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Jérémy Abelard, chargé de soutien aux énergies renouvelables aux Seychelles

Publié le 22 septembre 2022

Ce jeune diplômé d’un Master 2 à l’Université de la Réunion vit sa première expérience professionnelle dans l’océan indien, grâce au dispositif de Volontariat de Solidarité Internationale*. Portrait.

Voir : LES OFFRES DE MISSION FRANCE VOLONTAIRE DANS L’OCEAN INDIEN


Pouvez-vous vous présenter ?

Jérémy Abelard, 24 ans. J’ai vécu la plus grande partie de mon enfance à Trois-Bassins, mais aussi dans le sud de l’île à Saint Joseph. Cela fait un an que je suis diplômé d’un Bac + 5 en Gestion de l’Energie, Master 2 de l’Université de la Réunion. Quelques mois après la fin de mes études, je me suis lancé dans le Volontariat de Solidarité International (VSI) proposé par l’antenne de France Volontaires à La Réunion, en partenariat avec la Région Réunion et l’Union Européenne (programme INTERREG V OI). Je me suis engagé en qualité de chargé d’appui aux énergies renouvelables aux Seychelles pour la « Seychelles Energy Commission » (SEC). 

Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?

Tout étudiant à la fin de ses études se retrouve dans une phase de doute et d’inquiétude concernant sa vie professionnelle. Pour ma part, je sentais que j’avais encore des lacunes. Mon premier choix était donc de m’orienter vers une autre formation ou un stage pour mettre en pratique mes cinq années d’études. C’est alors que j’ai reçu l’annonce de France Volontaires Réunion par le biais de mes professeurs référents. J’étais hésitant au début. C’était la première fois que j’allais travailler à l’étranger ; ce qui m’effrayait le plus c’était la barrière de la langue. Mais avec le soutien de mes proches, j’ai osé faire le pas et expérimenter tout ça par moi-même…

Racontez-nous vos débuts sur place.

Le plus gros défi quand on part à l’étranger pour la première fois, c’est l’adaptation : apprendre à se repérer, connaître les infrastructures importantes (cliniques, stations de police, supermarchés, etc.). Mais c’est aussi un nouveau style de vie, un autre rythme à mettre en place. Savoir s’organiser devient primordial, entre vie personnelle et professionnelle, tout comme le fait de tisser des liens avec des habitants d’une nouvelle culture.


Quel est votre regard sur les Seychelles ?

Je ne connaissais rien de ce pays, et je ne regrette pas de vivre sur cette île paradisiaque. Les Seychellois sont généreux et toujours prompts à aider. Cependant, les conditions précaires des habitants ne me laissent pas indifférent. 

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

Ici, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres volontaires venant de La Réunion qui sont également en mission de volontariat de solidarité internationale aux Seychelles. Mais le fait de rencontrer des gens qui parlent couramment anglais m’a permis d’améliorer mon niveau. Au fil du temps mon niveau d’anglais est passé de nul à “je ne m’en sors pas trop mal” et je m’efforce de m’améliorer.

Quels ont été les avantages / inconvénients du fait de venir de la Réunion ?

La plupart des Seychellois évoquent la proximité entre les Seychelles et la Réunion, que ça soit sur l’environnement ou le fait de parler créole. Certains disent même que les Réunionnais sont des frères pour eux. Je pense qu’il y a un grand avantage d’habiter aux Seychelles en tant que Réunionnais. Le créole seychellois n’est pas exactement comme celui de La Réunion mais il y a des similitudes. Pour moi, le créole était plus simple à comprendre que l’anglais. Il faut noter aussi que l’environnement, le paysage et certains plats créoles m’ont permis de m’adapter plus facilement !

Installations photovoltaïques et éoliennes aux Seychelles

Qu’est-ce qui vous manque de votre île ?

La liste est longue... La séparation avec mes proches été très difficile. Il y a aussi les plats typiques réunionnais et l’île dans sa globalité. Ici, j’ai apporté avec moi ma guitare, ma panoplie de crayons et ma console. Ces objets m’aident à me divertir, à avoir d’autres activités en dehors du boulot et aussi à créer des liens avec d’autre personnes. Je ne suis pas très matérialiste, mais avoir ces quelques objets me fait le plus grand bien. 

Quels sont vos projets ?

Mes projets futurs restent encore flous, mais en ce moment je réalise des brochures infographiques afin de communiquer au “grand public” l’évolution énergétique aux Seychelles sur les trois dernières années. Faire de l’analyse de données me plait. Pourquoi pas continuer là-dedans après mon volontariat ? Par ailleurs, je sais que je reviendrai un jour à la Réunion, mais pour le moment je veux découvrir autre chose !

Quel est votre regard sur la situation socio-économique de la Réunion ?

Je trouve que les Réunionnais sont chanceux. Bien que La Réunion soit petite, elle est quand même bien développée. Cependant, un des sujets qui fait débat est la difficulté pour un Réunionnais de trouver un emploi sur son île natale. Certes, je ne suis pas contre la mobilité, car je trouve cela très enrichissant, mais certaines personnes n’ont pas ce désir de quitter l’île. 


Voir : LES OFFRES DE MISSION FRANCE VOLONTAIRE DANS L’OCEAN INDIEN

* Basé sur l’île, France Volontaires propose toute l’année des missions indemnisées de 12 à 24 mois en Afrique Australe et dans l’Océan Indien. Plus de 50 Volontaires de Solidarité Internationale originaires de La Réunion sont en permanence en mission dans des pays de la zone, en appui à des structures locales œuvrant pour la coopération régionale. Sur quels postes, dans quels pays et comment postuler ? Cliquez ici pour en savoir plus : De la Réunion, France Volontaires recrute toute l’année pour l’océan Indien

D’autres infos et portraits de Volontaires réunionnais dans l’océan Indien / La page Facebook

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