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Jérôme Manicom, 27 ans chef de marque chez Dulux à Londres

Publié le 18 juin 2008 Grande-Bretagne

Originaire de Sainte-Suzanne, Jérôme est arrivé à Londres il y a quatre ans et ne semble pas prêt de vouloir quitter son pays d’adoption. Organisateur la nuit de soirées tropicales il travaille le jour pour la société Dulux, une entreprise de peinture où il fait du marketing de marque.

Jérôme Manicom
"L’Angleterre est un pays accueillant pour les étrangers, qui leur donne une chance de réussir s’ils travaillent dur".

Racontez-nous votre parcours.

"Je suis originaire de Sainte Suzanne, du super quartier de la Marine, mais ma famille vit principalement à Cambuston. J’ai fait mes études jusqu’au Deug d’économie-gestion à l’Université de la Réunion".

Dans quelles conditions avez-vous quitté l’île ?

"Je souhaitais terminer mes études universitaires en métropole afin d’enrichir et de spécialiser mon cursus. Je suis arrivé à Paris en maîtrise de science de gestion. Je vivais à la Cité internationale de Paris. Cela a été probablement la plus belle et enrichissante expérience de ma vie. J’ai ainsi appris à connaître les gens des autres pays cela m’a ouvert les yeux sur les réalités de la Réunion".

Comment cela s’est-il passé ?

"En vivant seul à Paris, j’ai découvert comment vivre de façon indépendante et à ne pas dépasser mon budget mensuel. Les six premiers mois furent difficiles mais utiles. Il n’y avait pas de communauté réunionnaise organisée à la Cité U. J’ai essayé de regrouper les gens autour du comité des résidents. Aujourd’hui, la communauté des Réunionnais et vigoureuse en ces lieux !"

Et ensuite ?

"J’ai fait un DESS en Affaires Internationales avant de quitter Paris et la France pour l’Angleterre ou j’ai fait un stage de six mois. A l’époque, je vivais en auberge de jeunesse avec quatre lits superposés, douches communes et un salaire de 500 euros par mois. C’était chaud !"

Qu’avez-vous fait ?

"Je me suis lancé en tant que freelance en analyse stratégique et au bout de 10 mois j’ai eu mon premier contrat avec Dulux. De contrat en contrat, j’ai été embauché et je suis devenu chef de marque. Je suis maintenant dans le pays depuis quatre ans".

Quels sont vos projets ?

"Je souhaite me lancer dans les activités événementielles et dans le tourisme, encourager les touristes internationaux à venir à la Réunion. Il y a encore beaucoup à faire et je pense que notre île et ses habitants ont bien des atouts à faire valoir".

Jérôme Manicom

Quelles sont vos premières actions ?

"J’ai lancé une soirée musiques du monde et tropicales à Londres, qui draine de plus en plus de monde dans un bar/club à Notting Hill. www.myspace.com/sunbailante Je suis entrain de lancer une soirée Réunionnaise et de l’Océan Indien dans les mois prochains. Je suis à la recherche de personnes motivées pour participer".

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

"La maîtrise de l’anglais (je fais moins de fautes dans cette langue qu’en français !) et une certaine compréhension des autres cultures et de leurs attentes. Une idée de ce qui va et ne va pas à la Réunion et de comment améliorer ce qui ne va pas, surtout en terme d’entreprises et de services. J’ai appris à analyser, mettre un plan d’action en place et surtout à agir et implémenter ce plan d’action en le modifiant si les conditions changent".

Qu’est-ce qui vous manque de la Réunion ?

"Mon ti fami ! Soley ! L’ambiance la Rényon ! On a beaucoup d’atouts mais l’immobilisme tue !"

Quels ont été les avantages / inconvénients du fait de venir de la Réunion dans votre parcours ?

"Pas spécialement d’inconvénients en Angleterre, ce qui n’est pas le cas en France métropolitaine… Les avantages : on aime beaucoup la vie de groupe et on aime faire des choses avec les gens. C’est un grand plus dans les entreprises où il y a du travail d’équipe et où on doit motiver les troupes. On approche facilement les gens et on leur rend service. Souvent ils nous rendent la pareille".

Quel est votre regard sur la région où vous vivez et ses habitants ?

"L’Angleterre est un pays accueillant pour les étrangers, qui leur donne une chance de réussir et d’avoir beaucoup d’expérience s’ils travaillent dur. Pas de place pour les autres car la vie est trop chère".

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

"Bouz azot marmaille, lo monde la lé bel é na in ta zaffer pou fé ou appren’."

Lire aussi : Londres à 100 jours des JO : un Réunionnais témoigne (2012)

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Voir les images de la première soirée Sun Bailante à Londres

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