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Maëva Cournima, VSI au Centre Culturel Franco-Mozambicain

Publié le 25 février 2020

« La Réunion n’est pas si différente que ça du Mozambique : habitudes alimentaires, métissage culturel et religieux, instruments musicaux, faune et flore... » Affectée à Maputo, Maëva occupe un des postes de volontaire de solidarité internationale à pourvoir dans la zone au départ de la Réunion. Interview.


Qui êtes-vous ?

Je suis Maëva Cournima, j’ai 25 ans et j’ai grandi à Sainte-Marie, plus précisément à Duparc auprès de mes deux parents et de ma petite sœur. J’ai suivi un cursus universitaire Licence et Master en Langues Etrangères Appliquées (LEA) et je suis en ce moment volontaire de solidarité internationale (VSI)* au Centre Culturel Franco-Mozambicain de Maputo au Mozambique, en tant que chargée de production.

Pourriez-vous nous présenter votre parcours ?

Dès mes 18 ans, BAC en poche, j’ai eu la chance de pouvoir faire mes études en Métropole. J’ai commencé par une licence en LEA à Montpellier que j’ai complétée avec une année erasmus à Cork, en Irlande. Je suis ensuite restée sous la pluie, mais cette fois-ci dans le grand Ch’nord à Lille et Roubaix, pour continuer sur un master en LEA RICI (Relations interculturelles et Coopération Internationale) en option Amérique Latine. Et c’est après avoir validé mon master 2 par un stage à l’Alliance Française de Durban en Afrique du Sud, que je me suis rapprochée de l’antenne de France Volontaires, à La Réunion.

Parlez-nous de votre mission de VSI. Que vous apporte l’expérience du volontariat à l’international ?

Au CCFM, je suis chargée de production. J’interviens dans la gestion, l’organisation et la prévision des besoins logistiques et humains nécessaires à la réalisation de projets, tels que des expositions, des concerts, des formations, des conférences, les arrivées d’artistes (visas, transports, hébergement, perdiem, accueil). Je fais aussi un peu de communication, en gérant le compte instagram du CCFM. 


Cette mission de volontariat est avant tout une opportunité unique de pouvoir apprendre, parler et s’approprier une langue étrangère. Après trop peu d’études de la langue portugaise, je peux enfin avoir un contact quotidien avec celle-ci. En m’ouvrant de nouveaux horizons, l’intérêt de cette nouvelle langue dans ma vie a son importance dans une infinité de domaines. Mon volontariat sert aussi de formation professionnelle, durant lequel on gagne en assurance, en responsabilité, en expérience et en capacité d’adaptation. J’apprends sans cesse, je découvre le monde culturel, la création, la diffusion avec des souvenirs fantastiques, comme lorsque Lindigo est venu jouer à la 9e édition du festival Azgo, à Maputo.

Quels sont vos projets post-volontariat ?

Après cette mission, je souhaiterais continuer dans le domaine culturel, que ce soit par le biais d’une autre mission de VSI, d’un volontariat en entreprise (VIE) ou d’un poste en production en France ou à l’étranger.

Parlez-nous de votre pays d’accueil.

J’ai été agréablement surprise de découvrir que la Réunion n’est pas si différente que ça du Mozambique en matière de produits et d’habitudes alimentaires, de métissage culturel et religieux, d’instruments musicaux, ou encore de la faune et de la flore. Il y a des aspects auxquels j’ai encore du mal à me faire, comme la négociation exagérée dans le commerce informel, la pauvreté dans laquelle survit une grande partie de la population, la conduite folle et désordonnée des automobilistes. Malgré tout, le Mozambique et sa côte idyllique de sable blanc, ses animaux sauvages, ses parcs nationaux protégés, ses magnifiques archipels perdus dans l’océan Indien, sa solidarité et sa chaleur humaine, ses musiques, ses artistes, ses artisans et sa capitale festive Maputo, font de ce petit coin un paradis sur terre.


Quel conseil pourriez-vous donner aux futurs volontaires ?

Foncez ! On a peur, on appréhende, mais une fois sorti de sa zone de confort, il n’y a rien de mieux et de satisfaisant que de se rendre compte que l’on en sort grandi. Être volontaire à l’étranger permet de voir du pays, de créer de nouveaux projets pour sa vie, de faire de nouvelles choses que l’on n’aurait jamais faites auparavant, et de se redécouvrir.

* Dispositif de volontariat co-financé par l’Etat, la Région Réunion et les fonds européens Interreg V OI


Voir : LES OFFRES DE MISSION FRANCE VOLONTAIRE DANS L’OCEAN INDIEN

Basé sur l’île, France Volontaires propose toute l’année des missions indemnisées de 12 à 24 mois en Afrique Australe et dans l’Océan Indien. Plus de 40 Volontaires de Solidarité Internationale originaires de La Réunion sont en permanence en mission dans des pays de la zone, en appui à des structures locales œuvrant pour la coopération régionale. Sur quels postes, dans quels pays et comment postuler ? Cliquez ici pour en savoir plus : De la Réunion, France Volontaires recrute toute l’année pour l’océan Indien

D’autres infos et portraits de Volontaires réunionnais dans l’océan Indien / La page Facebook

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