Publicité

Jean-Pierre Evan, ingénieur système chez Thalès Communications

Publié le 21 avril 2006 France Paris

Jean-Pierre (ici en vacances au sommet du Piton des Neiges) est arrivé en métropole en 68 avec deux valises et quelques livres. Palmiplainois d’origine, issu d’un milieu rural, il est aujourd’hui ingénieur informatique chez Thalès en région parisienne. Il est l’heureux grand-père de quatre petits enfants.

Jean-Pierre Evan

Racontez-nous votre parcours.

"Je suis issu d’un milieu très modeste et rural à la Plaine des Palmistes. J’ai quitté la Réunion pour effectuer mon service militaire. Me sentant bien en métropole, j’ai choisi de rester et de m’y installer. Quand je suis arrivé en 1968, je rêvais de voyages et de dépaysement (Canada, Australie). Mais un doux visage avec des beaux yeux m’ont fait changer d’avis. Depuis, les yeux portent des lunettes, mais deux enfants et bientôt quatre petits enfants contribuent à mon bonheur. Anecdote : je suis arrivé avec deux valises et quelques livres, il me faudrait deux camions pour repartir".

Comment avez-vous frayé votre chemin du point de vue professionnel ?

"J’ai commencé comme technicien de maintenance informatique. J’ai décroché un DUT d’informatique en formation continue et je suis retourné à la Fac d’Orsay il y a une quinzaine d’années, pour préparer une licence. J’occupe actuellement le poste d’ingénieur en informatique en tant qu’administrateur système (Unix, Linux). Je travaille aussi à l’automatisation des installations pour des machines de développement".

Qu’avez-vous appris au cours de votre carrière ?

"Mon premier métier en tant que technicien de maintenance m’a permis de rencontrer énormément de gens, de niveaux intellectuel et culturel très différents, de l’opérateur au chef de projet, de l’ouvrier au polytechnicien... Une expérience très enrichissante. Le basculement vers le métier d’ingénieur système m’a apporté en plus de l’expérience, la confrontation avec des problèmes de plus en plus ardus, et la satisfaction de pouvoir les résoudre".

Qu’est-ce qui vous manque de la Réunion ?

"Peut-être la beauté des paysages, mais j’essaye d’en profiter quand j’y retourne. Et puis on peut en trouver d’autres ailleurs. Je ne tiens plus beaucoup au courant de l’actualité socio-économique de l’île : je me suis complètement intégré dans ma vie douillette ici. Globalement cette expérience de mobilité m’a ouvert l’esprit, a vaincu ma timidité et m’a permis d’aller de l’avant et de prendre en main mon destin".

Quels sont, au regard de votre expérience, les conseils que vous donneriez aux jeunes Réunionnais ?

"Très honnêtement, il m’est déjà arrivé d’avoir à cacher que j’étais réunionnais (ça ne plaît pas à tout le monde). Il faut être capable de s’intégrer au maximum, ne pas se lamenter, accepter le choix qu’on a fait".

Publicité