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La grande Histoire de l’aviation à la Réunion

Publié le 25 juin 2021

Du 1er vol héroïque Paris-Réunion en 1929 à l’ouverture de lignes internationales, l’histoire de l’aviation sur l’île se conjugue avec les appareils qui ont foulé la piste de Gillot : Farman, DC4, Super Constellation, Boeing 707 et 747, Concorde, A380. Passage en revue en 30 photos historiques.

Lire aussi : L’aéroport de Gillot d’hier à aujourd’hui (30 photos)


Roland Garros, héros de la Première Guerre mondiale né à la Réunion. Lire aussi : www.reunionnaisdumonde.com/magazine/1001-celebrites/qui-etait-roland-garros-1888-1918


Sources : www.acrg.re , Alain Dupuis, Iconothèque historique de l’océan indien


En novembre 1929, le premier avion atterrit à la Réunion après un raid de 24 étapes à travers l’Afrique en passant par Madagascar soit 11 jours de vol réel à une vitesse moyenne de 162 km/h.


Arrivée à sa première destination, Tananarive, Goulette et ses compagnons ont l’intention de pousser plus loin au moins jusqu’à la Réunion en transportant du courrier. A son arrivée à Tananarive, Goulette adresse un télégramme à la Réunion : “Faire préparer sur le terrain un cercle de 20 m de diamètre et de 1,25 m de large. A l’arrivée de l’avion, allumer un feu de paille humide afin de faire beaucoup de fumée épaisse pour donner un point de repère remarquable à l’atterrissage”.


Le 26 novembre, l’équipage parcourt pour la première fois en 5h30 de vol les 800 km qui séparent Madagascar de La Réunion. « l’Explorateur Grandidier » un paquebot des Messageries Maritimes s’est positionné sur sa route pour lui permettre de corriger sa dérive. A 8h25, alors que Marcel Goulette est sur le point d’abandonner et d’ordonner le retour vers Tamatave, René Marchesseau aperçoit la vapeur du paquebot.


Le Piton des Neiges apparaît à l’horizon. Le Farman touche terre à hauteur de la Pointe-des-Galets. Il remonte vers Saint-Denis et l’équipage aperçoit la bande aménagée par les Travaux Publics au lieu-dit Gillot sur la propriété de M. Payet. L’atterrissage est scabreux mais l’avion est intact.


L’équipage atterrit à 11h20 à La Réunion, au lieu-dit « Gillot » où une foule s’est massée pour l’accueillir. Gillot n’est alors qu’un espace vaguement dégagé, bordé de filaos, pour permettre l’atterrissage de l’appareil. Le lieu-dit tient son nom de Gillot L’Etang, premier propriétaire des lieux, magistrat, maire de Sainte-Marie de 1879 à 1881.


L’appareil, un Farman, se pose dans un champ de la propriété de Gillot, aménagé pour l’occasion, avec à son bord les aviateurs Goulette, Marchesseau et Bourgeois.


A partir de 1933, le site est utilisé par l’aéro-club Roland Garros et sera communément appelé « Gillot » (lire aussi : www.reunionnaisdumonde.com/magazine/actualites/l-aeroport-de-gillot-d-hier-a-aujourd-hui-20-photos/). Fondé à La Réunion en 1933, l’aéroclub Roland Garros est le 3ème plus ancien de France.



C’est donc à Gillot que l’histoire de l’aviation à La Réunion a commencé. La Possession, Pierrefonds et même Champ-Borne à Saint-André n’arriveront jamais à le détrôner.

1933 : Escadrille au départ de la première liaison La Réunion - Maurice

Le 10 septembre 1933, Maurice Samat et Paul Louis Lemerle réalisent la première traversée Réunion-Maurice sur le Potez 43. L’avion se pose au lieu-dit Mont-Choisy. Deux mois après, avec l’escadrille de l’Amitié composée de 3 avions, Jean Hily réalise la première liaison aéropostale entre les deux îles.

L’Avionnette et un Potez sur la plage de la Saline vers 1937. © Gérard Ethève

Certains audacieux comme Frédéric Adam de Villiers, se lancent dans la construction amateur : cf. « l’Avionnette » achevée en 1937.


Au cours des années 30, plusieurs pilotes négociants en sucre, tels qu’Armand Adam de Villiers et Emile Hugot, tracent leurs pistes privées à Grand-Bois, à La Plaine des Cafres et à Saint-Joseph. Cette multiplication des plateformes favorise l’engouement du public qui vient assister aux meetings aériens dominicaux, en train spécialement affrété.


Le 28 décembre 1936, les membres de l’ACRG accueillent sur leur terrain de La Possession un Farman 199 Lorraine baptisé «  Roland Garros ». Ce deuxième raid France-Réunion confirme qu’une liaison aéropostale régulière est possible.


Avant la seconde guerre mondiale, La Possession est préféré à Gillot. Lire aussi : www.reunionnaisdumonde.com/magazine/actualites/a-l-epoque-ou-la-possession-etait-une-piste-d-aviation/


Il faut attendre l’après Seconde Guerre mondiale pour voir le trafic commercial aérien se développer grâce à des avions comme le DC4, le Constellation ou le Boeing 707.

1946 : Premier DC4 à Gillot
1946 : Premier DC4 à Gillot



La grande époque du Super Constellation (années 50-60) :







Ambiance de départ dans les années 60 à Gillot devenu un véritable aéroport



38 000 passagers en 1965, plus de deux millions en 2018, l’aéroport Saint-Denis Gillot devenu en 1994 Réunion Roland-Garros n’a cessé depuis 1945 de courir derrière la progression du trafic.


Base aérienne de La Possession dans les années 50-60.



1967 : 1er vol commercial à la Réunion pour le quadriréacteur Boeing 707. La foule enthousiaste envahit la piste.


20 octobre 1976 : 1er Concorde à la Réunion avec la venue du Président de la République Valérie Giscard d’Estaing, attendu sur le tarmac de l’aéroport de Gillot par 70 000 personnes venues admirer le spectacle.


Malheureusement c’est précisément cet avion (F-BTSC) qui s’est écrasé à Gonesse le 25 juillet 2000. A cinq reprises, le Concorde s’est posé à Gillot.


Ce n’est qu’en 1993 que les vols se font directement vers la métropole, sans escale, grâce à la mise en service de la piste longue de l’aéroport. 


2009 : Un Airbus A380 se pose pour la première fois à la Réunion (photos : Serge Gélabert)



Sébastien Nativel, pilote démonstrateur du Rafale (cliquer pour lire son interview)


Sources : www.acrg.re , Alain Dupuis, Iconothèque historique de l’océan indien


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