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Nicolas Gangnant, chef de projet dans la Silicon Valley

Publié le 20 février 2024

« Bien que n’ayant jamais vécu sur l’île, je porte autour du cou un pendentif de La Réunion offert par ma maman pour ne jamais oublier d’où je viens ». De son départ quand il était bébé aux vacances familiales à la Réunion, en passant par sa nouvelle vie californienne, Nicolas nous raconte son parcours et le lien qu’il garde avec son île d’origine.

Le Golden Gate Bridge à San Francisco

Pouvez-vous vous présenter ?

Nicolas Gangnant, 27 ans. Né à Saint-Denis d’une famille 100% réunionnaise, j’ai quitté l’île alors que je n’étais encore qu’un nourrisson. En tant que professeur, mon père avait demandé sa mutation en métropole et obtenu un poste à Châteauroux. C’est là que j’ai grandi. Plus tard, ma famille est retournée à la Réunion, mais moi, à part plusieurs grandes vacances, je n’y ai jamais vécu. Je reste très fier de mes origines réunionnaises !

Racontez-nous votre parcours.

Je suis diplômé d’une licence de chimie et d’un master en science des matériaux. Après plusieurs postes d’ingénieur dans la région de Toulouse où j’ai fait mes études, j’ai pris la direction en 2023 de la baie de San Francisco. J’occupe un poste de « project manager » dans une startup de la Silicon Valley fondée par un Français : LBX Food Robotics (Le Bread Xpress).


J’ai un regard très positif sur la Californie, un état immense. Il y a beaucoup de choses à voir entre San Francisco, Los Angeles, les parcs nationaux, les littoraux... Seul point négatif : la vie y est très très chère ! Les Californiens sont chaleureux, amicaux, ouverts d’esprit, et issus de milieux très divers. Ils ont tous une histoire différente et c’est un plaisir d’échanger avec eux au quotidien, d’autant qu’ils sont prêts à aider lorsque parfois la langue est une barrière. Je prends toujours un grand plaisir à leur parler de La Réunion. Etant très peu éduqués en géographie, les Américains restent émerveillés lorsque je leur montre des photos de La Réunion. J’en ai tout de même croisé quelques uns qui avaient entendu parler de l’île suite aux débris de l’avion MH370 retrouvés là-bas.

Que vous apporte l’expérience de la mobilité ?

D’abord je ne serais pas arrivé là si je n’avais pas vécu des échecs. C’est un peu philosophique mais c’est un message d’espoir pour que les gens se rappellent que sans échec, il n’y a pas de réussite ! L’expérience de la mobilité apporte un regard nouveau sur le monde et les différentes cultures, traditions et modes de vie. Il faut continuellement s’adapter, montrer que l’on souhaite s’intégrer sans forcément perdre son identité.

Retour aux sources pour les vacances

Quel lien gardez-vous avec la Réunion ?

J’ai des contacts avec ma famille et aussi avec quelques amis. Deux de mes amis réunionnais vivent actuellement en Métropole, et sont tous deux ingénieurs : Claire, issue d’un métissage malbar-yab, et Mathieu, métis créole-chinois. Beaucoup de choses me manquent de la Réunion : ma famille, les randonnées, les marchés forains, l’ambiance, les plages, la nourriture (les samoussas en particulier)... La liste est longue. Je porte autour du cou un pendentif de La Réunion, offert par ma maman pour ne jamais oublier d’où je viens.

Quel est votre regard sur la situation socio-économique de la Réunion ?

Je ne suis pas très renseigné, mais je pense que la diversité culturelle apporte beaucoup dans le développement de l’île. De plus en plus de personnes de Métropole et d’ailleurs souhaitent s’établir à La Réunion. C’est un bon point pour le tourisme, qui est l’un des secteurs majeurs de l’économie. La diversité réunionnaise apporte un regard novateur et une capacité de s’adapter, ce qui je pense est bénéfique pour l’économie et la prospérité de l’île. Ca n’a jamais été dans mes projets de venir habiter à La Réunion mais c’est toujours un plaisir d’y venir en vacances ! Mon projet, c’est de faire carrière au pays de l’oncle Sam, si l’occasion continue de se présenter…

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