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Romain Sitalapresad : retour sur l’île pour lancer un projet

Publié le 8 octobre 2020
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La 1ère ferme à insectes comestibles de la Réunion… de retour de Montpellier où il finissait c’est études, Romain se lance avec son dalon dans un projet ambitieux et bénéfique pour l’environnement : Insular. Présentation.


Pouvez-vous vous présenter ?

Romain Sitalapresad, 25 ans, originaire des Avirons. Après un bac S au lycée des Avirons, j’ai fait une année de DUT génie civil puis une année de DUT gestion des entreprises et administrations à l’IUT de Saint Pierre. J’ai continué la deuxième année de dut DUT GEA option RH à Toulouse, à l’université Paul Sabatier. Par la suite, direction Montpellier pour une Licence AES option RH validée en juillet 2018.

Et ensuite ?

Après un dernier été en Métropole, j’ai décidé de rentrer à La Réunion en octobre 2018 pour me rapprocher de ma famille, surtout de mes petits frères. J’ai continué mes études en Master ressources humaines en alternance avec la CCI de Saint Pierre. Mais ne me plaisant pas dans le domaine des RH, j’ai décidé de changer de voie. Ayant toujours voulu entreprendre et faire avancer La Réunion, je suis retourné à ma première envie : ouvrir une ferme à insectes comestibles.


Parlez-nous de ce projet, Insular.

Avec mon ami Romain Martin, nous voulons lancer sur l’île une ferme pas comme les autres : on y élèvera des vers de farine, en utilisant les produits locaux. Une fois déshydratés, ils seront destinés à la consommation animale et dans un deuxième temps, proposés à la consommation humaine (ce sont des aliments riches en protéines et en omégas 3 et 6). Notre projet est de créer une ferme écoresponsable et d’élever des insectes comestibles (grillons et vers de farine) afin de proposer une alternative à la viande et à l’élevage traditionnel, qui est très couteux pour l’environnement. Nous voulons proposer une gamme destinée aux animaux d’élevage, et aussi aux humains. Nous tenons vraiment faire découvrir cette ferme aux Réunionnais, nous proposeront donc des visites de la ferme aux écoles de l’île et au grand public.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Aujourd’hui nous avons déjà commencé l’élevage, nos petites bêtes se portent bien mais nous avons besoin de moyens d’un espace plus adapté pour pouvoir en élever en plus grande quantité dans des conditions optimales ! Par ailleurs, à côté de ce projet, je suis en formation pour être Community Manager et je compte me lancer à mon compte pour aider les entreprises réunionnaises à profiter de la vague digitale.


Comment s’est passé votre retour à la Réunion après les études ?

Arrivé à Gillot, j’étais heureux de retrouver mon île et fier de revenir avec des diplômes. J’ai pu compter sur ma famille pour bien m’accueillir et j’ai eu la chance de trouver un master en alternance et une entreprise d’accueil rapidement. On ne peut donc pas dire que je ai eu des difficultés particulières.

Quel bilan tirez-vous de votre expérience de mobilité ?

Je ne retiens que du positif de mon aventure métropolitaine. Elle m’a fait mûrir et m’a montré à quel point la Réunion n’a rien à envier. A mon retour je n’ai vu que du positif - climat, paysage, famille proche – et j’étais rempli de motivation pour faire avancer les choses sur l’île. Pour tous les Réunionnais qui veulent rentrer à La Réunion, préparez-vous à être confronté à un marché du travail fermé. Mais justement, il faut rentrer pour qu’on change ça ensemble !

Qu’est ce qui vous a changé le plus par rapport à votre vie en métropole ?

Même si j’ai trouvé globalement les gens moins ouverts et accessibles qu’à la Réunion, Toulouse et Montpellier sont deux grandes villes qui offrent beaucoup de jobs aux étudiants (j’ai pu travailler facilement pendant mes études là-bas), des transports en commun au top et des commerces ouverts plus tard.


Soutenir le projet sur www.leetchi.com/c/ferme-a-insecte-insular / www.facebook.com/insular.re
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