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Sandrine Coupat, 21 ans, étudiante à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris


Présidente 2009 de l’Association des Etudiants Réunionnais de Paris (AERP), Sandrine a intégré l’une des écoles de journalisme françaises les plus prestigieuses, après une licence de lettres à l’Université de la Réunion.


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Sandrine Coupat

Lire aussi : Trois questions à Sandrine Coupat, présidente 2009 de l’Association des Etudiants Réunionnais de Paris

Racontez-nous votre parcours.

Je viens de Sainte Marie, d’une famille de fonctionnaires de l’Education Nationale. Après une licence de lettres modernes à l’Université de la Réunion, je suis allée à Paris pour passer des concours en vue d’intégrer une école de journalisme. J’ai été reçue à l’ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme). En septembre 2008, j’ai donc quitté mon île pour m’installer à Paris.

Quels objets de la Réunion avez-vous apporté dans vos valises ?

J’ai apporté des lambes, un "vanne", une petite marmite, des coquillages, des nappes faites mains, des sets de tables avec le volcan et bien d’autres choses encore. Ces objets ne me suivent pas forcément, ils décorent mon appartement.

Comment se sont passés vos débuts ?

A mon arrivée, mon père avait loué une voiture parce que nous étions chargés… Nous nous sommes perdus ! Mon père est resté une semaine pour m’aider à m’installer et puis il est reparti. J’avoue que cela a été très dur, surtout le premier mois car je n’ai repris les cours qu’un mois après mon arrivée. Je m’ennuyais donc un peu, et surtout je me retrouvais face à une solitude jamais éprouvée. Une fois repris le chemin de l’école, j’ai commencé à prendre un rythme de vie peu à peu régulier, puis sont venus les nouveaux amis, les sorties, les contacts. Cela prend bien deux mois au Réunionnais pour se forger de nouveaux repères.

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

La mobilité est un grand atout dans une personnalité. Elle me permet d’avoir un oeil neuf sur ce qui m’entoure et de ne plus raisonner avec une seule vérité, celle de la Réunion. Elle m’a permis de grandir ; quitter le domicile de ses parents n’est pas toujours facile mais indispensable. Je suis devenue indépendante et prête à entrer dans la vie active. J’ai l’esprit plus ouvert et maintenant je ne me tourne plus seulement vers le national, mais aussi vers l’international.

Quels sont vos projets ?

Avant toute chose : réussir mon année de journalisme ! C’est le rêve que je caresse depuis longtemps, il devient enfin réalité. Je souhaite profiter à fond de Paris car c’est une expérience unique qui s’offre à moi, je ne veux pas passer à côté.

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Association des étudiants réunionnais de Paris
Une partie de l’équipe 2009 de l’AERP au café Lutèce, dans le 5e arrondissement de Paris.

Quels sont les avantages / inconvénients du fait de venir de la Réunion dans votre parcours ?

Le premier avantage est d’avoir cette tolérance innée chez les Réunionnais. L’expérience du brassage des populations permet d’aller facilement vers les autres, de se faire des contacts. Nous possédons une chaleur humaine qui charme les autres.
Un inconvénient majeur : la Réunion est encore peu connue. Les gens ont encore beaucoup de clichés en tête et on ressent alors l’impression de venir de la brousse, alors que la Réunion est un DOM qui n’a rien à envier aux autres départements et qui fait partie de la France depuis plus de trois siècles.

Quel est votre regard sur la situation socio-économique de l’île ?

La Réunion a du potentiel et a encore beaucoup de choses à faire. De grands chantiers sont en route, c’est déjà une étape. Ce sont les Réunionnais qui ont vécu l’expérience de la mobilité qui peuvent apporter leur aide. Mais aussi les Réunionnais restés là bas doivent se mobiliser pour que l’île s’améliore encore. Dans les domaines du tourisme, de la presse, de l’enseignement supérieur, il y a de nombreuses ouvertures.

Quel est votre regard sur la région où vous vivez et ses habitants ?

A Villejuif où je vis, les habitants sont sympathiques et prêts à aider. Ils sont amicaux et chaleureux. A Paris, les gens sont un peu plus froids : c’est la grande ville. Mais on s’y habitue, et vus de plus près, les Parisiens sont gentils. Paris est une ville magnifique, on ne s’en lasse jamais. Mais parfois son agitation nous trouble.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

Je tiens à dire aux jeunes Réunionnais de ne pas hésiter s’ils ont la possibilité de poursuivre leurs études en métropole. C’est vrai que l’éloignement familial et la distance géographique sont durs à supporter, mais à côté de l’expérience qu’ils vont vivre, ça vaut le coup. Ils vont vivre un moment magique dans leur existence, qui sera bénéfique à la suite de leur carrière.

Lire aussi : Trois questions à Sandrine Coupat, présidente 2009 de l’Association des Etudiants Réunionnais de Paris

En savoir plus et contacter l’Association des Etudiants Réunionnais de Paris

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