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GAMALEYA Boris.

Publié le 1er janvier 2014


Gamaleya Constantin

Ecrivain, né le 18 décembre 1930 à Saint-Louis (la Réunion). Fils de Guéorgui Konstantinovitch Gamaleya dit Mikaïlovski, noble d’Ukraine, émigré de la Révolution de 1917, décédé à la Réunion, et de Claire née Técher, réunionnaise. Marié à Clélie Charline née Nosbé. École primaire des Makes et cours complémentaire à la Rivière Saint-Louis, à la Réunion. Études secondaires au lycée Leconte de Lisle à Saint-Denis et poursuite des études à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), puis à l’Ecole normale d’instituteurs d’Avignon (Vaucluse) qu’il abandonne pour retourner dans la ville universitaire d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Exilé avec l’Ordonnance de 1960 dite Debré, il en profite pour accomplir des études linguistiques, notamment de russe, à la Sorbonne à Paris Enseignant à la Réunion dans divers collèges (1955) jusqu’à son exil en Métropole, victime avec Gervais et Nelly Barret, Roland Robert, Jean-Baptiste Ponama, 270 Max Rivière, Pierre Rossolin, Jean Le Toullec, Georges Thiébaut, Joseph Quasimodo, Yvon Poudroux, de l’ordonnance du 15 octobre 1960, dite « ordonnance-Debré », réprimant les tendances séparatistes chez les fonctionnaires d’outre-mer. Sa femme, Clélie, a été également concernée par cette mesure. Un exil de douze ans du couple qu’une grève de la faim, fin 1972, interrompt en lui permettant de retrouver la Réunion où il enseigne jusqu’en 1985, avant de prendre sa retraite Il s’inscrit au Parti Communiste Français lors de ses études universitaires à Aix-en-Provence (1951) et adhère à la section réunionnaise du PCF lors d’un congrès en Roumanie (1953). Membre de l’organisation procommuniste Secours Populaire (1958). Signataire d’une motion adressée au Président de la République contre « l’immense danger que fait courir à la République le coup de force d’Alger » (18 mai 1958), précédant son engagement dans la création d’un Comité de défense de la République (22 mai 1958). Collaborateur à Témoignages, quotidien du Parti Communiste Réunionnais (PCR), dans les années 70, il publie régulièrement un “Lexique illustré de la langue créole” (1969-1976). À l’origine avec Georges Gauvin du journal ronéotypé Bardzour (1976). Membre du comité directeur du PCR, il vit mal son adhésion au communisme et démissionne du le Parti (1980). Saisi par la quête d’un plus grand sens et retiré à la Plaine des Palmistes (dès 1980), il rompt définitivement avec le marxisme pour se vouer entièrement à sa vie de famille et à l’écriture.

Autres

Membre de la Fondation Jean Albany créée en 1985 à l’initiative de Pierre Vidot, Alain Gili, Claire Karm, Daniel Rolland-Roche et Sylvie Albany Représentant de la Réunion au Conseil des langues et cultures régionales lancé par Laurent Fabius (décembre 1985) Signataire avec 115 artistes et écrivains d’une pétition du Comité de soutien au théâtre Vollard après le procès d’un fonctionnaire de la DRAC contre Emmanuel Genvrin (1999) Il a apporté son témoignage à la cérémonie du souvenir, organisé par Jacques Tillier, Pdg du Journal de la Réunion et son association Vi Souviens, en l’honneur d’Alexis de Villeneuve assassiné à Saint-Denis en 1946. Livres : Vali pour une reine morte (1973 et 1986). La mer et la mémoire. Les langues du magma (1978). Les aventures abracadabrantes de Zidor. Le volcan à l’envers ou Madame Deybassins, Le Diable et le Bondieu (1983 et 1998). Le fanjan des pensées ou Zanar parmi les coqs (1987). Piton la Nuit (1992). Lady Sterne ou grand sud (1995). L’île du Tsarévitch (1997). La Revue. Ombline ou le volcan à l’envers, texte de l’oratorio joué à Paris (18 décembre 1998). L’arche du comte Orphée ou les Ailes du Naufrage, Prix de l’océan Indien (2004). Jets d’aile Vent des origines (2005). A signaler le manuscrit Orchideus ou le pouvoir des oiseaux, ouvrage jamais édité consacré à Paul Vergès (1958). Prises de parole : « Les autres écrivains réunionnais sont encore à l’heure du dirigisme, du collectivisme, de la souffrance. Pour moi, le dirigisme doit être mis en échec. Nul parti ne doit diriger les poètes. Dans la littérature réunionnaise, il y a ceux qui obéissent à des consignes idéologiques et d’autres qui se livrent à une écriture flottante » (Quotidien de la Réunion, 18 août 2004). « Désormais pour moi Big Brother, le Grand Molloque [Moloch ?], (le chef d’un PC qui ne manque pas d’R), c’est le cauchemar. Et croyez bien que je ne surestime pas l’adversaire, régent d’une intelligentsia identitaire qui vourait arrêter l’horloge à l’heure du maloya. Je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Il y a des camarades dont l’amitié me reste chère, mais c’est le sommet qui me désole. (…) Le fanfaron mégalomane du haut de la pyramide inversée définit la politque culturelle et les intellectuels l’appliquent. (…) Alors que l’on mitonne de nouvelles assises, il faudrait bien en échafauder en faveur de la libertéde la culture pour que naisse jamais la Maison du clonage mental » (Journal de la Réunion, 19 janvier 2003).

Source : Jérôme l’archiviste - Extrait de l’ouvrage Célébrités de la Réunion paru en 2009, basé sur plus de 50 000 documents et archives retraçant quarante années de la vie réunionnaise.

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