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LORRAINE Alain

Publié le 1er janvier 2014


Né le 2 novembre 1946 à Saint-Denis (la Réunion), décédé le 20 mai 1998 à Paris. Marié. 1 enfant (Mathias). Ti’nom : le Carapate. Après des études au 449 collège de la Saline-les-Hauts, il quitte la Réunion et s’installe avec ses parents à Bordeaux (Gironde) où il effectue des études secondaires avec une formation de journaliste au Centre Professionnel des Journalistes (CPJ), à Paris. Service militaire à la Réunion Il avait rêvé d’embrasser la carrière religieuse, il sera un chrétien de gauche et un acteur résolument engagé à travers ses textes. Il débute sa carrière de journaliste en collaborant à l’hebdomadaire catholique parisien La Vie, puis Croissance des Jeunes Nations et Demain l’Afrique en compagnie de son compatriote Roland Mallet. De retour dans son île natale, il s’inscrit à l’université de la Réunion et cherche à vivre de sa plume en faisant publier ses écrits dans divers journaux locaux, notamment Croix-Sud, journal du diocèse de la Réunion dirigé alors par le Père Gilbert Aubry (1973-1977), avant d’entreprendre l’écriture de ses livres. Il a été rédacteur en chef de Témoignage Chrétien de la Réunion et de Fanal, organe du Parti Socialiste. Livres : Tienbo le rein et beau visage cafrine sous la lampe, une « poésie militante de gauche » (1976). La Part de l’eau (1977). Les chrétiens du désordre (1979). Sur le black. 1, Dieu des ravines (1990). Dehors est un grand pays (1993). Jeamblon ou les petites libertés (1996). Une communauté invisible, en collaboration avec Wilfrid Bertile (1996). La Réunion, île de mille parts, en collaboration avec le photographe Philipe Dupuich (2001) Fervent autonomiste, il participe pendant quelques années au groupe Témoignage Chrétien de la Réunion rassemblant une dizaine de prêtres progressistes contestataires dans l’île — notamment le Père Reynolds Michel — et collabore à leur périodique comme rédacteur en chef.

Prise de parole

« A la fin des années 50, j’ai fait partie de cette émigration familiale qui quittait une société quasiment coloniale dans l’espoir de s’intégrer à la France mythique, fille aînée de l’Eglise et héritière des Lumières. Pour ces migrants d’une certaine terre promise, Il y eut forcément un choc brutal et néanmoins fertile dans la confrontation de ces deux mondes », (Lettre envoyée à un organisme citée par le Journal de la Réunion, 21 décembre 2003). Distinctions : Lauréat du Prix des Mascareignes décerné par l’Association des écrivains de langue française (ADELF), pour son ouvrage Tiembo le rein (1976). Il a donné son nom à une école de Saint-Denis et de la Possession.

Source : Jérôme l’archiviste - Extrait de l’ouvrage Célébrités de la Réunion paru en 2009, basé sur plus de 50 000 documents et archives retraçant quarante années de la vie réunionnaise.

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