Publicité

Lucie Randoin, une biologiste à redécouvrir

Publié le 21 avril 2021

Elle fut la première biologiste à imaginer notre futur entre science et nature. Vendredi 23 avril 2021, une visio-conférence sera l’occasion de valoriser les travaux de cette scientifique oubliée et son rôle pour développer les filières du territoire entre terre et mer.


Lucie RANDOIN a fortement encouragé la farine de manioc de Madagascar comme complément alimentaire naturel mais aussi des minéraux marins capables de renforcer le calcium de coquilles d’œufs. Ses travaux en nutrition ont aidé la filière avicole de la Réunion et de l’Océan indien, car les œufs étaient beaucoup plus résistants pour les transports et les ventes. Enfin, elle a soutenu les filières de pêche en quête de produits sains et naturels. Son héritage scientifique a contribué à établir l’importance primordiale d’une alimentation naturelle et équilibrée sur notre santé.

Madame RANDOIN (1885- 1960) fut la première femme biologiste à l’Académie de médecine à imaginer notre futur entre science et nature. En s’appuyant sur l’histoire de découvreurs et de pionniers de l’Océan indien, ses travaux ont valorisé de nombreuses découvertes, en particulier le calcium organique vivant. Ce minéral, présent dans le sable coquillier, permet de fertiliser des sols et d’améliorer la recherche en nutrition-santé.

Après le décès de Marie CURIE en 1934, aucune femme n’est entrée à l’Académie de médecine avant Lucie RANDOIN. Un siècle plus tard, la place des femmes dans les institutions médicales reste congrue.

Cette visio-conférence sera l’occasion de présenter sa contribution aux compléments alimentaires naturels développés par les industries Probiomer et les pionniers Réunionnais mais aussi de lancer un appel en faveur de la conception d’un timbre à son effigie : http://chng.it/pctNCtW8

Savez-vous que les deux premiers vaccins contre le Covid-19 disponibles en Europe sont issus de deux entreprises fondées par des universitaires, BioNTech en Allemagne, créée par trois chercheurs de l’université de Mayence, et Moderna, fondée par un biologiste d’Harvard ? Avec la grande bascule de la pharmacie de la recherche chimique vers la biotechnologie, l’essentiel des nouveaux médicaments est issu en tout ou partie des travaux académiques, d’où le succès mondial de la région de Boston, aux Etats-Unis, siège d’Harvard et du MIT.

La crise sanitaire souligne un vrai besoin car la recherche pharmaceutique est aujourd’hui l’activité économique et industrielle la plus liée à la recherche fondamentale. Aucun autre secteur n’a autant besoin d’un lien fort et direct entre les entreprises et les laboratoires des universités.

A ce titre, il faut aussi encourager l’esprit d’entreprise en université, en y intégrant le prisme de l’entrepreneuriat au féminin.

C’est pourquoi la conception qu’un timbre à l’effigie de Lucie RANDOIN permettrait de nous faire voyager dans le temps et les archives pour faire le pont entre l’actualité d’hier et d’aujourd’hui. Les enjeux ont-ils tant changé ? A nous de le découvrir.

Inscription gratuite et ouverte à tous auprès de : [email protected]

Publicité