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ValoPlastic : les déchets plastiques sont des ressources

Publié le 14 janvier 2021
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Développé sur l’île, ce brevet offre une solution innovante à l’échelle internationale. Porté par la PME réunionnaise Empreinte Urbaine en partenariat avec les universités de la Réunion et de Montpellier, ValoPlastic a pour ambition de transformer les déchets plastiques en ressource dans le domaine de l’habitat. Pour obtenir les financements nécessaires, une candidature est en cours à l’appel à projets de La Fabrique AVIVA où les votes du public ont une part très importante. Soutenir le projet « ValoPlastic » ne vous prendra que quelques minutes, il vous suffit de cliquer sur le lien : www.lafabriqueaviva.fr , de créer votre compte et de mettre vos 10 votes en soutien à ce projet !


Empreinte Urbaine développe actuellement un projet consistant à réduire de manière drastique et rapide le problème d’enfouissement et d’exportation des déchets plastiques sur l’île de La Réunion au travers du développement d’un procédé innovant, permettant leur recyclage direct pour la fabrication de produits variés à destination de l’habitat local. Le projet ValoPlastic propose de démontrer qu’« écologie » peut rimer avec « économie circulaire » et « compétitivité ».

Pour Mickaël Joannet, gérant d’Empreinte Urbaine aux Avirons, "nous sommes tous concernés par le problème de la pollution liée aux plastiques. Ce déchet pollue nos océans et nos terres, il ne cesse de s’accumuler, et se trouve déjà dans nos organismes ! Si la limitation de leur utilisation semble être la voie à privilégier, cette dernière ne résoudra pas à court terme les problèmes. A la Réunion, nous sommes en train de déposer un brevet d’invention pour une solution innovante et unique à l’échelle internationale sur le traitement des déchets plastiques. Notre projet est le seul à avoir été sélectionné pour l’île de La Réunion par La Fabrique AVIVA !"

Voter ici : www.lafabriqueaviva.fr avant le 9 février 2021 à midi

Banc 100% recyclé à Saint Gilles les bains (Empreinte Urbaine)

Que deviennent les déchets plastiques à la Réunion ?

Si des filières de collecte des déchets plastiques ont été créées dans divers pays dont la France, hormis le PET (bouteilles d’eau minérale), peu de plastiques sont recyclés, car jugés peu rentables. Ils finissent souvent par être incinérés contribuant à l’effet de serre par libération de carbone fossile dans l’atmosphère. A la Réunion, la majorité des déchets plastiques collectés incluant ceux collectés dans la poubelle jaune sont enfouis dans le sol, faute de filières de recyclage. Une autre partie de ces déchets quitte l’île par conteneurs pour le territoire asiatique. Une voie de traitement qui atteint ses limites car ces pays refusent tour à tour d’importer tous ces déchets dans l’objectif de les recycler.

Cette situation critique produit un triste héritage pour les générations actuelles et futures et n’est plus acceptable. D’ailleurs, les décharges réunionnaises auront atteint leur seuil de saturation en 2023. Conformément à la loi sur la transition énergétique qui prévoit une réduction de 50 % des déchets enfouis pour 2025, il faut créer de nouvelles voies de valorisation s’appuyant sur des initiatives innovantes, rentables économiquement. Notre projet s’inscrit dans cette démarche.

Escalier en plastique 100% recyclé sur le ponton du Colosse à Saint-André (Empreinte Urbaine)

Il convient de ne plus regarder les plastiques après-vie comme des déchets, mais plutôt comme une ressource : dans les espaces extérieurs, le secteur du bâtiment, pour la réalisation de terrasses, de clôtures ou de mobilier urbain. L’objectif est aussi de développer une nouvelle gamme de produits réunionnais grâce à l’association des plastiques recyclés avec des matières locales (fibres végétales, poudre de basalte…). A La Réunion, la très grande majorité des matériaux entrant dans le bâtiment collectif ou individuel sont importés. Le recyclage des plastiques au travers des applications potentielles susmentionnées permettrait de réduire cette dépendance.

Dans notre projet, nous souhaitons développer un procédé original mettant à profit les propriétés physicochimiques des plastiques. Ce procédé original en cours de dépôt de brevet est simple à maîtriser et économique. Il est moins énergivore que la voie thermique et est plus écologique que la méthode chimique car il n’induit pas d’émission de COV. La méthode que nous proposons peut être modulée pour être soit exclusive d’un type de plastique soit universelle autorisant un traitement indifférencié évitant ainsi tout tri préalable.

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