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860 000 habitants à la Réunion en 2020

Publié le 4 décembre 2020
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Il naît 2,38 enfants par femme sur l’île, où l’espérance de vie continue d’augmenter. Le point sur les derniers chiffres de l’Insee Réunion.


La population de La Réunion est estimée à 860 000 personnes au 1ᵉʳ janvier 2020. Entre 2010 et 2020, elle croît en moyenne de 3 900 habitants par an (+ 0,5 % par an). Sa croissance reste plus dynamique que celle de la métropole (+ 0,3 % par an), mais est nettement plus faible que par le passé : + 1,8 % par an entre 1990 et 1999 et + 1,5 % par an entre 1999 et 2009. 

13 200 bébés sont nés à La Réunion en 2019. Depuis le pic des années 2007 et 2008 avec près de 15 000 naissances, il naît un peu moins de bébés : en moyenne 14 100 par an entre 2009 et 2015 et 13 500 entre 2016 et 2019. Cette baisse des naissances à La Réunion résulte de celle du nombre de femmes en âge d’avoir un enfant (âgées de 15 à 50 ans). Elle n’est pas liée au comportement de fécondité des mères. Au niveau national, la baisse du nombre de naissances s’explique davantage par celle de la fécondité.

Par ailleurs, 5 100 décès sont survenus en 2019.Ils se situent à un niveau élevé en comparaison de la décennie 1990 (3 400 décès par an en moyenne). En effet, les générations nombreuses du baby-boom des années 1950 à La Réunion arrivent à des âges plus élevés, où la mortalité est plus forte.

La fécondité des femmes réunionnaises reste élevée

Avec 2,38 enfants par femme, la fécondité est nettement plus élevée à La Réunion qu’en métropole (1,84). Elle est même la plus élevée des départements français, après Mayotte et la Guyane et juste devant la Seine-Saint-Denis et le Val-d’Oise. Elle reste stable depuis le début des années 1990, alors qu’elle baisse au niveau national depuis 2011.

Les Réunionnaises ont leurs enfants plus tôt qu’en métropole : en 2019, l’âge moyen à la maternité s’élève à 29,0 ans, soit 1,8 an de moins. Mais comme au niveau national, les mères réunionnaises d’aujourd’hui mettent leurs enfants au monde plus tard que leurs aînées : au début des années 1990, elles accouchaient en moyenne à 27 ans.

En 2019, 230 bébés sont nés de mères mineures, soit 1,7 % des naissances. Cette part reste cinq fois plus élevée qu’en métropole. Au début des années 2000, les naissances issues de mères mineures étaient plus nombreuses : environ 600 par an, soit 4,5 % des naissances. 

L’espérance de vie augmente

L’espérance de vie à la naissance progresse en 2019 pour les hommes (78,5 ans) ainsi que pour les femmes (84,7 ans). En métropole, l’espérance de vie reste plus élevée, de 1,3 an pour les hommes et de 1,0 an pour les femmes. Au début des années 1950, les écarts d’espérance de vie entre La Réunion et la métropole étaient bien plus marqués : 16,5 ans pour les hommes comme pour les femmes.

En lien avec la tendance à la hausse de l’espérance de vie, la population réunionnaise vieillit : en 2020, 18,8 % de la population réunionnaise a 60 ans ou plus, contre 9,5 % vingt ans plus tôt. Elle reste cependant jeune par rapport à la métropole et aux Antilles : ainsi, les moins de 20 ans forment 36 % des habitants de l’île et sont encore près de deux fois plus nombreux que les seniors. En métropole, les seniors sont presque aussi nombreux que les jeunes (27 % de la population contre 29 %).

Focus sur les décès

Les décès sont plus nombreux chez les hommes : en 2019, 2 800 hommes sont décédés, contre 2 200 femmes. L’écart de mortalité entre hommes et femmes est plus marqué à La Réunion qu’en métropole. Les hommes meurent aussi plus jeunes : la moitié des hommes réunionnais avaient moins de 70 ans au moment de leur décès en 2019, contre 81 ans pour les femmes. En effet, alcoolisme, tabagisme et accidents sont plus fréquents chez les hommes et augmentent leur risque de décéder prématurément.

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