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Eric Chane Po, 32 ans, développeur Internet au Québec

Publié le 25 novembre 2005 Québec Canada

Certains font le grand saut à l’étranger sans passer par la case métropole. C’est le cas d’Eric, exilé au Québec depuis bientôt quatre ans. Tout n’a pas été facile pour ce jeune dionysien issu d’un milieu modeste. Début 2002, il répond à une offre d’immigration au Québec et voit sa candidature retenue, après des tests et un entretien à Saint-Denis. A partir de là tout va très vite. Quelques semaines plus tard, il se retrouve dans les neiges de Montréal, armé d’une solide motivation et d’un DESS Réseau Multimédia Internet obtenu à l’Université de Moufia. "Je me souviens, c’était en plein hiver, il faisait -30°", raconte-t-il. Eric participera au 1er village de la diaspora réunionnaise du 14 au 16 octobre 2009 à Saint-Denis.

Eric Chane Po

Des débuts difficiles

Les débuts d’Eric sont plutôt compliqués. Logement, santé, aide sociale, reconnaissance de son diplôme... Il galère plusieurs longues semaines et enchaîne petits boulots sur petits boulots, mais il se fait rapidement remarquer par sa ténacité au travail. “Ici, les patrons regardent assez peu les diplômes, précise-t-il. En revanche, ils ne restent pas indifférents aux gens qui aiment travailler. On fait d’abord ses preuves et ensuite on peut négocier sa carrière”.

Le choix du Québec

Aujourd’hui, Eric a enfin trouvé un poste à la hauteur de ses ambitions : “développeur” dans une PME de création de sites sur internet. Il avoue avoir failli “craquer” pendant ces semaines de galère, et plusieurs fois pensé à utiliser son billet retour. Mais les avantages qu’il retire de son expérience - l’indépendance, l’autonomie, la débrouillardise et de nouvelles méthodes de travail - ont fait pencher la balance en faveur du Québec.

Son regard sur la Réunion

"Vu d’Amérique du Nord, la réalité du monde économique et capitaliste dans lequel nous vivons saute aux yeux. Il me semble que l’économie de la Réunion se développe trop autour des grands groupes privés et de la fonction publique qui imposent leur point de vue. Les grands groupes ne laissent pas suffisamment de place aux petites entreprises ; ils devraient s’attaquer aux marchés extérieurs plutôt que d’étouffer les concurrents de l’île. Mais un bon point est le développement du tourisme vert depuis quelques années déjà".

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