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Amir Motara, assistant de français en Ontario

Publié le 9 mars 2020

Formalités, colocation, vie sur le campus… A 25 ans, ce Dionysien raconte comment il est devenu assistant de français à McMaster University, dans la ville d’Hamilton en Ontario, à une heure de Toronto et une heure des chutes du Niagara.


Pouvez-vous vous présenter ?

Amir Motara, 25 ans, je viens de Saint-Denis et je suis, diplômé d’une licence d’anglais et d’un master en sciences du langage. J’ai été intervenant en anglais dans les écoles maternelles et primaires de la commune de Saint-Denis. Mon rôle était d’initier les enfants âgés de 5 à 7 ans à la langue anglaise grâce à des activités pendant la pause méridienne. Enfin, j’ai effectué un service volontaire européen dans le secteur de la protection de l’environnement en Grèce. Lire aussi : www.reunionnaisdumonde.com/magazine/portraits-interviews/amir-motara-volontaire-europeen-en-grece (2019).

Comment avez-vous atterri en Ontario ?

Avant mon expérience de volontariat en Grèce, j’avais postulé avec le CIEP dans le but de devenir assistant de français au Canada. J’ai donc passé un entretien avec un professeur d’anglais à l’Université de la Réunion pour prouver mon niveau d’anglais. La majorité des candidats avaient postulé pour d’autres pays comme les États-Unis, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Lors de l’entretien, j’ai dû expliquer mon choix du Canada en mettant en avant ma connaissance du pays, car j’étais déjà parti en 2010 avec mes parents et en décembre 2018 pour pouvoir découvrir et tester l’hiver canadien. Je suis tombé en amour avec ce pays ; le Canada était ma première destination lorsque j’ai constitué mon dossier. J’ai reçu une réponse positive et un poste d’assistant de français à McMaster University, dans la ville d’Hamilton en Ontario.


Les départs pour le Canada sont stressants du point de vue administratif, notamment pour l’obtention du permis de travail ou du permis d’études. Dans mon cas, je devais posséder un permis d’études pour venir au Canada, car je m’étais inscrit en dernière année de licence FLE (Français Langue Étrangère).

Parlez-nous de votre travail université.

McMaster University est une université magnifique avec des étudiants venant du monde entier. J’enseigne à 130 étudiants répartis dans neuf classes de premières, deuxièmes et troisièmes années. A l’oral, mon objectif est de développer leur vocabulaire et de les préparer à l’examen final. J’évalue mes étudiants en écoutant des exposés et je dois avouer que c’est bizarre de se retrouver de l’autre côté, stylo en main pour pouvoir attribuer une note.


Où vivez-vous ?

Je vis en colocation à Hamilton dans une maison proche de l’université avec Benoît Valvo, l’autre assistant de français. Après mon expérience de colocation avec neuf personnes dans un logement, je peux vous dire que vivre à deux seulement dans une maison, c’est le paradis ! La maison est située dans un quartier très calme avec pleins d’étudiants, mais aussi proche d’un supermarché, d’un arrêt de bus. Je ne pouvais pas espérer mieux. J’ai aussi fait la connaissance de Lorraine Mathot, une doctorante de l’université qui m’a aidé à découvrir un peu plus la culture canadienne comme par exemple les matchs de hockey sur glace.


Cette expérience se termine en avril, mais c’est pour moi un pas de plus vers mon indépendance. La vie au Canada, c’est aussi la découverte des ratons laveurs qui viennent renverser les poubelles le soir tard dans la nuit, et de la vraie « fraîcheur ». Pour aller à l’université par -15°, il faut avoir un bon mental… et un bon équipement ! Nous avons eu la chance pour le Nouvel An de traverser la frontière à pied. C’est une sensation bizarre de se dire qu’on a simplement marché pour passer du Canada aux États-Unis.

Est-ce que la Réunion vous manque ?

Bien sûr il y a l’envie de rentrer sur l’île parfois, de retrouver sa famille, ses amis. Mais il faut accepter de ressentir ce mal du pays. Je remercie les nouvelles technologies qui permettent de garder le contact, mais aussi mes parents pour les colis qu’ils m’ont envoyé. Ce sont des gestes qui réchauffent le cœur !


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