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Le rêve parisien livre de mon ami Fred Mussard - roman insulaire picaresque !

Publié le 4 août 2009

Jean Fred Mussard est un grand écrivain réunionnais. Ancien instituteur, il est professeur. Il écrit par passion et je souhaite de tout coeur que tous les Réunionnais du monde et toutes les personnes amoureuses de la langue de Molière, de Hugo et de Lamartine s’interessent à ses livres...Il en est à son 6ème, mais il a déjà plusieurs manuscrits en attente....

Le REVE PARISIEN DE FRED MUSSARD

Fred, je te félicite encore une fois pour « le Rêve parisien », ton dernier-né, qui se vaut tant par la qualité des différentes péripéties qu’il regorge mais aussi et surtout par la qualité de son écriture qui reste fluide, comme celle de tous tes autres livres. Je suis encore une fois ravi qu’un Réunionnais puisse mettre en avant ses qualités littéraires toujours dans cette langue magnifique qui est la langue de notre nation française.

Hormis la photo de la page de couverture, qui, pour moi, ne colle pas avec le contenu (je te conseille une image plus colorée, extrait de tableaux de grands peintres impressionnistes du XIXème-début XXème siècle, dessins ou photographies début XXème d’une maison close de l’époque par exemple) et le titre qui demande une plus grande ambition (Je te propose en tant que humble lecteur : les désillusions d’une audacieuse ou encore les aventures d’une insulaire en détresse, ou encore les abîmes d’une liberté) et mérite d’être changé, ton livre tient la route et je dirais même que, chaque expérience de ton anti-héroïne, tu pourrais la développer pour faire évoluer celle-ci, encore plus loin, vers d’autres destinées pourquoi pas européenne, africaine, américaine ou asiatique.

A travers cette autobiographie fictive du personnage féminin réunionnais d’origine très humble, (la pícara,) toutes les thématiques du roman picaresque sont en effet, enchâssées : ses aventures et ses métiers successifs, la souffrance poussée par la faim, le prix et le sacrifice d’une liberté, la recherche d’une place dans une société des trente Glorieuses au sein de laquelle, elle mène une vie parfois de marginale, et emploie tous les moyens pour subsister, l’absence chez elle de sentiments élevés, en particulier l’amour, les multiples digressions morales. Ton œuvre exprime l’idéologie de son temps (fin des années 70-début-fin du XXème siècle).

On peut compléter ces thèmes par d’autres qu’on retrouve dans ton livre : immigration/adaptation malgré elle, le divorce, l’homosexualité, l’exclusion, la marginalité, la naïveté, la société, la famille monoparentale, le suicide, la biographie, la société de consommation de masse, l’hypocrisie de la convention et d’un système, archétypes psychologues, représentations mentales la société et des relations humaines, la vision noire, de l’héroïne, régénérescence, illusions, désillusions, réveil progressive d’une conscience latente, désespoir, individualisme, solitude, délinquance partielle, survie à travers la prostitution dans un pays étranger, vulnérabilité physique mais force morale, fatalisme sociale, ascension sociale, rêve romanesques , tristes réalités, sexe,. Effectivement le parcours ressemble à celui de Moll Flanders de Daniel Defoe (histoire d’une prostituée, voleuse, qui finit par se régénérer) au XVIIIe siècle en Angleterre. Mais on peut le comparer aussi des personnages ambitieux réalistes de Balzac, de Choderlos de Laclos, de Zola (Nana), de Maupassant (Boule de Suif), de Flaubert (Madame Bovary férue de rêves romanesques qui ira de rêves en cauchemars) ou de l’Abbé Prévost.

Dans ton travail, bien que le personnage principal tente d’améliorer sa condition sociale, il échoue toujours et restera toujours picaro, c’est pourquoi la structure de ce premier roman picaresque insulaire exceptionnel est toujours ouverte à d’autres nœuds, d’autres péripéties, d’autres aventures. Les aventures racontées pourraient se poursuivre indéfiniment car l’histoire n’est pas capable d’évolution susceptible de la transformer. La critique sociale est assez présente et les thématiques de chaque chapitre pourraient être multipliées indéfiniment. L’entrée du protagoniste au service d’un élément représentatif de chacune de ces couches constitue un nouveau prétexte de critique de celles-ci. Ton anti-héroïne assiste ainsi, en spectatrice privilégiée à l’hypocrisie incarnée par chacun des puissants nantis (sa sœur, son beau-frère, ses amis, son mari etc.…) qu’elle critique à partir de sa condition de déshéritée puisqu’elle ne s’érige pas en modèle de conduite.

Bravo à toi cher ami, pour ce 6ème livre. Toi qui est polyvalent, j’attends maintenant impatiemment la sortie de ton 7ème livre et pourquoi pas toujours chez Bookédition. J’espère que tes livres connaîtront un jour des ventes explosives. Tu le mérites et continue à écrire toutes ces choses magnifiques.

Tamim K un ami qui te souhaite beaucoup de bonheur.

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