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Forum sur l’ultrapériphérie européenne à Bruxelles : compte-rendu


Une croissante bleue et verte... C’est le chemin tracé par l’Union Européenne au cours du second forum des régions ultrapériphériques (R.U.P) qui s’est tenu les 2 et 3 juillet 2012 à Bruxelles.

Un article de Yola Minatchy, présidente du Réseau des Talents de l’Outre-Mer


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En 2012, l’Union européenne compte huit régions ultrapériphériques (dénommées "RUP") : les quatre départements français d’Outre-mer : la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et, la collectivité d’Outre-mer de Saint-Martin, les régions autonomes portugaises des Açores et de Madère ainsi que la Communauté autonome espagnole des Îles Canaries. Suite à la demande officielle de la France, le processus de changement de statut de Mayotte est en cours. A partir de 2014, Mayotte deviendra également une région ultrapériphérique à condition que le Conseil européen le décide ainsi.

Les débats du 2 juillet 2012 à Bruxelles ont été ouverts par une allocution de Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, du Commissaire européenne en charge de la politique régionale, ainsi que de Monsieur Victorin Lurel, Ministre de l’Outre-Mer français.

Durant deux jours, les travaux ont abordé des questions majeures pour le développement des huit régions ultrapériphériques européennes dans la perspective de la "Stratégie Europe 2020" en faveur d’une croissance intelligente, durable et inclusive. Des politiciens, des représentants des institutions européennes et des régions ultrapériphériques, des experts, des socioprofessionnels, des investisseurs privés ont échangé leurs points de vue sur des thématiques de développement communes aux RUP : le potentiel de la mer, la modernisation de l’agriculture et les défis environnementaux, les enjeux sociétaux, l’emploi ou encore l’innovation et la compétitivité des entreprises.

Retenons que "dans un contexte général de restrictions budgétaires", José Manuel Barroso confirme un partenariat avec les R.U.P qui "s’articule aujourd’hui autour de cinq grands piliers : (1) améliorer votre accessibilité, (2) accroître votre compétitivité, (3) renforcer votre intégration régionale, (4) soutenir la dimension sociale de votre développement mais aussi (5) l’adaptation au changement climatique, qui impacte tout particulièrement vos territoires".

Il s’est adressé aux invités présents en les encourageant à développer la compétitivité tout en modernisant et en diversifiant les économies des RUP : " Ainsi tout en continuant à bénéficier d’appuis communautaires pour les secteurs traditionnels il s’agit aussi de se tourner résolument vers les nouveaux secteurs porteurs de croissance et d’emplois", a-t-il déclaré.

"Cela veut dire investir dans la recherche et l’innovation pour donner à la fois un nouveau souffle aux secteurs traditionnels et ouvrir la voie à de nouveaux secteurs d’activité économique. Investir dans la "croissance verte" pour développer les énergies renouvelables et dans la "croissance bleue" pour mieux bénéficier de l’extrême richesse des mers et océans. Cela veut dire également donner à chacun une chance d’avoir une formation et un emploi tout en mettant en adéquation les besoins du marché du travail et les formations.

Enfin, il s’agit aussi de contribuer à développer votre intégration régionale en cohérence avec les objectifs de notre politique extérieure. Vous représentez en effet une ouverture extraordinaire pour l’Union européenne. Vous élargissez notre horizon ! Vous êtes des avant-postes stratégiques dans des parties du monde particulièrement dynamiques et avec lesquelles nous avons tout intérêt à développer nos relations". (Extrait de l’allocution d’ouverture du président de la Commission européenne).

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Durant ces deux jours, quatre thématiques ont phagocyté les débats dans le cénacle européen :

1) La mer pour une croissance bleue intelligente

Un nouvel outil financier est proposé, le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP). Il est structuré autour de quatre piliers : une pêche verte et intelligente, une aquaculture verte et intelligente, un développement territorial durable et solidaire et la PMI. Il a pour objectif d’améliorer la cohérence des interventions de la Commission dans le domaine des politiques maritimes et de la pêche et favoriser leur intégration aux autres politiques européennes dans le nouveau cadre stratégique commun.

2) L’agriculture et le développement durable vers une croissance durable

́La Commission européenne évoque une réforme dans le secteur axée sur trois objectifs stratégiques :

- préserver durablement le potentiel de production alimentaire de l’UE afin d’assurer la sécurité 
alimentaire à long terme des Européens et contribuer à répondre à la demande mondiale qui devrait 
rester en forte croissance dans les décennies à venir, - aider les communautés agricoles dans le respect des engagements pris par l’Union en matière 
d’environnement, de santé publique et de bien-être des animaux. La gestion active des ressources naturelles par l’agriculture constitue un élément essentiel de la politique de préservation du monde rural, de la biodiversité et de la politique de changement climatique, - assurer la viabilité des collectivités rurales, pour lesquelles l’agriculture constitue une activité économique importante, créatrice d’emplois à l’échelle locale et sources d’avantages multidimensionnels.

3) Les défis sociétaux et la croissance inclusive dans les RUP : démographie et emploi

La Commission européenne rappelle que les RUP sont particulièrement touchées par le phénomène du chômage, elles enregistrent un taux de chômage très élevé et cinq d’entre elles (Canaries et les DOM français1) ont les taux de chômage les plus élevés de l’Union.

Cette situation a amené la Commission Européenne à agir en fixant à l’horizon 2020 un taux d’emploi global de 75% des 20-64 ans. Elle a dernièrement défini de nouvelles mesures à prendre en faveur de la stabilité, de la croissance et de l’emploi2. Elle impulse en outre des actions ciblées en faveur de certaines catégories d’emplois ou de populations, pour les jeunes3 tout spécialement, en proposant des initiatives phares4 destinées à soutenir sa politique sociale et éducative.

La Commission souhaite notamment encourager la mobilité dans l’espace européen afin de faciliter l’intégration notamment des jeunes sur le marché du travail. Elle s’appuie pour ce faire sur des programmes qui ont prouvé leur efficacité. Le programme d’éducation et de formation ERASMUS qui favorise la mobilité des enseignants et des étudiants tout en soutenant la coopération entre les établissements d’enseignement supérieur disséminés dans toute l’Europe. Le programme ERASMUS pour les entrepreneurs qui favorise la mobilité des jeunes entrepreneurs à travers des échanges transfrontaliers et enfin le programme Ton premier emploi EURES avec le soutien du Parlement européen qui vise à aider les jeunes à trouver un emploi dans un autre État membre et les entreprises à pourvoir les postes pour lesquels il est difficile de trouver des candidats.

Au delà des politiques sociales et éducatives, la croissance inclusive implique d’encourager l’initiative individuelle à travers le soutien à l’entrepreneuriat et à l’emploi indépendant. En partenariat avec le Fonds Européen d’investissement (FEI), la Commission veut encourager le recours au micro-financement tout en favorisant des actions d’accompagnement (formation, aides au revenu lors du démarrage...).

4) Compétitivité et entreprenariat dans les RUP, pour une croissance intelligente

Dans les RUP, comme dans les autres régions européennes, le développement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPE, PME) constitue une priorité essentielle pour la croissance économique et la compétitivité des territoires. L’ambition de cette table ronde a été d’aborder les enjeux et les difficultés dans le contexte précis des RUP1, et de mener une réflexion sur la manière dont les politiques et instruments communautaires peuvent soutenir le développement des entreprises de ces régions, eu égard de leurs particularités (tissu entrepreneurial principalement composé de TPE, contraintes d’accessibilité, étroitesse des marchés, peu d’économies d’échelle ....) mais aussi de leurs potentialités vers les marchés régionaux et de l’objectif de développement endogène.

Soulignons que depuis 2009, le droit européen condamne fermement les abus de position dominante spécifiquement à l’île de La Réunion. Rappelons également la nécessité de converger ensemble vers lune forme d’égalité de traitement entre les grandes et les petites entreprises réunionnaises.

En tout état de cause, toutes les priorités de l’Union en faveur des PME et de l’esprit d’entreprise sont regroupées au sein d’un cadre unique et complet par la Commission européenne, cadre dénommé le "Small Business Act" pour l’Europe (SBA) qui a depuis 2008 donné lieu à différentes initiatives.

Afin d’agir sur les difficultés des petites entreprises à accéder aux financements, nécessaires à leur croissance leur innovation, la Commission européenne travaille en collaboration avec les États membres dans le but de stimuler l’offre de prêts et de capital-risque aux PME. Au-delà du programme PROGRESS mis en œuvre par la DG EMPLOI dans une logique de croissance inclusive (qui a été présenté lors de la table ronde n°3), la Commission a développé plusieurs initiatives en matière d’ingénierie financière. L’objectif est d’utiliser au mieux et de manière efficace et durable, les fonds publics notamment structurels et de faciliter l’accès des entreprises aux financements. C’est dans ce cadre qu’ont été développés par la DG REGIO les initiatives JASMINE et JEREMIE.

En tout état de cause, encourageons les jeunes domiens à persévérer, à se former, à étudier, à oser innover dans les secteurs porteurs d’avenir pour l’Outre-Mer, en l’occurrence la mer, l’environnement, et ce, pour que nous, ultramarins soyons porteurs et responsables de notre développement.

Yola MINATCHY

Article extrait du site du Réseau des Talents de l’Outre-Mer

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