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VIRAPOULLE Jean-Paul



Eric Boyer, André Thien Ah Koon, Jean-Paul Virapoullé

Conseiller en gestion agricole à la retraite, né le 15 mars 1944 à Bras-Panon (la Réunion). Fils d’Adrien Virapoullé et de Marguerite Mourouvin. Marié à Yvette née Mourouvin. 2 enfants (Jean-Marie, Laurent). Lycée Leconte de Lisle à Saint-Denis puis poursuite des études à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) avec son frère Louis, jusqu’au baccalauréat. Un an à l’Ecole d’économie rurale à Paris pour obtenir un Certificat d’aptitude à la profession de Conseiller de gestion et d’économie suivi par plusieurs stages en Bretagne Il voulait être pilote de ligne ou agriculteur (Quotidien de la Réunion, 12 mars 1986), mais il a réalisé une partie de son rêve de gosse et de jeune marié lorsqu’il a construit une ferme en se trouvant un jour de 1967 à la tête d’un troupeau de 20 vaches laitières et de 500 poules pondeuses dont il livrait les produits chaque matin aux habitants de Saint-André. Après plusieurs stages d’initiation et de perfection à la vie agricole, il quitte sa marotte d’éleveur pour devenir conseiller en gestion agricole à la Chambre d’Agriculture de la Réunion (1967-1983). C’est l’époque où il s’aventure sur le terrain du syndicalisme agricole qui le propulsera sur le devant de la scène médiatique. Secrétaire général de la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA) de 1970 à 1986, il est le cofondateur avec Paul Ferrand de la Fédécanne avant de devenir secrétaire de cette intersyndicale (1969-1986). À ce titre, il a participé à une réunion publique aux côtés d’Angélo Lauret, président du Comité de Défense des Planteurs, de Bruny Payet, secrétaire général de la CGTR, d’Elie Hoarau et de Paul Vergès, conseillers généraux en faisant la une de Témoignages, l’organe du Parti Communiste Réunionnais (5 juillet 1970). Il poursuit cette période verte en étant secrétaire général de la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA), de 1970 à 1986, alors que le virus de la politique a commencé à entrer en action.

André Thien Ah Koon, Jean-Paul Virapoullé, Jack Gautier

« Incontestablement, c’est l’homme politique local le plus ambigu », rappellent les observateurs politiques en mettant à plat son passé gaulliste puis giscardien et centriste, son alliance de circonstance avec le Parti Communiste Réunionnais, sans oublier sa participation au congrès de la Ligue mondiale anti-communiste et son invitation à Robert Mugabe de venir à la Réunion. Il a débuté dans la vie politique en 1968 comme militant de l’Union des Jeunes pour le Progrès (UJP) avec André Thien Ah Koon, Bernard Legros et Jack Gauthier. Il est secrétaire départemental du mouvement des jeunes gaullistes 1972 à 1973, rapporteur de la commission agricole et à ce titre auteur d’un rapport sur “Le planteur réunionnais et ses problèmes”. Il quitte rapidement l’UJP pour rallier la mouvance centriste, où font déjà carrière son frère aîné, Louis, mais aussi le docteur Pierre Lagourgue. Membre du conseil départemental de l’UDF lors de la constition du mouvement à la Réunion le 11 février 1979 et délégué à l’animation, puis secrétaire et président de la fédéraion départemenatle pour la Réunion. Il est ensuite délégué national du Centre des Démocrates Sociaux (CDS) présidé alors au niveau national par Bernard Stasi (janvier 1995-novembre 1995). Son premier mandat électoral, il le doit le 21 décembre 1969 aux électeurs de Saint-André à la faveur d’une élection partielle lorsqu’il bat de 169 voix Paul Vergès, secrétaire général du Parti Communiste Réunionnais. Ses mandats électifs vont alors s’enchaîner : conseiller général du 2e canton de Saint-André (1969-1988 738 et 1998-2002), premier vice-président du Conseil général (1985-1988 et 1998-2002). Maire de Saint-André (1972-2008). Candidat à la 45e place à l’élection européenne sur la liste Union pour la France en Europe conduite par Simone Veil, membre du “Comité de soutien à l’action européenne du Président de la République et à la liste conduite par Simone Veil et soutenue par l’UDF et Raymond Barre” (mai 1979). Conseiller régional élu la première fois sur une liste Union Départementaliste pour le Renouveau et le Progrès (UDRP) conduite par Auguste Legros (février 1983-mars 1986 puis mars 1992 sur une liste Union pour la Réunion conduite par Pierre Lagourgue et mars 1999-24 juin 1999), premier vice-président du Conseil général (mars 1985-octobre 1987). Député de la Réunion de la 5e circonscription (mars 1986-mai 1997), inscrit au groupe Union pour la Démocratie Française et du Centre, porte-parole du groupe pour les Dom-Tom, secrétaire de l’Assemblée Nationale (4 avril 1986). Et lors d’une autre mandature, membre du bureau du groupe UDF-CDS à l’Assemblée Nationale (octobre 1995-avril 1997) et secrétaire national de l’UDF, chargé des Dom-Tom (23 juin 1996). Enfin, il quitte le Palais Bourbon pour le Palais du Luxembourg où il est élu sénateur UMP sur la liste “Pour l’unité de la Réunion dans la France et l’Europe” comprenant Anne-Marie Payet, Edmond Lauret, Nicole Lauret et Bertho Audifax (2003), inscrit au groupe de l’Union centriste, nommé secrétaire du bureau du Sénat (novembre 2008). En tant que parlementaire, sa famille politique lui reproche à l’Assemblée nationale d’avoir refusé de voter en 1990 la motion de censure contre le gouvernement de Michel Rocard, une décision (un “arrangement”, diront ses détracteurs) qui a provoqué la démission de son suppléant Marco Boyer. De ses engagements et de ses prises de position, citons celle en faveur d’Edouard Balladur contre Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, son Oui ferme au référendum du 29 mai 2005 sur le Traité ratifiant la Constitution européenne (qui a recueilli 44% de Oui à la Réunion contre 56% au Non), son soutien en faveur du candidat Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle d’avril 2007 au sein d’un comité collégial composé de Nassimah Dindar, Jean-Luc Poudroux, Bertho Audifax et Didier Robert, un engagement qu’il a renouvelé comme parlementaire en parrainant le candidat Nicolas Sarkozy. Autres prises de position, l’engagement pris avec son frère Louis en faveur de la légalisation de Télé Free Dom (1992), la campagne qu’il a menée en 1994 pour instaurer une taxe de 30% à la consommation sur les alcools de « mauvaise qualité » et de bas prix, notamment le “Rhum Charrette” de la Réunion, le soutien apporté à une campagne lancée par ATTAC Réunion destinée à demander au gouvernement français et à l’Union européenne un moratoire sur les négociations avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dans l’Accord général sur les commerces des services (2003), la dénonciation des « rabatteurs d’enfants mahorais » envoyés à la Réunion (mars 2007) après s’être déclaré en faveur de la remise en cause du droit du sol dans certaines collectivités ultra marines (2005) et enfin au Sénat, au cours de la discussion du budget de l’Outre-mer de 2006, sa dénonciation « du cancer des monopoles coloniaux » lorsque le 7 décembre 2005 il a cité pêle-mêle la grande distribution, les télécommunications et le ciment. Ce rappel ne serait pas complet si sa colère contre la télé et la radio de RFO « qui ne font pas leur boulot » en 2005 n’était pas rapportée. Ses missions ont été nombreuses et en 1989 il a même accepté l’invitation du Président de la République, François Mitterrand, de l’accompagner en Inde en voyage officiel. Successivement, il a été chargé par le ministre du Logement, Hervé de Charrette, d’une mission sur la politique de l’Habitat dans les DOM et en 2002, chargé par le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, d’une “mission temporaire auprès de la ministre de l’Outre-mer” comme relais auprès des autorités européennes (2002). Enfin, il a été missionné au sein d’une commission chargée de faire des propositions au Président de la République sur la situation financière internationale et ses moyens de régulation (octobre 2008).

VIRAPOULLE Jean-Paul

Autres

Sa vie politique a été souvent à l’image du personnage, parfois violente ou sujette à des changements de cap. Ainsi, s’il s’est rendu à Dallas (Etats-Unis) pour 739 représenter la Réunion lors d’une conférence organisée par la WACL, World Anticommunist League, Ligue mondiale anti-communiste (1985) en recevant la même année à la mairie de Saint-André un des membres de l’exécutif de ce mouvement, Bernard T.K. Joei, quelques années plus tard, en 2003, au cours d’une mission effectuée dans le cadre des régions périphériques, il faisait part de son intention d’inviter à la Réunion le dictateur Robert Mugabe, président du Zimbabwe. Enfin, en 1989, rappelons qu’il a échappé à des coups de feu tirés contre son domicile saint-andréen par quatre hommes menés par l’un de ses adversaires politiques, Yvon Ramassamy, fils d’un ancien maire de Saint-André ♥ Au titre de ses mandats électifs : président de l’Association des maires départementalistes (mars 1983-octobre 1997), trésorier (octobre 1997-mars 2008). Membre du Crédit Local de France (CLF). Administrateur du FIDOM (1986), du FIDER, de l’ANT, Agence nationale pour l’insertion et la promotion des travailleurs d’outre-mer (1986), du Conseil national du Tourisme (1986). Ancien président de la SEMLO. Fondateur de l’association Transparence, Vérité, Action (TVA) présidé par Philippe Nativel (mars 2009). Il a été figurant dans le film de Philippe Agostini “Le naïf aux 40 enfants”, sorti en salles en 1958 (« mais la scène a été coupée au montage », avoue-t-il).

GERARD Camille

Prises de parole : « La fête du 20 décembre est une hypocrisie de plus. Elle risque de faire ressurgir dans les coeurs innocents des problèmes qui n’existent plus » (Quotidien de la Réunion, 7 novembre 1981). « Le communisme est bien synonyme de marxisme, corruption, misère et dictature. Il n’y a qu’à voir le vaste mouvement de libération qui déferle sur le monde et notamment sur les pays comme la RDA, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie… Le peuple ne peut plus supporter le communisme » (Journal de la Réunion, 22 décembre 1989). « En France, le football est pourri, il n’y a qu’à voir les scandales qui éclatent. C’est devenu un business. Ce n’est plus du sport. Et je suis chargé, dans mes fonctions, d’encourager un sport et pas un business. J’ai donc choisi de décourager le business pour encourager le sport » (Quotidien de la Réunion, 26 février 2005). « En toute matière et en toute circonstance, il ne faut jamais mélanger dans l’urne son bulletin avec celui de Le Pen. Rien ne peut justifier qu’un peuple métis mélange sa voix avec celle d’un parti raciste ! » (Journal de la Réunion, 27 avril 2005). « RFO est dernier partout. S’il n’avait pas été financé avec de l’argent public, c’està- dire nos impôts, il n’existerait même plus à l’heure qu’il est. RFO peu dire merci aux contribuables » (Journal de la Réunion, 1er septembre 2005). « La Réunion est plus colonisée aujourd’hui qu’en 1946. Les pétroliers s’en mettent plein les poches, le ciment est vendu 1200 F la tonne contre 500 F à Maurice. Le cartel des patrons qui dirigent la Réunion achète tout ce qui bouge et ça pleure malgré tout du matin au soir. Il faut arrêter d’engraisser les cochons gras. La manne européenne et nationale doit profiter également au fils de l’ouvrier, du chômeur. Il faut que l’Europe applique ici les directives contre les ententes illicites, les abus de positions dominantes » (Quotidien de la Réunion, 28 septembre 2005). Distinctions : Titre du “Bézèr d’paké de l’année 89” décerné par le quotidien communiste Témoignages. Pravasi Bharatiya Samma Award 2006, distinction décernée par l’Inde aux personnalités extérieures d’origine indienne (2006).

Source : Jérôme l’archiviste - Extrait de l’ouvrage Célébrités de la Réunion paru en 2009, basé sur plus de 50 000 documents et archives retraçant quarante années de la vie réunionnaise.

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