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Départs, retours : les derniers chiffres de la mobilité

Publié le 19 avril 2021

18% des Réunionnais vivent hors de la Réunion, contre 37% des Antillais. Contrairement aux natifs des autres DOM, les Réunionnais ne sont pas plus mobiles en 2017 qu’en 1990. Le diplôme demeure la première clé de l’insertion professionnelle, davantage qu’une installation en France métropolitaine. Découvrez l’essentiel de l’étude sur les migrations des natifs des DOM publiée dans Insee Première du 19 avril 2021


Les natifs des Antilles, de Guyane et de Mayotte quittent plus souvent leur région natale que les Réunionnais

En 2017, un tiers des natifs des Antilles, de Guyane et de Mayotte âgés de 15 à 64 ans vivent dans une autre région française, soit une part comparable à celle des régions métropolitaines les plus proches de la région parisienne. À l’opposé, les natifs de La Réunion sont, en France, ceux qui vivent le moins souvent hors de leur région de naissance (18 %).

À La Réunion, les jeunes quittent moins fréquemment leur région de naissance : entre 21 et 29 ans, seuls un quart des natifs vivent en métropole. C’est moins qu’aux Antilles, malgré une offre de formation assez semblable ; les Antillais ont un réseau ancré de plus longue date en France métropolitaine, notamment en région parisienne, ce qui peut favoriser leur mobilité. Par rapport aux jeunes Guyanais et Mahorais en revanche, les jeunes Réunionnais bénéficient de formations d’enseignement supérieur plus nombreuses et diversifiées dans leur région.


Les populations d’outre-mer quittent leur région de naissance plus souvent que par le passé, sauf dans le cas de la Réunion

Contrairement aux natifs des autres DOM, les Réunionnais résidant en France ne sont pas plus mobiles que par le passé : 18 % d’entre eux vivent en France métropolitaine en 2017, contre 19 % en 1990.


Ceux qui vivent hors de leur région de naissance sont plus souvent diplômés que ceux qui y sont restés

La poursuite des études ou la recherche d’un emploi sont les principales motivations des départs vers la France métropolitaine. En raison d’un niveau de diplôme plus élevé, les jeunes natifs quittant leur région sont bien plus souvent en emploi que les jeunes natifs restés sur place, plus encore dans les DOM qu’en France métropolitaine.

Le diplôme demeure la première clé de l’insertion professionnelle des jeunes natifs des DOM, davantage qu’une installation en France métropolitaine. La grande majorité des jeunes natifs des DOM vivant en dehors de leur région natale sont en emploi, une fois leurs études terminées : plus de 70 % pour les Guadeloupéens, Martiniquais et Réunionnais.


Les retours se font autour de la trentaine, un peu plus tôt pour les femmes que pour les hommes

Dans les cinq DOM, les retours sur le lieu de naissance sont plus fréquents que dans les autres régions françaises. À partir de 35 ans, la part des natifs d’outre-mer vivant hors de leur région natale diminue avec l’âge, alors qu’elle reste stable pour les natifs de France métropolitaine. Être éloignés du cadre de vie natal et des attaches familiales leur coûte probablement davantage.

Ceux qui sont partis et revenus s’insèrent plus facilement sur le marché du travail. Ils sont en effet plus diplômés que ceux qui sont restés ; mais, à diplôme identique, les écarts d’accès à l’emploi s’atténuent. Une mobilité permet à une partie des jeunes les moins diplômés une meilleure insertion professionnelle.


Lorsqu’ils changent de région en France, seuls les natifs de Mayotte sont nombreux à se tourner vers un autre DOM plutôt que vers l’Hexagone : 16 % d’entre eux résident à La Réunion.

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