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Jérôme Cazal, 27 ans, grand voyageur diplômé de l’EGC


Ancien de l’Ecole de Gestion et de Commerce de la Réunion, Jérôme a poursuivi son cursus à Toulouse, jusqu’au DESS de Management International. Le déclic pour une carrière tous azimuts qui l’a conduit dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique du Nord. Aujourd’hui, il se verrait bien travailler pour le ministère des Affaires Etrangères. Jérôme participera au 1er village de la diaspora réunionnaise du 14 au 16 octobre 2009 à Saint-Denis.


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Jérôme Cazal
Jérôme sur le San Francisco Belle, en croisière dans la célèbre baie californienne lors d’un séminaire de son entreprise Intergraph.

Racontez-nous votre parcours.

"Après un Bac S, j’ai entrepris des études de Sciences Physique à Saint Denis, avant de me rendre compte que ce n’était pas vraiment ma tasse de thé. J’ai donc passé un concours pour intégrer l’Ecole de Gestion et de Commerce de la Réunion. A l’issue des trois années de formation, j’ai intégré une Maîtrise de Sciences de Gestion à l’IAE de Toulouse, avant d’enchaîner par un DESS de Management International, toujours à l’IAE de Toulouse. Objectif : partir travailler à l’étranger".

Comment avez-vous attrapé le virus du voyage ?

"Lors de ma formation à l’EGC, j’ai eu l’opportunité de faire un premier stage en métropole. J’avais 19 ans et j’ai découvert le monde de la grande distribution à Salon-de-Provence pendant trois mois. Puis lorsque l’occasion s’est présentée de repartir pour un stage l’année suivante, je ne me suis pas fait prier. J’ai travaillé trois mois à Paris pour le géant de la distribution de biens culturels, le groupe FNAC. Ces deux expériences m’ont donné l’envie de découvrir d’autres horizons, c’est pour cette raison que j’ai décidé de postuler en MSG à Toulouse, puis en DESS Management International, ce qui m’a littéralement ouvert la porte pour partir à l’étranger".

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Jérôme Cazal
Petit-déjeuner à Amsterdam.

Comment avez-vous fait ?

"J’ai décroché mon stage de DESS aux Pays-Bas pour 9 mois, dans le service marketing européen d’Intergraph, une société américaine spécialisée dans les logiciels de cartographie et d’imagerie terrestre. A l’issue de ce stage on m’a proposé un premier contrat pour rester aux Pays-Bas 6 mois de plus, puis on m’a proposé un second contrat d’1 an en Angleterre, toujours dans la même société. J’ai eu de la chance car ces deux contrats étaient des remplacements de congés maternité. Cela qui m’a permis d’endosser des responsabilités que je n’aurais pas pu atteindre si rapidement en temps normal (Marketing Program Manager et Marketing Manager Europe), et ainsi de voyager dans le monde entier pour participer à des séminaires et des évènements".

Quels sont vos projets ?

"Aujourd’hui j’opère une réorientation de carrière, car j’ai refusé un troisième contrat au Canada pour me consacrer à la préparation de concours de la fonction publique. Mon rêve est de décrocher un poste de Secrétaire des Affaires Etrangères, ce qui me permettrait de continuer à voyager et découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles cultures".

Avez-vous quelques anecdotes lors de vos voyages ?

"Quelques anecdotes en vrac liées à ma « créolité » (peut être cela va-t-il rappeler des souvenirs à certains) : 1/ lors de mon premier stage dans la grande distribution à Salon-de-Provence, un des employés me détestait ouvertement car j’étais trop bronzé… 2/ A Toulouse et à Montpellier je me suis parfois fait refuser l’entrée des boîtes de nuit pour raison inconnue… 3/ Lorsque j’ai voulu emménager dans un appartement à Paris en 2002, le propriétaire à mis son veto au dernier moment prétextant à l’agence qu’elle ne voulait pas « d’un noir » dans son appartement, tout cela sans m’avoir jamais rencontré… Mais je suis loin de m’arrêter à ça. Globalement tout s’est très bien passé. Pour ce qui est de l’adaptation en pays étrangers, tout s’est également bien passé, à vrai dire pas plus difficilement que pour la France, si ce n’est la barrière de la langue dans les tous premiers temps".

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

"Je relativise, ou autrement dit je prends du recul par rapport à toutes mes références. Tout ce que je considérais comme être la norme par le passé m’apparaît aujourd’hui simplement comme un autre point de vue sur la vie, mais en aucun cas comme le seul et unique modèle de vie. En fait ça m’a permis de remettre beaucoup de choses en question, mais par la même occasion de me rendre compte de ce que j’aime dans la culture réunionnaise, et aussi française".

Qu’est-ce qui vous manque de la Réunion ?

"Dès le départ, et au risque de ne pas être très original, ma famille m’a beaucoup manqué, ainsi que la gastronomie réunionnaise. Egalement le mode de vie réunionnais, c’est-à-dire l’ambiance conviviale et tranquille de l’île, par opposition à l’individualisme et le stress des grandes villes d’Europe (Paris, Amsterdam, Londres)".

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Marketing summit dans les Ardennes belges.

Quels ont été les avantages / inconvénients du fait de venir de la Réunion dans votre parcours ?

"Tout Réunionnais est porteur d’une sorte de double nationalité si l’on peut dire (réunionnais, français), voire triple si on tient compte des origines asiatiques, malgaches et autres, ce qui est un avantage certain en terme d’ouverture d’esprit. Cependant il existe parfois chez les Réunionnais un sentiment sous jacent de dévalorisation et de honte d’être « des îles », ou même d’avoir cet accent qui est le nôtre, qui fait pourtant partie de notre patrimoine. Mais ce sentiment ne dure jamais très longtemps lorsque l’on se rend compte que l’on n’est ni moins bien, ni mieux, du fait de notre statut de réunionnais".

Quel est votre regard sur la situation socio-économique de l’île ?

"La Réunion est une terre de contrastes, confrontée à des problèmes comme le chômage. Les inégalités se voient plus qu’ailleurs, car tout est concentré sur un petit bout de terre. Il n’y a pourtant pas lieu d’être pessimiste, car notre île recèle de grandes richesses, notamment humaine. Je suppose qu’il manque à la Réunion de grand projets novateurs et porteurs d’emplois, comme par exemple dans l’environnement et la recherche, qui pourraient faire de notre île un pôle d’excellence dans cette partie du monde".

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

"D’aller voir ce qui se passe ailleurs bien sûr ! C’est une expérience inestimable dont il serait bête de se priver, d’autant qu’il y a plus de facilités pour partir aujourd’hui".

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