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Crash de l’A310 de Yéménia : les familles comoriennes réclament toujours la vérité

Publié le 2 juillet 2010 Comores

Le gymnase Bertrand Dauvin situé dans le 18e arrondissement de Paris a servi de cadre à l’organisation d’une cérémonie religieuse à la mémoire des victimes du crash de l’A310 de Yemenia Airways survenu au large des Comores le 30 juin 2009. Pour rappel, 152 passagers dont des comoriens, des franco-comoriens, français, Yéménites et autres ont péri et une seule rescapée, Bahia Bakari a survécu.

Bahia Bakari en compagnie de son père, a pris part à la cérémonie organisée par l’association Lumière des Comores de France. Des personnalités comoriennes et françaises ont honoré la cérémonie dont l’ambassadeur des Comores en France, le député de Seine Saint-Denis de surcroit président du groupe d’amitié France-Union des Comores, le conseiller général de La Courneuve et bien d’autres personnalités notamment des anciens ministres, députés et notables comoriens.

Pour les organisateurs, près de mille personnes étaient attendues à cette cérémonie en vue d’exprimer encore une fois par leur présence le désarroi de la communauté comorienne de France, face à ce drame le plus meurtrier de l’histoire des Comores. Selon Salim Hadj Himidi, ancien ministre des affaires étrangères que HZK-Presse a interrogé en marge de la cérémonie, dira en substance que « cette cérémonie témoigne la volonté des deux communautés à s’unir pour deux choses : les familles des victimes souhaitent que les enquêtes en cours aboutissent pour qu’on connaisse les causes de l’accident, d’une part, et que les indemnisations interviennent rapidement, d’autre part ».

Après la lecture du saint coran et le mot de remerciement, place aux discours. Intervenant au nom de la partie comorienne, Abdallah Mirghane, ambassadeur des Comores en France, a exprimé ses regrets par rapport au retard qu’accuse l’enquête. L’ambassadeur Mirghane a salué par ailleurs « les efforts consentis par les parties concernées afin d’accompagner les familles des victimes qui endurent des souffrances morales, matérielles et physiques ». Toutefois, il ne manquera pas de démontrer l’ouverture des autorités comoriennes dans le secteur afin que les opérateurs apportent des solutions appropriées.

Pour la partie française, le député de la Seine Saint-Denis et président du groupe d’amitié France-Union des Comores, M. Daniel Goldberg, il a passé en revue les actions initiées et déjà présentées à l’assemblée nationale française dans sa session extraordinaire du 1er au 8 juillet 2009, soit une semaine après le crash et qui s’articulent autour de 4 propositions : les mesures de soutien aux familles des victimes, des disparus, l’enquête, la desserte aérienne entre Paris, Marseille, Dzaoudzi et Moroni et enfin le retour des familles françaises et franco-comoriennes qui se trouvaient l’été dernier aux Comores.

D’où l’engagement du secrétaire d’Etat français aux transports à s’occuper désormais du dossier pour que les concitoyens puissent voyager dans d’excellentes conditions. Il saisira encore le même secrétaire d’Etat le 23 juin passé pour se plaindre notamment des conclusions de l’enquête. Dans sa lettre requête il rappellera clairement au secrétaire d’Etat au transport que « l’implication forte de la France dans la recherche de la vérité est une nécessité ». Pour les familles des nombreuses victimes franco-comoriennes qui ont péri en embarquant « à l’origine de leur voyage sur le sol français ».

Autant dire que depuis le 30 juin 2009 la lumière sur les causes de l’accident est loin d’être faite, d’où la volonté affichée par les familles des victimes de France comme des Comores à aller jusqu’au bout.

La cérémonie organisée à Paris dimanche dernier est en soi « un moment de commémoration d’un événement dramatique » dira M. Stéphane Troussel conseiller général de La Courneuve venu pour la circonstance soutenir ses amis français et comoriens et endeuillés.

HZK presse

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