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Hugues Mercusot, 41 ans, en recherche d’emploi à Montréal


Arrivé sur l’île à l’âge de six ans à bord du Pierre Loti (dernier paquebot faisant la liaison Métropole - Réunion), Hugues a dû partir à 17 ans suite à une mutation de ses parents. "Ce fut un choc émotionnel, raconte-t-il. J’en ai raté mon bac, avant de me reprendre et de faire carrière. Aujourd’hui la mobilité est une façon pour moi de satisfaire une curiosité maladive".


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Hugues Mercusot

Racontez-nous votre parcours.

"A l’âge de six ans, j’ai habitéà la Montagne, puis à Sainte-Clotilde avant d’être installé dans la cité Météo du Chaudron, là où travaillait mon père. Quand j’ai eu 17 ans, mon père a dû rentrer en métropole, le renouvellement de son séjour professionnel étant arrivé à son terme. Je me suis retrouvé en région parisienne. Bien évidemment, j’ai loupé mon Bac D. Le "choc socioculturel et climatique" entre le Chaudron et Montigny-le-Bretonneux est bien trop déstabilisant. Mais l’année suivante, je l’ai repassé avec mention en région toulousaine".

Et ensuite ?

"J’ai décroché un BTS informatique et j’ai commencé à travailler, à l’Aérospatiale (actuel EADS) d’abord puis dans une SSII (Cap Gémini). Ces huit dernières années j’étais au CNRS, à Toulouse puis Paris. Installé à Montréal depuis septembre 2005 je suis à la recherche d’un emploi".

Quels sont les souvenirs de votre enfance ?

"La croisière sur le Pierre Loti, avec ses escales en Afrique, m’a laissé quelques images, sommaires car j’étais jeune, mais bien ancrées dans ma mémoire. D’un point de vue scolaire mes étapes ont été les suivantes : j’ai fais mes armes à l’école primaire Iris Hoarau puis au collège Saint-Michel (qu’est-ce que j’ai pu faire râler les Frères !) avant d’entrer au lycée du Butor".

Qu’est-ce qui vous manque de la Réunion ?

"Principalement les plats et les fruits, les mangues mures à point ou vertes avec du sel et du piment comme quand j’étais gamin. La facilité à passer de la chaleur du littoral à la quiétude douce des plaines en très peu de temps. La perte de la compréhension et du parlé créole. J’ai pendant très longtemps fréquenté un restaurant réunionnais à Toulouse : le requin Chagrin. Je suis aussi retourné sur l’île avec ma famille et j’ai repris contact avec des anciennes connaissances".

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

"Vaste question. Si je devais faire la réponse en une seule phrase, je dirais : une satisfaction à ma curiosité maladive... Mais une sorte d’instabilité globale".

Quel est votre regard sur la situation socio-économique de la Réunion ?

"C’est une économie insulaire donc très particulière. La main mise de certaines "grandes" familles peut être un facteur d’évolution quand cette "puissance" est mise au service de l’île pour faire bouger les choses afin que la grande soeur métropole ne l’oublie pas (en dehors des élections). Mais cela peut-être aussi très souvent un facteur de sclérose, car rien ne peut se faire dans certains secteurs sans avoir l’aval de quasi-monopoles".

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

"Votre insularité peut-être une richesse, à condition que vous lui donniez l’occasion de grandir hors du carcan de l’île..."

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