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Sandrine bénard, 25 ans, formatrice informatique à Québec

Publié le 5 décembre 2005 Québec Canada
Sandrine bénard
"J’ai décroché un poste de formatrice une semaine seulement après mon arrivée !"

Comment s’est déroulée votre "immigration" ?

"J’ai entamé mes démarches au mois de février 2005 auprès de l’immigration du Québec ; à la mi-avril, je recevais mon certificat de sélection. Je me suis donc dirigée vers l’ambassade du Canada (là encore, beaucoup de paperasse !) et enfin, à la mi-juin, j’ai reçu mon précieux visa et ma confirmation de résident permanent. J’ai débarqué dans mon nouveau pays d’accueil en septembre. Cette immigration est certainement la meilleure décision que j’ai prise dans ma vie, et je regrette sincèrement de ne pas l’avoir prise plus tôt ! En effet, si j’ai galéré pour trouver du travail à la Réunion et en France pendant plusieurs années, j’ai décroché un poste de formatrice une semaine seulement après mon arrivée au Québec !"

Qu’est ce qui vous a poussé à tenter l’aventure ?

"J’ai quittéla Réunion dès la fin de mes études (Bac L au lycée de la Rivière Saint-Louis, DEUG de Lettres Modernes et Maîtrise de Sciences de léducation à Saint-Denis), dans l’espoir de trouver un un travail en Métropole... en vain. J’ai travaillé comme aide éducatrice à la Réunion. Par la suite, j’ai vu beaucoup de publicité concernant les possibilités d’emploi au Québec et comme je connaissais ce pays, je me suis finalement décidée. Je suis actuellement formatrice informatique dans un centre d’accès communautaire dans la ville de Québec".

Qu’est ce qui vous manque le plus ?

"Disons que le minimum vital (samoussas, bouchons) a été compensé car j’ai appris à préparer ces deux choses, c’est concluant !"

Sandrine bénard


Quels ont-été les avantages / inconvénients du fait de venir de la Réunion dans votre parcours ?

"En France, lors de ma recherche d’emploi, le fait que tous mes diplômes et la plupart de mes expériences professionnelles se sont passés à la Réunion n’a pas facilité la tâche... De plus, le sentiment d’être catalogué de part ma provenance était omniprésent. Alors qu’au Québec, cet éoignement et cette profonde insularité apparaissent comme un plus et une grande richesse culturelle !"

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

"Le seul conseil que je peux donner est de ne pas avoir peur de l’inconnu. Il faut être prêt à essayer de tout quitter pour vivre une nouvelle vie, dans laquelle on pourrait enfin s’épanouir socialement et professionnellement".

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