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Teddy Iafare-Gangama : son album de fonnkèr Isi Anndan

Publié le 12 février 2013 974

Artiste réunionnais, Teddy Iafare-Gangama est auteur de pièces de théâtre et de contes, mais avant tout un poète performeur qui parcourt les scènes entre deux
animations d’ateliers d’écriture…
L’artiste vient présenter son premier album de fonnkèr “Isi Anndan”, pratique déclamatoire qui n’est ni du conte, ni du slam.
Sur fond de maloya, de funk, de soul, ses textes évoquent des
souvenirs, invitent au songe ou encore pointent du doigt les malaises
de la société actuelle.
A capella ou en musique, il s’amuse à jongler avec les mots, à se
créer sa propre langue artistique, forte de néologismes et d’images.

Teddy Iafare-Gangama - portrait

Teddy Iafare-Gangama fait du fonnkèr, pratique déclamatoire qui n’est ni du conte, ni du slam. Pour lui, le fonnkèr ne s’inscrit pas dans un espace de compétition, mais dans des kabars, lieux de partage de diverses pratiques artistiques liées à la parole. Depuis 2007, à l’issue d’une formation théâtrale, le fonnkézèr décide de porter lui-même ses propres textes et de les performer sur scène. Il s’amuse à se créer sa propre langue artistique, forte de néologismes, de paraboles et d’images qui, tantôt rappellent des souvenirs, tantôt invitent au songe, tantôt pointent du doigt les malaises de la société actuelle.

Accompagné de ses musiciens (guitare, batterie, percussions, basse et chœur), Teddy Iafare-Gangama parcourt les scènes de La Réunion et d’ailleurs, joue, jongle et joute avec les mots. En 2010 et 2011, de nombreuses scènes font suite à plusieurs résidences de création. Ces expériences lui permettent de proposer en 2012 deux publications, d’abord un recueil de poésie puis un CD de 14 titres, qui est son premier album, toutes deux sous le titre de Isi Anndan.

L’artiste donne à entendre à chacun de ses concerts une quinzaine de textes. Peut-on dire que ses textes sont écrits en ternaire ? En tout cas, sa musique est éclectique et forte de ses nombreuses influences occidentales, la soul et le funk venant revisiter de temps à autre le maloya contemporain. Les textes sont déclamés. La voix grave et profonde de l’artiste donne de la force aux mots et emporte le spectateur dans son univers. Chaque scène est unique. Le propos repose sur l’écoute, l’attention du public, et la façon dont il reçoit les textes. Le spectacle se veut, plus que jamais, vivant.

L’intention en 2013 est de travailler la lumière, la scénographie, les costumes de scène, le jeu de scène et la technique vocale en vue d’une diffusion plus large dans les salles. Aussi, dans l’optique de relancer le spectacle un an après la sortie de l’album, la réalisation d’un clip est prévue, de même que la sortie en radio et sur les plateformes numériques d’un single inédit.

Contact : [email protected]

Parution de l’album jeunesse « Les Ogres de Barbara »

Teddy Iafare-Gangama - Les Ogres de Barbara

Teddy Iafare-Gangama, auteur de pièces de théâtre et de contes, développe son écriture depuis 2003 et jette alors sur le papier « Si ou té in », un de ses premiers textes, qui donnera son titre à un recueil en 2009. En 2004, “Zamal”, un texte poétique long, est adapté au théâtre, programmé par le Centre Dramatique de l’Océan Indien en 2008, puis édité en octobre 2009. Ecrit en 2005, “Dékolonant pa nou” est joué sur scène à l’ouverture du Leu Tempo Festival en 2006.

Son conte bilingue français/réunionnais, “Tigouya, lo margouya té i vé alé voir la mèr”, est distribué à une échelle nationale, et reçoit plusieurs Prix. En 2011, le spectacle connaît un vif succès et est joué plus de soixante-dix fois dans l’île et ailleurs. Ce conte, adapté au théâtre pour le très jeune public par la compagnie réunionnaise le Théâtre des Alberts, affiche complet au Leu Tempo Festival ou encore au festival Zétinsel. Son dernier album jeunesse « Les Ogres de Barbara », illustré par Solen Coeffic et publié en octobre 2012 est dans l’attente du support audio qui doit l’accompagner et dont la direction artistique a été laissée à Gérald Loricourt. L’adaptation du livre au théâtre est également envisagée.

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