surtout des bus avec leur fumée grise).

Une chanson : Métisse de Zulu, c’est une chanson que j’ai découverte lors du concert de Zulu, mon premier concert à Maurice et qui met en avant la beauté de la femme métisse et de l’île Maurice.

Un sport : Le football, qui rythme la vie de nombreux Mauriciens, jeunes comme moins jeunes. Dans les rues, il est fort possible de trouver par endroit : « ici base Manchester United ».

Un livre : « Petit éloge des fantômes » de Nathacha Appanah, est un petit recueil que je viens de lire. L’auteure mauricienne raconte des petites histoires au sujet de personnes disparues, qui parlent à tout le monde tout en gardant sa part de mystère.


Voir : LES OFFRES DE MISSION FRANCE VOLONTAIRE DANS L’OCEAN INDIEN

Basé sur l’île, France Volontaires propose toute l’année des missions indemnisées de 12 à 24 mois en Afrique Australe et dans l’Océan Indien. Plus de 40 Volontaires de Solidarité Internationale originaires de La Réunion sont en permanence en mission dans des pays de la zone, en appui à des structures locales œuvrant pour la coopération régionale. Sur quels postes, dans quels pays et comment postuler ? Cliquez ici pour en savoir plus : De la Réunion, France Volontaires recrute toute l’année pour l’océan Indien

D’autres infos et portraits de Volontaires réunionnais dans l’océan Indien / La page Facebook

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