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Delphine Klock, 23 ans, étudiante en histoire à Montréal

Publié le 11 août 2006 Québec Canada France Paris

Originaire du Tampon, Delphine a quitté l’île pour poursuivre des études d’histoire et rentre tout juste d’une année universitaire au Québec. Titulaire d’un Master, elle devrait intégrer un DESS ou un Magistère à Paris à la rentrée, avec pour objectif de travailler dans l’action culturelle.

Delphine Klock
Delphine, sur la côte québécoise : « Ma meilleure année universitaire est celle passée à Montréal, enrichissante à la fois humainement et intellectuellement ».

Pourquoi avez-vous quitté la Réunion ?

"J’ai toujours voulu partir une fois mon baccalauréat obtenu... Ma soeur jumelle et moi sommes parties la même année".

Quel a été votre parcours ?

"J’ai d’abord fait une première année en Histoire de l’Art à Toulouse. Ca a été la plus dure du point de vue de l’adaptation. Disons qu’elle m’a préparée à la deuxième année à Paris, que j’ai effectuée en Archéologie. J’ai validé ma licence d’Archéologie à Paris, mais je n’étais pas prête à intégrer la maîtrise. Du coup je suis entrée en licence d’histoire. J’avais abandonné l’idée de devenir Archéologue et je ne regrette pas du tout, car cette licence d’histoire m’aura permis de partir à Montréal pour mon master 1. Ma meilleure année universitaire est sans aucune hésitation celle passée à Montréal, enrichissante à la fois humainement et intellectuellement".

Quels sont vos projets ?

"Cela fait deux semaines que je suis rentrée de Montréal, ma vie est un éternel recommencement ! Mon séjour m’aura permis de mieux cerner ce que je voulais faire : travailler dans l’action culturelle en France et surtout à l’étranger. Les portes qui m’y amèneront ? Et bien des DESS, enfin je devrais plutôt maintenant dire des masters 2 professionnels ou bien un magistère de relations internationales, pour lequel j’ai posé ma candidature ! "

Qu’est-ce qui vous manque de la Réunion ?

"La certaine osmose culturelle qui y règne et pour laquelle il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en France métropolitaine, aussi et bien sûr la nature ! "

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

"Un regard nouveau sur notre île, la conscience de ce que nous y avons et le fait de me trouver, ce que je n’aurais pas pu faire je pense en restant".

Quel est votre regard sur la situation socio-économique de l’île ?

"Celui d’une dépendance vis-à-vis de la Métropole, de laquelle découlent certains avantages. Je pense que les Réunionnais sont privilégiés sur certains points, et je me considère comme une privilégiée. Venir de la Réunion m’a aussi permis d’obtenir des bourses sans lesquelles je n’aurais probablement pas pu venir étudier en France".

Avez-vous des contacts avec des Réunionnais ?

"Oui, avec ma famille bien sûr et des amis qui se sont même surnommés les "ex-ilés" en France, au Québec et ailleurs".

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

"Où qu’ils soient dans le monde, de faire connaître la culture réunionnaise. Il n’y a rien de plus beau que l’ouverture et la tolérance entraînée par un "choc culturel" (pour reprendre l’expression d’un ami québécois et dans le sens positif du terme) ! "

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