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Les grands cyclones : Jenny 1962 (photos inédites)

Publié le 30 novembre 2021

Au-delà du bilan humain (37 morts – 16 000 sans abris), Jenny a marqué les mémoires réunionnaises par la soudaineté et la violence de son passage. Il a surpris une île qui n’était pas préparée ni même prévenue. Premier cyclone à être officiellement baptisé, Jenny annonce un changement dans la prise en compte des alertes par la suite.

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Sélection réalisée à partir des photos postées par les membres du Groupe Facebook Réunionnais du monde - Remerciements photos familiales envoyées par Alain Lebègue et Henri Faivre au site Réunionnais du monde


La presse l’a qualifié de : "monstre, de bombe atomique, de mauvais Jenny, de garce…" Le 28 février 1962, c’est sur une île à peine prévenue qu’arrive le météore Jenny. Il fond si vite que la population n’aura pas le temps de se mettre à l’abri.


Dans l’océan Indien, les rares postes d’observation ne relèvent pas encore la position et l’importance des cyclones. Formé vers Diego Garcia le 25 février 1962, Jenny descend droit sur Maurice et La Réunion à la vitesse exceptionnelle de 35 km/h. Quand l’île Maurice est placée en alerte à 4 heures du matin, à la Réunion rien n’est encore signalé.


Aucun des signes habituels observés par les anciens avant les tempêtes n’a été aperçu. Dans la mer, pas de rouleau qui frappe la côte violemment, pas de vent chaud irrégulier ; pas de halo autour de la lune ou du soleil pendant ces derniers jours ; pas de ciel flamboyant non plus au lever et au coucher du soleil. Personne n’a remarqué si la veille les animaux se terraient et restaient silencieux ou si l’air était chaud et lourd.


Lorsque le 28 février 1962 à 7h30, la RTF diffuse le bulletin météo, il est déjà trop tard. Les Réunionnais sont partis au travail. Les pêcheurs sont en mer. Une chance que les écoles soient encore fermées, la rentrée est fixée au 1er mars.


Le cyclone Jenny porte un vent de 250 km/h et des rafales atteignant les 280 km/h. Le météore traverse l’île en moins de 2 heures s’éloignant aussi vite qu’il est venu. En deux heures, il dévaste entièrement la Réunion et provoque 37 morts, plus de 150 blessés et 16 000 sans abris.

L’antenne de radio RTF au Barachois avant sa démolition par Jenny (voir d’autres photos de la Réunion des années 50)

Le pylône métallique du Barachois, antenne de la radio, s’est effondré. Plus aucune émission radio n’est possible.


Un spectacle de désolation : maisons démolies, toits arrachés, vitres éclatées, arbres et véhicules renversés. Les locomotives et les wagons du chemin de fer (qui fonctionnaient encore à cette époque) n’ont pas résisté à la tempête.


La côte est la plus touchée. Un véritable raz-de-marée a frappé le littoral fracassant les barques jusque dans le petit port de Saint-Benoît. En gare de Saint-Benoît, une locomotive et 14 wagons ont été arrachés des rails. L’énorme vague a emporté le toit de l’église de Champ Borne et englouti le village des « Galets » situé entre Sainte-Anne et St-Benoit.




Saint-Paul inondé
Saint-Paul inondé

La rivière Saint-Etienne :




La rivière d’Abord :



L’église Saint-Nicolas de Champ-Borne, à Saint-André, a été totalement détruite, les paillottes et les petites cases voisines balayées par le raz-de-marée :






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