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Séverine Léger, chargée de développement territorial à Saint Paul


C’est l’histoire d’un retour réussi. Nous avions laissé Séverine en 2006 étudiante en droit à Aix-en-Provence. 12 ans plus tard elle a trouvé sa place et partage ses conseils : « Restez en veille, activez votre réseau, gardez un pied sur l’île… Quand vous revenez en vacances : n’hésitez pas à rencontrer les recruteurs. Sachez transposer ce que vous avez fait ailleurs pour l’adapter en local... »


Pouvez-vous vous présenter ?

Séverine Léger, 37 ans, originaire de Saint Benoit. J’ai fait des études juridiques à la Faculté d’Aix en Provence et un Master 2 Droit et métiers de l’urbanisme et de l’immobilier. Je suis Chargée de développement territorial à Saint Paul.

Quel a été votre parcours de mobilité ?

Bien que l’international m’intéressait, je suis restée en France. J’ai commencé par poser mes valises à Aix en Provence pour les études. Puis j’ai été plus de huit ans juriste d’entreprise, spécialisée dans l’immobilier, d’abord au Pays basque pour un promoteur puis à Bordeaux et enfin à Paris où j’ai travaillé dans des filiales de grands groupes tels que Total, la SNCF. Après plus de dix ans passés dans l’hexagone, j’avais une réelle envie de rentrer dans mon île, de retrouver les miens, d’élever mes enfants ici...

Comment avez-vous préparé votre retour ?

J’ai toujours gardé un œil sur ce qui se passait à la Réunion mais dans les mois précédents mon retour, je scrutais les offres d’emplois du site réunionnais du monde (merci à réunionnais du monde qui permet de garder le lien quand on est loin !) Dans mon secteur, il semblait difficile de revenir avec un contrat de travail en poche. J’ai donc tout simplement démissionné et préparé mon container et mon déménagement.

Décrivez nous votre état d’esprit à l’atterrissage à Gillot.

Quel bonheur cela a été pour moi de ne prendre qu’un billet aller simple ! Quelle joie en passant la porte de l’aéroport de revoir tous ces visages métissés et souriants, la montagne, le soleil, mes parents ! J’avais en tête la chanson de JF Gang : "La Rényon" qui décrit si bien ce que l’on peut ressentir en tant que Réunionnais de retour.

Dans quel état avez-vous trouvé le marché du travail en rentrant ?

Le marché du travail à La Réunion est plutôt contraint. Il faut avoir son réseau et quand on part plus de dix ans, ce n’est pas évident. Le domaine joue également. Dans le secteur juridique, ce n’est pas simple : les postes sont rares. Mais forte de mes expériences passées en métropole, j’étais confiante et positive à mon retour et je pense que cela a joué en ma faveur. 

Avez-vous eu des difficultés ?

Je ne peux pas dire que j’ai eu des difficultés professionnelles à me réinstaller. J’ai trouvé assez rapidement du travail. Mon parcours est particulier dans le sens où j’ai changé de voie à mon retour ici. J’étais dans le secteur privé en métropole, je suis dans le secteur public ici avec d’autres types de missions. En revanche, c’était comme s’il fallait que je me réadapte à la vie locale… C’était assez étrange comme sensation mais ça n’a pas pris longtemps. On retrouve vite ses repères !

Qu’avez-vous trouvé de changé à votre retour sur l’île ?

La Réunion se développe à une allure folle. Même si j’étais revenue plusieurs fois pour voir ma famille, j’ai constaté que pas mal de choses avaient changé malgré tout. J’ai notamment mal vécu le fait que l’accès à l’océan ne soit plus aussi possible qu’avant...

Qu’est ce qui vous surprend le plus par rapport à l’endroit où vous viviez ?

A Paris, on vit à 100 à l’heure ! Ca a des bons et des mauvais côtés. Quelques fois on ne voit pas le jour et de retour, j’ai redécouvert une vraie qualité de vie. L’inconvénient, c’est qu’il est difficile de voyager. Le budget voyage peut très vite grimper et le budget "courses" aussi ! Quant à la problématique des transports, le tout voiture est encore bien présent sur l’île et il y a peu d’alternatives. On est quand même en retard sur ce point.

Avec le recul, quels sont les points de satisfaction / déception de votre retour ?

Cela peut m’arriver quelque fois d’être nostalgique de la vie en métropole : les grands espaces, les déplacements, les rencontres, le champ des possibles… Mais à ma grande satisfaction, l’île n’a pas bougé dans ce qu’elle a de plus beau à mes yeux : le vivre ensemble. On peut en être fiers, nous Réunionnais, surtout dans le contexte d’aujourd’hui. 

Tirez-vous un bilan positif de votre expérience de mobilité ?

J’en tire un bilan plus que positif. L’éloignement m’a fait grandir. J’ai vécu énormément d’expériences enrichissantes, j’ai fait beaucoup de rencontres, j’ai pu travailler dans de grandes entreprises… J’encourage les Réunionnais à bouger, à s’exporter. Cela nous permet également d’apprécier encore plus tout ce que l’ile a à nous offrir. 

A-t-elle changé votre regard ?  

J’ai grandi à Saint Benoit avec la chance d’avoir des parents curieux de tout. Marmaille, mon père voulait que je connaisse mon île dans tous ses aspects : la nature, le patrimoine, la culture… Il avait lui-même sauté la mer. Je l’ai compris à mon retour : cette passion du caillou et le besoin de transmettre l’identité réunionnaise. Quand on est enfant puis adolescent, on ne comprend pas tout de suite la chance que l’on a de vivre ici. On le réalise quand on est parti… et quand on revient, tout s’éclaire !

Quels sont vos projets ?

Je ne suis pas devenue avocate, comme j’ai pu l’envisager dans mon portrait il y a plus de 10 ans sur ce même site, quand je n’étais encore qu’étudiante ! Mon travail ne tourne plus à 100% autour du droit comme c’était le cas en métropole. Mes expériences professionnelles et les compétences acquises me servent au quotidien et constituent de réels atouts. J’ai beaucoup de projets qui fourmillent dans ma tête que je pense concrétiser. Pour le moment, je pense continuer à travailler pour une collectivité territoriale. Et pourquoi pas à long terme, tenter de vivre une nouvelle expérience de mobilité mais cette fois à l’étranger. 

Quels conseils donneriez-vous aux Réunionnais qui comme vous souhaiteraient rentrer sur l’île ?

Restez en veille, activez le réseau, gardez un pied sur l’île… Quand vous revenez en vacances : n’hésitez pas à rencontrer les recruteurs. Sachez transposer ce que vous avez fait ailleurs pour l’adapter en local.


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