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Le bagne pour enfants de l’Ilet à Guillaume

Publié le 15 janvier 2012
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Dans les hauts de la rivière Saint-Denis, c’est un site historique : celui du pénitencier
pour enfants de l’îlet à Guillaume où, de 1864 à 1879, on expédia plusieurs
milliers de jeunes âgés de 8 à 21 ans pour y purger des peines de quelques jours
à plusieurs années au motif qu’ils avaient volé… pour manger ; qu’ils étaient
vagabonds… car souvent sans famille. Ces enfants, âgés de 8 à 21 ans, ont
abattu des travaux titanesques durant leur condamnation. Pendant les 15 années
de travaux de construction d’une route carrossable, à flanc de falaise de la rivière
Saint-Denis ; au cours des 8 années passées à édifier un pont d’une seule arche
au-dessus du Bras-Guillaume, des accidents eurent lieu et certains périrent.

bagne pour enfants de l’Ilet à Guillaume

La première difficulté à vaincre réside dans l’absence d’eau sur le plateau. De 1865 à 1866, les enfants travaillent donc sur la réalisation d’un canal en bois de petite natte d’une longueur de 1 800 m, amenant l’eau du bras Citron jusqu’au plateau habité et cultivé. Les enfants travaillent également à la construction d’une route carrossable (lorsque les Spiritains seront contraints de quitter le site, il ne manquera que 400 m à achever, on estime qu’au moins 9 enfants sont morts durant les travaux). 

Quant au pont suspendu dont la construction a duré 7 ans, il sera détruit par des cyclones successifs. Les enfants construisent un village (chapelle, magasins et pénitencier) et développent les cultures maraîchères. En 1878, l’exposition universelle de Paris accorde une médaille pour les productions de l’Ilet à Guillaume. 

Ils
sont vraisemblablement une douzaine de petits bagnards enterrés dans le
cimetière de l’ancien pénitencier pour marmailles de l’îlet à Guillaume.

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