Publicité

CANABADY MOUTIEN Gilbert.

Publié le 1er janvier 2014


CANABADY MOUTIEN Gilbert

Homme d’affaires, né le 3 juin 1940 à Saint-Pierre (la Réunion). Fils de Mardé Moutien-Canabady dit Nono et d’Annecy née Erambrompoullé dite Ti-soeur. Marié. 2 enfants (Gérard, Indira). [Filiation : « Une dizaine d’années après l’abolition de l’esclavage, un certain Saminadin Moutien Ganapathy (francisé en Canabady) quitte la côte Malabar (Inde) pour rejoindre le domaine de Gabriel Le Coat de Kerveguen à Mon-Caprice, au sud de la Réunion, et honorer son contrat d’engagement de cinq ans. Un siècle et demi plus tard, son arrière-petit-fils Gilbert Canabady Moutien a réussi à la sueur de son front à devenir propriétaire du domaine sur lequel il a versé la sienne » (Journal de la Réunion)]. École Saint-Charles à Saint-Pierre, et dès l’âge de 13 ans, il met fin à sa scolarité, ses parents ne pouvant financer ses études Autodidacte. Il entre dans la vie active en tant qu’aide familial de son père, charretier et colon sur le Domaine Mon Caprice à Saint-Pierre (1954-1955). Manoeuvre mécanicien (1955-1958), il achète avec son père un camion pour le transport de cannes à sucre et matériaux de construction. L’association du fils avec son père devient alors une entreprise familiale, ses frères les ayant rejoints (1958-1970). L’affaire évolue vers une entreprise personnelle en Bâtiments avec 1 400 francs de capital (1971-1974) et une entreprise agricole avec l’acquisition de la propriété de Basse-Terre, à Saint-Pierre, avec pour vocation la préparation de terrains, la plantation de canne à sucre, d’arbres fruitiers, ainsi qu’une activité immobilière et foncière (depuis 1974). En 1981, une nouvelle propriété vient s’ajouter à cette propriété, le Domaine Mon Caprice, sur la Commune de Saint-Pierre (1981), propriété de la famille Kerveguen, domaine où ses aïeux, arrivés de l’Inde, ont travaillé et vécu dans des conditions précaires, en tant qu’engagés et ce jusqu’au terme de leur contrat d’engagé. Autre : Il a racheté l’Horticole de l’Anse à la suite d’une mise en redressement judiciaire de la société contrôlée alors par la Semader et l’Association pour le Développement de la Réunion (ADR, issue de l’Association des Elus Républicains, proche du Parti Communiste Réunionnais). Aujourd’hui, l’ensemble des domaines, avec sa basse-cour, compte près de 200 hectares cultivés en canne à sucre, fruitiers et pépinières. En projet : la réalisation d’une zone d’aménagement concerté (ZAC) sur Basse-Terre et, ce qui paraît abandonné, la création d’un hippodrome sur le Domaine de Mon Caprice. Administrateur malheureux de la compagnie aérienne Air Bourbon mise en liquidation (2004) ♥ Membre du Rotary Club de Saint-Pierre.

Source : Jérôme l’archiviste - Extrait de l’ouvrage Célébrités de la Réunion paru en 2009, basé sur plus de 50 000 documents et archives retraçant quarante années de la vie réunionnaise.

Publicité