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New-York plus proche de la Réunion

Publié le 13 juin 2016 Etats-Unis

Les tarifs comme les temps de vol rendent la Grosse Pomme un peu plus accessible aux Réunionnais. En décollant en soirée de La Réunion, on est à New York en milieu de journée, le lendemain !

Dossier de Kévin Bulard ([email protected]) publié dans Le Quotidien du dimanche 12 juin 2016


XL Airways avait communiqué sur le billet Réunion-New York à 1000 euros. Air France prépare la riposte. Dans un premier temps, la compagnie inaugure sa nouvelle liaison entre les aéroports d’Orly (où atterrissent ses passagers réunionnais) et John Fitzgerald Kennedy. En épargnant le transfert vers Roissy-Charles de Gaulle, elle raccourcit et simplifie l’escale parisienne.

Le premier vol commercial entre Paris et New York, inauguré il y a 70 ans, durait 23h45 ! Aujourd’hui, la ligne qu’Air France vient d’inaugurer entre Orly et JFK affiche un temps de vol de 8h40 à l’aller et 7h20 au retour. En décollant de La Réunion à 21h15, on arrive à New York à 13h30 heure locale (décalage horaire de 8 heures).

Au retour, il faut prévoir une escale de quelques heures à Orly. Air France vient de rénover son salon (330 places). Pour se reposer, prendre une douche, la compagnie souligne que les chaînes hôtelières de type Ibis, etc., présentes aux abords de l’aéroport, proposent des chambres à l’heure.

+ d’infos : www.reunionnaisdumonde.com/r/1/Amerique-du-Nord

Des Réunionnais à New York


Les Réunionnais qui vivent à New York - comme ceux qui s’y rendent en touristes - plébiscitent l’énergie de la ville, son grain de folie, mais aussi la facilité avec laquelle elle adopte les cultures de ceux qui l’ont faite, Européens, Asiatiques, Africains, Latino-Américains... Ce qui rappelle aux expatriés leur île de l’océan Indien.

Manu Payet (acteur dans le film « Nous York ») n’est ni le premier, ni le dernier Réunionnais à arpenter les rues de New York. Un autre célèbre ambassadeur de La Réunion - le Gouzou - en a colonisé les murs. Au prix fort pour son créateur, Jace, qui a dû s’acquitter d’une amende en bonne et due forme, dressée par la police. Aujourd’hui, on le paye pour peindre le Gouzou, mais à l’époque, le street art laissait les autorités de marbre.

Les Réunionnais installés à New York ne tarissent pas d’éloges sur leur ville d’adoption (voir à ce sujet leurs témoignages sur le site Réunionnais du Monde). Nikola Chapelle, par exemple, qui a répondu à nos questions par mail. Ce « sound mixer » (ingénieur du son pour le cinéma et la télévision) y a suivi sa quatrième année d’études en audiovisuel, puis il est resté pour un stage.

Il se félicite qu’on lui ait laissé sa chance, sans a priori : « En France, nous exigeons de nos jeunes diplômés une grande expérience avant de pouvoir postuler pour un job. Aux États-Unis, leur modèle économique a toujours misé sur les jeunes. Il suffit de voir les exemples de la Silicon Valley, avec des multimillionnaires à 21 ans... Quand j’ai commencé à postuler pour des postes d’ingénieur du son dans un anglais approximatif et sans grande expérience du terrain, les gens me demandaient en premier si j’étais capable de faire le boulot ».

Il ajoute que « New York, ce n’est pas les États-Unis. La multi-culture est une grande force de New York. C’est une bonne plate-forme pour développer des contacts autour du monde. Je bosse maintenant avec beaucoup de personnes différentes sur les cinq continents grâce à mes rencontres à New York ». Parmi les membres de la diaspora, il n’a pas « eu la chance de rencontrer beaucoup de Réunionnais, mais par le plus grand des hasards, la comptable de la compagnie qui me sponsorise est réunionnaise. Ce qui permet de retrouver notre culture lors de soirées. J’ai aussi pu croiser grâce à mon travail la top model réunionnaise Pauline Hoarau ».

Dossier de Kévin Bulard ([email protected]) publié dans Le Quotidien du dimanche 12 juin 2016


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