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Gilles Gauvin, historien et professeur en ZEP près de Rouen


Membre du Comité national pour la mémoire de l’esclavage, Gilles Gauvin est connu pour ses travaux sur l’histoire de la Réunion. A 36 ans, ce père de trois enfants mène de front plusieurs chantiers pédagogiques et éditoriaux. Enseignant depuis 13 ans dans une ZEP en Normandie, il vient de publier "Michel Debré et l’île de la Réunion" aux éditions Septentrion.


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Gilles Gauvin
Gilles avec le groupe Maloya Metiss, lors de la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage organisée au Collège Cousteau de Caudebec-lès-Elbeuf.

D’où êtes vous à la Réunion ?

"Je suis né à la clinique Lamarque, à Saint-Denis, le 1er mai 1970. Mon père était alors professeur de Mathématiques et de Sciences Physiques au collège Bourbon et ma mère professeur de Français au collège des Deux-Canons. Mon grand-père paternel, qui habite toujours Sainte-Clotilde, était agriculteur".

Dans quelles conditions avez-vous été amené à quitter la Réunion ?

"J’ai quitté la Réunion pour faire un sport-études Judo à Orléans, en classe de Première S. J’avais alors 15 ans. J’ai fait ma scolarité au collège Bourbon et enfin ma classe de seconde au lycée du Butor. Mon départ est dû au hasard et à ma pratique sportive. Mes parents étaient en effet professeurs de judo au club de Saint-Denis, connu alors sous le nom de « club des pompiers » car la salle était située dans ce qui était alors la caserne des pompiers au bas de la rue Maréchal Leclerc. Et c’est tout naturellement que mon frère, ma sœur et moi pratiquions ce sport.

Tout est venu de la nomination de M. Lecuyer, premier conseiller technique régional, en 1984. Je me souviens qu’un mercredi après-midi il était à l’entraînement que faisait mon père. Il faisait alors la tournée des clubs de l’île. Je suppose qu’il a dû me remarquer lors de cet entraînement. Il en a ensuite discuté avec mon père, mais je n’ai été mis au courant que de retour à la maison. Mon père m’a appelé et m’a dit que le CTR lui avait proposé de m’envoyer en sport-études à Orléans. (Alain Lecuyer avait des liens particuliers avec la région Touraine-Berry - Orléanais (TBO) puisqu’il était d’Indre-et-Loire).

J’ai répondu que j’étais d’accord, sans vraiment prendre conscience, je crois, de ce dont il s’agissait vraiment. J’ignorais d’ailleurs que ce genre de structures existait et je n’avais jamais imaginé pratiqué du judo à haut-niveau… Mais je n’avais aucune raison de ne pas faire confiance à mes parents. S’ils avaient accepté de me transmettre la proposition, c’est qu’ils estimaient que j’étais en mesure de relever le défi – et eux aussi… Je m’aperçois aujourd’hui, alors que j’ai moi aussi des enfants, combien la décision a dû être difficile. Je me souviens, après la discussion avec mon père, être parti prendre un atlas pour voir où se trouvait Orléans !"

Quel a été votre parcours ?

"Je ne suis pas arrivé en terrain totalement inconnu car mes grands parents maternels vivaient à Paris (Ma mère est corse, sa mère est également corse et son père basque). Par ailleurs j’ai eu une famille d’accueil à Vouvray, près de Tours : M. et Mme Larcher. Très rapidement, ils sont devenus mes « deuxièmes parents », car je passais à peu près tous mes samedis et dimanches avec eux du fait des compétitions.

Les débuts à Orléans, sous la direction d’André Delvingt, n’ont pas été de tout repos. Lors de la deuxième semaine d’entraînement, un camarade d’entraînement m’a littéralement « planté » sur la tête. Je n’ai pas perdu connaissance, mais je suis resté près de trois-quarts d’heures assis dans un coin de la salle sans arriver à voir clairement. J’ai oublié toute une partie des événements (il paraît que je me suis immédiatement relevé et que je suis allé m’adosser à un mur de la salle), et je paniquais un peu car je n’arrivais pas à répondre aux questions d’André Delvingt sur ma journée au lycée.

Je suis ensuite rentré au lycée avec tout le monde, mais à l’heure de l’étude, j’ai crû que ma tête allait exploser. On m’a alors conduit au dortoir et ce n’est que le lendemain après-midi qu’on m’a conduit à l’hôpital pour des examens. En fait il aurait pu m’arriver n’importe quoi durant la nuit… D’un point de vue médical, le suivi était alors bien peu sérieux. Je me souviens que la deuxième année nous avions enfin un médecin qui assurait une permanence le lundi soir au dojo. Je m’y suis rendu une fois avec un camarade qui avait un claquage, alors que j’avais un problème à l’orteil (en fait un arrachement osseux dont on s’est rendu compte lors de mon retour à la Réunion aux vacances d’été). Après la visite, pour rentrer au lycée, il nous a fallu escalader la grille du lycée pour rentrer et sauter ainsi de deux mètres de haut. Aujourd’hui j’en rigole encore, mais en fait cela n’était vraiment pas sérieux.

L’autre grosse difficulté fut le problème des régimes. Nous n’avions aucun suivi particulier. Notre seul « privilège » à la cantine était d’être 6 par tablée le soir, au lieu de 8 pour les autres internes, avec un supplément : une brique de lait ou un camembert ! On était tous à gérer des problèmes de poids, puisqu’on combattait quasiment toujours dans la catégorie inférieure à notre poids naturel. J’amenais mes yaourts, mes pamplemousses et mes tomates, entreposés dans les armoires de l’internat – ou accrochés dans des sachets par les fenêtres.

Je me souviens avoir craqué une fois. Après un entraînement (pendant lequel on se couvrait tous de survêtements et de sacs poubelles sous le kimono), on est arrivé à la cantine. On nous a alors littéralement « balancé » une soupière avec de la soupe à l’oignon ou du pain baignait dans de l’huile… Je me souviens n’avoir rien pu avaler et avoir pleuré la tête dans mes mains pendant les 20 minutes du repas. Puis le lendemain tout était oublié, et la « routine » était repartie.

On faisait comme les autres, les aînés qui étaient là. Mais personnellement, je n’ai jamais pris plusieurs cachets d’aspirine et dormi avec des sacs poubelles, ou encore des diurétiques… Je combattais en moins de 78 kg, et la dernière catégorie était les + de 78 kg (où se trouvait par exemple David Douillet). Comme je me débrouillais bien en lourd jusqu’au niveau interrégional, on me demandait de combattre en « légers » pour les individuels et en « lourds » pour les équipes.

Je me souviens d’une anecdote significative. Après une compétition en – de 78kg, j’ai recommencé à manger « normalement » en vue d’une compétition en plus de 78 kg. Je ne faisais aucun excès, mais dans ces conditions drastiques de régime, le corps se met à faire des « réserves ». Le lundi matin, après la compétition en « lourds » du week-end, je suis monté le lundi, comme avant tous les entraînements, sur la balance. Verdict sans appel : 86 kg ! Et il fallait que le samedi je combatte à nouveau en – de 78kg. J’ai repris mon « régime » et le samedi je faisais 76 kg… Tout cela sans aucun contrôle des adultes de l’encadrement".

Vous avez survécu à ce traitement...

"En fait c’était sport et études. Nous étions 4 judokas dans ma classe de première S, et deux dans la terminale C. Tous les soirs nous avions deux heures d’entraînement et le mercredi un entraînement de masse à l’US Orléans. D’un côté comme de l’autre les adultes ne prenaient pas en compte les problèmes spécifiques qui pouvaient se poser. Je n’ai eu qu’une enseignante de Sciences physiques qui fut, de ce point, formidable et à l’écoute. Elle n’hésitait pas à nous reprendre en cours particulier si on avait eu des absences pour cause de blessure et elle était la seule à nous encourager pour nos compétitions et à demander nos résultats.

Mes parents sont venus me voir une fois à Orléans, un mercredi, lors de l’entraînement de masse. Mon père en est sorti écoeuré. Lui qui concevait le judo comme un mode d’éducation, avait eu le droit à un entraînement de haut niveau dans lequel aucune faiblesse n’était tolérée. D’ailleurs on lui a proposé d’envoyer aussi mon frère qui se débrouillait très bien à la Réunion, mais il a refusé. Je n’ai pas des mauvais souvenirs de cette expérience, car j’ai eu des résultats en sports (3e au championnat de France) et que j’ai eu mon bac avec des résultats qui m’ont permis d’intégrer ensuite une classe préparatoire littéraire. Mais je sais que je n’aurais jamais réussi sans le soutien scolaire de mes parents.

Pour me permettre de travailler tout seul correctement, mon père avait acheté mes livres de mathématiques et de physique. Il me faisait deux envois par mois. Dans le premier, il y avait les pistes pour trouver les solutions à tous les exercices du chapitre en cours. Dans le deuxième, un peu plus tard, il y avait les corrections. Le but était de m’aider à travailler tout seul sur mes exercices. J’ai appris de cette période quelque chose qui m’a servi par la suite : travailler dans toutes les conditions (parfois, en première, nous finissions les exercices dans le local des douches et des toilettes car après 10h30 il y avait extinction des feux), être très organisé et ne jamais baisser les bras.

Rétrospectivement, je sais aussi que mon expérience, avec celle des premiers Réunionnais envoyés dans le cadre du haut niveau en France (Eric Chavriacouty, Alain Dijoux, Coco Séverin…) a servi également à ouvrir « la voie » au judo réunionnais. Aujourd’hui, on lit souvent dans la presse les exploits de jeunes Réunionnais qui sont venus dans le cadre de sport-études judo ou des Réunionnais qui viennent combattre pour les interrégions et les nationaux. Cela semble aujourd’hui naturel. Mais c’est cette « première vague » dont j’ai fait partie qui a ouvert la voie, dans des conditions qui n’avaient alors rien à voir avec celle d’aujourd’hui".

Et ensuite ?

"Après les « années judo », j’ai fait deux ans de classes préparatoires littéraires toujours à Orléans. Cette fois, ce fut le « haut niveau » intellectuel. Années de formation complexes également, mais j’avais déjà une bonne expérience de la difficulté ! J’ai ensuite poursuivi par une licence d’histoire à Tours, puis une maîtrise sur « Michel Debré et l’île de la Réunion ». Pour passer le concours d’enseignant, j’ai décidé alors avec celle qui allait devenir ma femme et avec qui je vivais, d’aller à Paris. Elle préparait l’agrégation de Lettres classiques, il fallait nous donner les moyens de l’émulation et de la réussite. Je me souviens que lors de ma première semaine à la Sorbonne, j’ai eu une extinction de voix à cause du stress engendré par la découverte au quotidien des transports en commun parisiens et par la taille « inhumaine » de l’université parisienne par rapport à celle de Tours.

J’ai ensuite obtenu mon concours et nous nous sommes retrouvés avec ma compagne dans l’académie de Rouen, à Caudebec-lès-Elbeuf (20 km en amont de Rouen) – où nous sommes toujours installés avec nos trois petites filles. Pendant mon année de stage, j’ai fait un DEA sur l’histoire des représentations de la Réunion en France entre le XVIIe et le XIXe siècle, avec Alain Corbin à Paris. J’ai ensuite fait mon service au fort du Mont Valérien à Paris, en tant que scientifique du contingent. Enfin, pendant six ans j’ai rédigé une thèse intitulée « Michel Debré et l’île de la Réunion : archéologie d’une identité nationale. 1946-1988 ». Ce travail dirigé par Serge Berstein à l’IEP de Paris, m’a conduit à classer les archives de l’ancien Premier ministre sur l’île de la Réunion. Ce fut une expérience unique et un travail passionnant.

Depuis 2004, j’ai été nommé au sein du Comité pour la mémoire de l’esclavage (CPME) qui est à l’origine du choix du 10 mai pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage en France métropolitaine. Nouvelle expérience, nouvelles rencontres…"

Quels sont vos projets ?

"Les projets ne manquent pas. D’abord du fait de mon appartenance au CPME. J’ai plusieurs chantiers ouverts sur des productions pédagogiques autour de la thématique de l’enseignement de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. Mes travaux universitaires m’ont également conduit à être sollicité et j’ai plusieurs interventions de prévues à des colloques d’ici la fin 2006. J’ai participé à la rédaction d’une Histoire de la vie quotidienne des Français qui va paraître chez Perrin et j’ai encore d’autres projets éditoriaux.

Et puis surtout il y a mon travail au quotidien en tant qu’enseignant de ZEP qui me demande beaucoup de temps et d’investissement. Cette année, par exemple, nous avons organisé une importante manifestation dans mon collège pour la première commémoration de l’abolition de l’esclavage. Elle s’est déroulée en présence de Christiane Taubira, du Recteur de l’Académie de Rouen et du Président du Conseil général. J’y ai mis la Réunion à l’honneur avec la participation du groupe Maloya Metiss de Florence Lattapy. (Le détail de la journée peut être consulté sur le site du collège http://colleges.ac-rouen.fr/cousteau). Je participe aussi tous les ans au concours national de la Résistance et de la déportation. Bref, chaque année ce sont de nouveaux chantiers pédagogiques à relancer ou à imaginer".

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Gilles Gauvin

Gilles Gauvin : "Michel Debré et l’île de la Réunion", une certaine idée de la plus grande France

Qu’est-ce qui vous manque de la Réunion ?

"Je me souviens que lors de ma première année à Orléans, je demandais toujours à mes camarades où se trouvait le Nord… Il m’a fallu m’habituer à ne plus avoir la montagne d’un côté et l’océan de l’autre. Ce qui me manque le plus – en dehors de ma famille – c’est cette présence de l’océan, de la végétation et de la lumière qui est totalement différente là-bas. La cuisine également, même si on se cuisine de temps en temps quelques plats".

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

"Le plus important a été la découverte de l’autre, qui permet de remettre en perspective les problèmes de la Réunion. Souvent j’ai l’impression qu’à la Réunion on considère que l’île est le centre du monde. Par rapport à mes recherches universitaires, cela a joué un rôle capital d’ouverture intellectuelle. Remettre en cause ses repères, c’est aussi une manière d’apprendre à aller plus loin".

Quel est votre regard sur la situation socio-économique de la Réunion ?

"La situation socio-économique locale n’est pas simple, comme partout en France, mais avec des singularités. Par ailleurs, il existe un véritable dynamisme local et un potentiel de créativité énorme trop souvent ignoré. La Réunion a toujours besoin de la solidarité nationale pour faire face à ses défis, mais – et c’est ce que j’ai appris de mon expérience d’enseignant en ZEP – il ne faut pas attendre que la solution vienne toujours « d’en haut ». C’est aussi du terrain, des responsables politiques, économiques et sociaux locaux que les initiatives doivent être lancées. C’est déjà le cas, mais une des dérives à éviter est alors la perte du sens de l’intérêt national et du sens de la République".

Quels ont été les avantages / inconvénients du fait de venir de la Réunion dans votre parcours ?

"Le fait d’être Réunionnais m’a donné un regard singulier sur le sens de la différence et de la richesse culturelle que représente « l’autre ». Cela m’a donné aussi, je crois, dans mon travail littéraire une sensibilité particulière et des connaissances qui ont parfois donné un ton qui a été apprécié dans mon travail. Mais comme je le dis souvent, ma mère est Corse, son père était Basque et le premier Gauvin est arrivé à la Réunion de Bretagne au XVIIIe siècle. J’ai donc dans mon histoire familiale, des origines dans lesquelles la notion « d’identité » est depuis longtemps affirmée et assumée.

Je n’ai pas eu à affronter des regards particuliers du fait de ma couleur de peau. Par contre, j’ai été confronté parfois à des discours extrêmement négatifs sur « les étudiants venant des cocotiers », c’est-à-dire à leurs yeux paresseux, nonchalants, superficiels... La surprise de mon interlocuteur venait alors plutôt du fait d’apprendre que j’étais moi aussi Réunionnais. Il n’en reste pas moins que mon frère, ma sœur et moi avons été, à certaines occasions, considérés avec une certaine condescendance lorsqu’on savait que nous venions d’un département d’outre-mer.

Mais actuellement je suis confronté à un inconvénient qui vient de mon sujet de recherche. Je postule à des postes de maître de conférence, mais à chaque fois que je contacte les universités, on me fait bien sentir que mon sujet qui porte sur la Réunion est trop « exotique ». L’histoire coloniale n’est pas porteuse, et pourtant il y a tant à apprendre pour l’histoire de la nation française à travers l’histoire contemporaine de la Réunion !"

Avez-vous des contacts avec des Réunionnais ?

"Avant mon arrivée au Comité pour la Mémoire de l’Esclavage, mes contacts se limitaient à des amis d’enfance. J’avais à un moment donné essayé de me lier avec une association réunionnaise de Normandie, mais cela s’est vite arrêté du fait du manque de dynamisme de cette association. De ce point de vue, les Réunionnais sont en général bien moins dynamiques que les Antillais. Ou peut aussi voir les choses différemment : peut-être s’intègrent-ils beaucoup mieux à la société métropolitaine ? Peut-être sont-ils moins « communautaristes » ?

Dans mon métier d’enseignant, je rencontre régulièrement des enfants dont les parents sont d’origine réunionnaise. Cela a parfois facilité les rapports, lorsqu’il s’agissait d’enfants en difficulté. Mais en général, cela n’apporte aucun changement particulier. Depuis que je suis au CPME, mes contacts se sont étoffés et je commence à entrer dans des réseaux qui permettent une certaine entraide professionnelle. Ces structures étaient inexistantes lorsque j’étais lycéen. J’ai également mené mes recherches universitaires en étant totalement isolé. Je suis donc très attentif aujourd’hui aux initiatives qui se proposent de créer ces réseaux d’entraide qui m’ont tant manqués".

Quelle est l’image de la Réunion là où vous vivez ?

"La Réunion est bien moins connue que les Antilles. En règle générale, le Réunionnais est associé d’un point de vue des représentations au phénotype noir. Depuis l’épidémie de Chikunguya, l’écho médiatique fait que le nom de l’île est directement associé au moustique et à cette maladie. Pour le reste, dans le milieu scolaire où je suis, les enfants ne maîtrisent déjà pas leur environnement proche et encore moins la géographie de base du territoire hexagonal. Alors vous pensez bien que la Réunion… C’est pourquoi, je prête une attention particulière dans ma pédagogie à la connaissance de l’outre-mer en général et de la Réunion en particulier".

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

"Difficile de donner des conseils à quelqu’un tant les itinéraires sont singuliers. Mais si j’avais des conseils à donner ce serait d’abord d’aller voir ailleurs ce qui se passe avant d’entrer dans ce que j’appelle le « complexe de Caliméro ». Il ne faut pas avoir peur de « sauter la mer » pour aller apprendre ailleurs. Ensuite le destin familial et professionnel conduira chacun dans un lieu particulier. L’important est de trouver son équilibre personnel. Chacun à sa place peut aider au développement de la Réunion.

Lorsque j’étais étudiant je n’avais jamais imaginé travailler dans l’Hexagone. La question ne m’effleurait même pas l’esprit, tant je trouvais cela « naturel » de retourner travailler dans l’île. Maintenant les événements ont fait que je suis installé en Normandie, mais à travers mon travail j’espère contribuer au développement de la connaissance historique à la Réunion en même temps que j’œuvre à une meilleure connaissance de la Réunion là où je suis".

Que pensez-vous du site www.reunionnaisdumonde.com ?

"Je ne peux que saluer cette initiative que je trouve formidable, car c’est exactement ce qui m’a manqué lorsque j’étais étudiant".

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