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Laurent Thévenin, éducateur canin... à l’international

Publié le 10 février 2017 Côte d’Ivoire France Manche

Parti avec Ladom pour passer le diplôme de maître chien, ce Saint-Andréen n’a cessé de développer ses activités. D’abord en Normandie où il a créé un élevage de Malinois, puis en Afrique où il intervient, à 26 ans, chaque mois dans la mise en place de brigades canines.


D’où êtes-vous à la Réunion ?

Fils de Jean-Claude Thévenin (ancien propriétaire du restaurant La Tanguière à La Plaine des Palmistes) et de Amande Roulof (famille de l’exploitation de vanille Roulof à Saint-André), je suis né à Sainte-Clotilde et j’ai vécu à Saint-André. Je garde de mon enfance cette image de mon grand-père travaillant dans les champs de vanille.

Quel a été votre parcours ?

J’ai quitté la Réunion, acccompagné par Ladom en 2010, pour passer mon diplôme de maître chien. L’arrivée en Normandie a été un vrai choc de culture et surtout de température ! Par la suite j’ai passé mes diplômes d’élevage et d’éducation et j’ai monté un centre de dressage canin spécialisé dans les chiens de défense et de recherche : Les Crocs de Mamba, à Orglandes dans la Manche. L’élevage est basé ici, dans cette sympathique région campagnarde de Normandie, mais nous exportons des Malinois un peu partout.


Comment en êtes-vous arrivé à vous développer en Afrique ?

J’ai été sollicité par le biais de mes vidéos d’entraînement canin sur Internet, par le dirigeant d’une société de sécurité de Côte d’Ivoire début 2016. Puis le bouche à oreille a fait qu’on se déplace maintenant là-bas tout les mois ! Nous apportons à nos clients exactement ce qu’ils souhaitent ; notre réputation nous fait connaître sans qu’on ait besoin de faire de publicité.

Quels sont vos projets ?

La mobilité m’a déjà ouvert beaucoup de portes et le fait de venir d’un endroit riche culturellement me permet de m’adapter partout où je passe. Aujourd’hui ma société se développe à l’international. Nous avons un gros partenariat en Côte d’Ivoire, bientôt au Burkina Faso et aux Etats-Unis, où nous allons aussi nous occuper de la mise en place de brigades canines. Mes projets sont d’agrandir et partager mon expérience partout dans le monde et qui sait, peut-être créer un jour une structure à la Réunion…


Quel est votre regard sur la situation socio-économique de l’île ?

Je trouve que les Réunionnais devraient arrêter de compter sur les aides de l’état et se bouger pour innover ; montrer que nous sommes des travailleurs et des personnes très innovantes.

Quels objets de la Réunion avez-vous apporté dans vos valises ?

Les objets que je ne quitterai jamais sont mon pendentif de la Réunion, mon jonc et le drapeau de mon pays. Ce qui me manque de mon île, c’est la la famille et les amis, mais aussi cette entente entre toutes les communautés qu’on ne retrouve pas ailleurs.

+ d’infos sur www.facebook.com/educationcaninedescrocsdemanba


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