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Annaëlle Hoareau, assistante à la COI à Maurice

Publié le 28 janvier 2019 Maurice

Sa mission : que la Commission de l’océan Indien bénéficie du Fonds vert pour le climat de l’ONU, pour combattre les effets des changements climatiques à l’échelle régionale. Annaëlle occupe depuis deux ans un des postes de Volontaire de solidarité internationale ouverts dans la zone à des Réunionnais. Portrait.


Pouvez-vous vous présenter ?

Annaëlle Hoareau, 25 ans. Je viens de la côte au vent : je suis née à Saint-Benoît et j’ai grandi à Sainte-Anne, les pieds dans l’eau du Bassin-Bleu. J’ai suivi une formation littéraire (bac L et classe préparatoire littéraire) à La Réunion avant d’intégrer une école de commerce à Paris. Je vis actuellement à l’Île Maurice où j’exerce une mission de Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) à la Commission de l’océan Indien (COI). Je suis assistante de la chargée de mission Environnement durable et changement climatique.

Quel a été votre parcours ?

Après mon baccalauréat à Saint-Benoît, j’ai continué mes études à Saint-Denis, avec deux années de classe préparatoire littéraire. Je me suis ensuite envolée vers Paris pour un Master de Management à l’INSEEC. Ces années de Master ont été des plus pétillantes : j’ai été amenée à travailler à la commission du tourisme et de l’environnement de Rodrigues, puis à effectuer un semestre de MBA à l’université Renmin de Chine, à Pékin. Ma plus belle expérience reste mon stage au Ephelia Resort Seychelles, complexe hôtelier respectueux de l’environnement et enclin aux projets sociaux et écologiques. Depuis bientôt deux ans, je me suis engagée sur une mission de VSI gérée par l’antenne de France Volontaires à La Réunion en partenariat avec la COI (Maurice), la Région Réunion, et soutenue par des fonds européens.

En quoi consiste votre mission de VSI ?

Mon objectif est d’accréditer la Commission de l’océan Indien au Fonds vert pour le climat afin que la région bénéficie d’une nouvelle source de financement pour ses projets visant à combattre les effets des changements climatiques. À l’heure actuelle, un premier grand pas a été fait : la COI a accédé au programme de préparation (Readiness programme) qui lui permet de bénéficier du soutien financier du Fonds vert dans le cadre de son processus d’accréditation et je m’occupe des activités de ce programme. Je participe aussi à la mise en place d’un portail régional relatif au changement climatique dans la région qui sera bientôt en ligne.


Quelles sont vos conditions de vie ?

J’apprécie de vivre à Maurice et mes conditions de vie ne sont pas tellement différentes de celles à La Réunion. Les paysages y sont aussi captivants, le climat aussi agréable. Je sillonne souvent l’île à pied ou en bus, ce qui me permet de m’imprégner des couleurs locales. De plus, je vis en colocation avec une autre VSI réunionnaise ; les journées sont donc pleines de complicité et notre île n’est jamais bien loin !

Que retenez-vous du pays jusqu’à présent ?

L’île Maurice est palpitante et sa nature gracieuse. A travers les yeux des Mauriciens, j’ai vu à quel point elle vibre de couleurs aux marchés, de chants dans les lieux sacrés et de rires à l’heure des retrouvailles. J’ai vécu de merveilleux moments et de belles rencontres sur cette île et leur souvenir me suivra toute la vie. Je retiens de Maurice qu’elle est une terre fière et complexe. Son identité est plurielle et l’exploration de ses différentes facettes prend du temps. Après deux ans, je continue à en découvrir de nouvelles.


Que vous apporte l’expérience du volontariat à l’international ?

Ce volontariat de solidarité à l’international m’apporte une expérience professionnelle passionnante et pleine de challenges ! J’ai pu plonger dans le financement climatique, ce secteur exigeant qui permet de lever des fonds pour les projets de développement durable des pays du monde entier, dont la région indianocéanique. Cette expérience m’offre la chance de m’impliquer dans l’essor économique durable de nos îles qui peuvent bénéficier de ce genre de soutien financier.

Quels sont vos projets post-volontariat ?

J’espère accomplir mes trois années de VSI avant de renouer avec mon premier amour : l’hôtellerie de luxe éco-responsable, de préférence aux Seychelles. Sa nature et ses habitants m’ont si bien accueillie ! J’aimerais révéler leur beauté aux touristes, leur prouver que le paradis existe bel et bien tout en participant activement à sa protection.

Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner aux futurs volontaires ?

Je conseille aux futurs volontaires de ne pas se compliquer la vie : cette expérience de volontariat va passer vite. Vous serez amenés à explorer un pays que vous ne connaissez peut-être pas encore et qui vous apportera son lot d’aventures. Gardez le sourire et faites-vous de bons amis !


Voir : LES OFFRES DE MISSION FRANCE VOLONTAIRE DANS L’OCEAN INDIEN

Basé sur l’île, France Volontaires propose toute l’année des missions indemnisées de 12 à 24 mois en Afrique Australe et dans l’Océan Indien. Plus de 40 Volontaires de Solidarité Internationale originaires de La Réunion sont en permanence en mission dans des pays de la zone, en appui à des structures locales œuvrant pour la coopération régionale. Sur quels postes, dans quels pays et comment postuler ? Cliquez ici pour en savoir plus : De la Réunion, France Volontaires recrute toute l’année pour l’océan Indien

D’autres infos et portraits de Volontaires réunionnais dans l’océan Indien / La page Facebook

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