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Jean-Marc Cassam Chenaï, conseiller au Ministère des finances turc


Après une mission d’un an en Slovaquie, Jean-Marc, 46 ans, vient d’être détaché pour une période de 18 mois au Ministère des finances turc, en tant que "Conseiller résident de jumelage". Sa mission : la mise en place de règles de gestion des finances publiques conformes aux acquis communautaires, que ce pays candidat devra respecter préalablement à son adhésion.


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Jean-Marc Cassam Chenaï

Avant tout, pouvez-vous en dire plus sur votre travail ?

"En 1998, j’ai quitté la Réunion et rejoint le Conseil général des Pyrénées Atlantiques comme Chargé de mission "Europe" pour ce Département -avec un statut de Directeur territorial. En 2003, j’ai été nommé "Conseiller pré-adhésion" et suis allé travailler un an en Slovaquie, au Ministère des finances slovaque. Ce poste s’inscrivait dans le cadre d’un jumelage institutionnel entre un pays candidat à l’UE et un état membre, dont l’objectif était la mise en place des structures et des procédures respectant l’acquis communautaire dans le domaine des Fonds Structurels. Depuis mars 2005, je suis "Conseiller résident de jumelage" en Turquie au sein du Ministère des finances, sur un projet qui porte sur la mise en place des règles de gestion des finances publiques et particulièrement de contrôle interne. Pour ces deux postes, j’étais détaché au Ministère des Affaires Etrangères".

Pouvez-vous nous résumer votre parcours avant cela ?

"Je suis de Saint Denis, où mes parents habitent, mais j’ai habité Saint Paul où mes enfants sont nés. Ma famille est originaire de Madagascar et s’est plutôt spécialisée dans le commerce et l’automobile. Après des études à l’Université de la Réunion et d’Aix en Provence, j’ai débuté comme VAT à la SIDR en 1982. Par la suite, j’ai travaillé à la Mairie de l’Etang Salé puis au Conseil Général. En 1990, j’ai intégré l’AGILE (Agence de gestion des Initiatives européennes locales), qui est une structure commune (Etat, Région, Département) de gestion pour les programmes européens. C’est là que j’ai appris la gestion des fonds européens -fonds structurels- qui servent entre autre au développement économique de la Réunion".

Pour quelles raisons avez-vous quitté l’île ?

"J’ai quitté la Réunion en 1998 pour plusieurs raisons :
- Professionnelle : la mobilité m’a permis d’être promu au grade de Directeur. Par ailleurs, elle me donnait l’opportunité de travailler en métropole dans une collectivité similaire, mais dont la dimension et l’environnement (Région Aquitaine, proximité avec l’Espagne) étaient intéressants.
- Personnelle : Marié à une Toulousaine, cela nous a donné l’occasion d’un rapprochement avec sa famille.
- Enfin je crois qu’il faut un peu d’inconscience car on ne quitte pas la Réunion sans un peu de cela. Cette île est si belle et attachante !"

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

"Une ouverture d’esprit, une solide expérience et l’humilité, car on est face à des problèmes d’importance que l’on n’a pas forcément appris à maîtriser. Enfin cette mobilité m’a fait connaître des pays de l’Europe centrale et la Turquie qui sont (ou seront) dans l’UE. Cela donne toute la mesure des enjeux de cette UE et de la place que peuvent se procurer les Réunionnais dans cet ensemble. Pour ma famille et mes enfants, j’espère qu’ils en tireront profit. Je suis optimiste car l’un des atouts de la Réunion est sa population et sa jeunesse en particulier".

Quels ont été les avantages et inconvénients du fait de venir de la Réunion dans votre parcours ?

"Avantages : une solide formation et les expériences acquises dans l’Administration locale. On a de grandes responsabilités et l’on doit gérer parfois beaucoup d’argent alors que l’on est encore jeune ! Inconvénient : sans doute la dimension de l’île qui reste "petite" à l’échelle d’une région métropolitaine ou d’un pays. L’autre signe qui m’a marqué dans mon travail, c’est le cadre un peu rigide et hiérarchisé qui empêche parfois l’initiative. A l’inverse, les difficultés auxquelles la Réunion est en permanence confrontée nous font dépasser ces "règles" et le partenariat, notamment en matière européenne, y est exemplaire".

Quelle est l’image de la Réunion là où vous vivez ?

"Les Turcs ne connaissent pas la Réunion et sont très étonnés de savoir qu’il y a une région française dans l’Océan Indien ! Cela donne l’occasion de parler du pays et d’expliquer un peu l’histoire de notre île. C’était aussi le cas en Slovaquie, mais grâce à un intérêt réciproque de se connaître entre gestionnaires des fonds structurels slovaques et réunionnais, nous avons pu créer des liens qui ont permis des échanges à travers des missions exploratoires entre Réunionnais et Slovaques. C’est aussi à travers ce type de réseau que la Réunion se fera connaître dans une UE élargie".

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