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MOREAU Régis

Publié le 1er janvier 2014
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Directeur de société, né en 1959 à Saint-Benoît (la Réunion). Fils de Paul Moreau et de Renée née Hubert. Marié. 2 enfants. [Filiation : Le premier Moreau est arrivé à la Réunion vers 1850 pour y faire souche. Fils du sénateur Paul Moreau décédé et neveu de l’ancien maire de Saint-Benoît, David Moreau. Frère de Daniel, industriel, membre de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Réunion et homme politique]. Scolarité au lycée Levavasseur à Saint-Denis de la Réunion jusqu’au baccalauréat. Études supérieures à Montpellier (Hérault) et obtention d’un DESS d‘économie agroalimentaire Volontaire de l’Aide Technique (VAT) à la Société Bourbonnaise Agricole (SBA), affecté à la ferme Corail à Saint-Leu (jusqu’en 1987). Directeur de la Coopérative de vanille à Bras-Panon, poste laissé vacant par son père, Paul, à la suite de son élection comme sénateur. Il participe à la création de la Compagnie des arômes alimentaires de Bourbon (1990), directeur (1992- 1995). Il quitte la coopérative en faillite pour créer la SREX, importateur de vanille et UR2, une coopérative bis dont 90% du chiffre d’affaires provient du tourisme. Adminstrateur de Royal Bourbon Industries ♥ Membre du Rotary Club de Saint-Denis Bourbon, membre de la commission Action Professionnelle (2008-2009). MOREL Alix. Avocat à la retraite, né le 12 mai 1933 à Saint-Denis (la Réunion). Fils de Léon Morel et de Noëlie née Pépin. Divorcé d’Andrée née Toitot. 2 enfants (Jean-Jacques, Sandrine). Études au lycée Leconte de Lisle à Saint-Denis de la Réunion, puis au Petit séminaire de Cilaos. Quatre années à la Faculté de droit de Paris. Élève de l’Institut d’études politiques à Paris. Licencié en droit privé, en droit romain et d’histoire du droit Avocat à Paris (1957) avant de rejoindre le barreau de Saint-Denis de la Réunion (1958). Avocat à la cour d’Appel de Saint-Denis (1960), il a pris part à la défense des poseurs de bombe anti- CMRR, la couverture sociale des artisans et commerçants (mars 1984). Autre affaire médiatique : il a défendu Cazanova Agamemnon qui a tenu en haleine les forces de l’ordre de la Réunion pendant plus de deux mois après avoir été condamné à perpétuité en 1969, avoir été libéré pour bonne conduite quinze ans plus tard, il a tué son frère, blessé grièvement sa soeur, violé la femme d’un policier et entrepris une cavale (juin 1986). Au 507 cours de sa carrière, il est devenu le spécialiste du droit maritime. Il a pris sa retraite en 2000, après 43 ans de barreau, tout en continuant à collaborer au cabinet de son fils, Jean- Jacques A vingt ans, étudiant, membre du Parti Communiste Français (PCF), il vend au Quartier Latin à Paris l’organe du parti, L’Humanité Dimanche (1953). Il a même été responsable de la délégation réunionnaise à un congrès des Jeunesses communistes à Varsovie (Pologne). L’intervention des chars soviétiques à Budapest en 1956 contre la révolution hongroise provoque chez lui une prise de conscience : « J’étais tellement furieux que je suis passé d’un extrême à l’autre ». Pro-Algérie Française, en fréquentant l’Association des étudiants en droit, dite la “Corpo”, il est alors attiré par Jean-Marie Le Pen président de l’association. Rentré dans son île natale en 1958, il poursuit son combat pour l’Algérie française et contre le communisme à travers divers points de vue publiés dans la presse locale et en particulier dans Le Cri du Peuple d’Hervé Cazanove, hebdomadaire qu’il soutient financièrement. Il avouera avoir entretenu des liens étroits avec des membres de l’Organisation Armée Secrète (OAS), mouvemant clandestin en Algérie mais possédant des complicités sur tout le territoire français. Il est ensuite mandataire de Jean-Louis Tixier- Vignancour, candidat à la Présidence de la République (5 décembre 1965). “Candidat d’action locale” aux élections cantonales du 1er canton de Saint-Denis (mars-avril 1968). Membre du comité départemental de soutien à la candidature d’Alain Poher à la Présidence de la République en compagnie des avocats Marcel Vauthier, Honorat Técher, Louis Virapoullé, Hassim Hassen et Guy Arthur (juin 1969). Il publie dans Le Cri du Peuple plusieurs chapitres d’un manuscrit intitulé “Autonomie et Révolution” dans lequel il prône une « Région Autonome » (entendez par là une “autonomie bourgeoise”) pour la Réunion et règle ses comptes en abordant différents sujets comme le problème du statut, la personnalité de Michel Debré, le mot d’ordre d’autonomie, l’immigration et la mobilité (1971-1972). Dans le même périodique, il appelle à voter en faveur de Valéry Giscard d’Estaing à l’élection présidentielle (mai 1974). Délégué du Front National de Jean-Marie Le Pen (1981), il a reçu à plusieurs reprises le leader à sa villa dans les hauts de Bellepierre à Saint- Denis. Candidat aux élections législatives dans la 1e circonscription au nom du Rassemblement pour les Libertés et la Patrie, parrainé par le Front National, il voit sa profession de foi censurée par l’imprimeur et son suppléant, André Blay, le quitte avant le déroulement du premier tour du scrutin (14 juin 1981). Malgré ces péripéties, avoue-t-il avec malice, « j’ai fait 506 voix ! ». Prises de parole : « Nous sommes dans ce que l’on appelle “l’opposition nationale”. On nous annonce que la gangrène a atteint les départements d’outre-mer dont les principales mairies sont entre les mains des séparatistes. Le défaitisme bat son plein. Un Beau matin, en brossant leurs dents, les Réunionnais apprendront par la radio que l’ennemi a gagné. Les départements d’outre-mer deviendront autonomes, derniers pas avant la culbute. C’est ainsi dit-on que l’on libère les colonies du joug du colonialisme. C’est ainsi que l’Afrique meurt », (Le Cri du Peuple, 3.06.1965). « Il y a trente-cinq ans, un avocat était un homme libre. On ne tenait aucune comptabilité et l’argent encaissé allait directement dans notre poche. On avait des amis aux impôts et ils nous demandaient ce qu’on voulait payer… Maintenant l’avocat n’est plus libre du tout, c’est un fonctionnaire » (Quotidien de la Réunion 11 septembre 1995).

Source : Jérôme l’archiviste - Extrait de l’ouvrage Célébrités de la Réunion paru en 2009, basé sur plus de 50 000 documents et archives retraçant quarante années de la vie réunionnaise.

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