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Les femmes, petites ou grandes, au coeur de la passion des livres


Epistémologie et historiographie : les femmes, objet de l’Histoire ; des écrits historiques sur les femmes.


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baie des gallions

En ce qui concerne l’histoire de l’histoire des femmes (au pluriel), elle-même, de nombreux livres ont été publiés, le plus souvent écrits par des femmes. Il s’agit d’une histoire qui a trouvé sa place enfin, dans l’histoire des mentalités ou La Nouvelle Histoire chère aux historiens comme Georges Duby ou Jacques Le Goff, Robert Delors et dans la continuité de l’Ecole des Annales de Marc Bloch, Lucien Febvre ou de Fernand Braudel, ou Ernest Labrousse, une histoire de la vie quotidienne, de la vie privée de l’individu et touchant aux aspects psychologiques, psychanalytique de l’être humain mais aussi une histoire héritière des thématiques économique et sociales. Son champ d’investigation fait même appel aux autres sciences humaines, telles la sociologie, la psychologie et l’anthropologie, l’ethnologie, le droit mais aussi les sciences politiques. On n’est plus exclusivement dans les dates, la chronologie propre à l’Histoire événementielle positiviste mais dans une ou des perspectives plutôt thématiques. On étudie l’évolution des mentalités et ses impacts sur la société.

Je ne vais pas dans cet article, faire l’inventaire de tous les ouvrages qui ont été écrits sur le thème de la femme ; Cependant, quatre ouvrages ont particulièrement retenu notre attention :

1) Le premier livre est « l’Histoire des Femmes en Occident » publié chez l’édition Plon en 1992. Les cinq volumes qui composent cet ouvrage-clé ayant eu un succès éditorial en France, mais aussi à l’étranger sur l’histoire des femmes, sont le fruit d’une grande collaboration entre des différentes historiennes occidentales. Il s’agit d’un état de savoirs sur la marche vers l’égalité et les relations entre les sexes qui a été traduit en dix langues. Tout le travail qui a été dirigé par Georges Duby et Michelle Perrot, retrace chronologiquement l’histoire des femmes depuis l’Antiquité jusqu’au vingtième siècle (1992). Le livre qui a retenu mon attention est le cinquième tome de cette édition publié sous la direction de Françoise Thébaud intitulé le XXème siècle. Par son ambition encyclopédique, ce livre a le mérite de ne rien laisser dans l’ombre sur l’histoire des femmes européennes et américaines. Mais l’histoire des femmes asiatiques, africaines, européennes de l’Est, indiennes, afghanes ou australiennes reste encore à écrire. Par ailleurs, le volume cinq semble dépassé ou incomplet sur certains points, car il ne prend pas en compte les femmes de « l’Europe de l’Est ». Ces femmes sont désormais européennes depuis l’effondrement de l’URSS et l’effort et le souhait de certains pays de l’Est à vouloir intégrer l’Union européenne ne fait que confirmer cet état d’esprit. Les bouleversements de l’histoire elle-même, nous montrent que l’histoire des femmes s’inscrit dans l’histoire du temps présent voire dans l’histoire immédiate et à multiples facettes, c’est-à-dire une histoire mouvementée, partielle et partiale, sous surveillance, et à sources multiples : sources écrites (historiques, textes de lois, décrets et littéraires), mais aussi l’iconographie (l’image, la photographie, les cartes postales, la peinture, la sculpture, l’architecture, les timbres), le cinéma, les médias (l’audiovisuel), la publicité, la télévision (notamment sur les débats politiques au sein de l’assemblée nationale) mais aussi les enquêtes orales et interviews. Le livre met en relief la femme dans sa vie professionnelle, familiale, et publique. Cependant, sur le cas français, de nombreuses avancées de la marche féminine vers les chemins de l’égalité « on parle de révolution inachevée ou encore de révolution qui s’accomplit », font que ce livre mérite d’être complété voire mis à jour. Le livre a été publié en 1992 et on est en 2009. En France, on assiste à une multitude de cas sur le thème de la femme. Malgré la tertiarisation de la société s’accompagnant d’une féminisation, les femmes restent touchées par le chômage et la précarité. Elles sont moins bien rémunérées malgré une meilleure réussite scolaire des filles et l’adoption des lois d’égalité professionnelle (9 mai 2001). Naît alors une véritable dualisation des destins féminins : si les mieux dotées scolairement peuvent faire carrière et vivre dans des bonnes conditions, d’autres doivent accepter des emplois sous-qualifiés aux horaires flexibles et faire face aux nombreuses difficultés de la vie quotidienne. En ce qui concerne la famille et la maternité, ce sont des valeurs partagées par les générations actuelles, car elles sont le lieu de construction de l’identité et le berceau du futur bonheur. De nouvelles lois ont marqué l’histoire familiale. Je peux citer l’exemple de l’égalité hommes/femmes dans la transmission du nom, ou encore celui lié aux améliorations des droits successoraux du conjoint survivant. En ce qui concerne la société française actuelle, voici les chiffres récents donnés par Françoise Thébaud dans l’introduction de la réédition du livre Histoire des Femmes en Occident :

« Si le nombre annuel des mariages tend à se stabiliser autour de 300 000, les cohabitations restent très nombreuses (un couple sur six), les naissances hors mariage atteignent 40 % à la fin des années 1990, où on compte 38 divorces pour 100 mariages, 9% de familles recomposées et 16 % de foyers monoparentaux. (...) la monoparentalité, pour l’essentiel féminine, rime souvent avec pauvreté (on reconnaît aujourd’hui une féminisation de la pauvreté), la solitude sous toutes ses formes apparaît autant choisie que subie ».

Le XXème siècle est le siècle de l’émancipation des femmes. Au XXIème siècle, l’histoire des femmes continue son chemin vers l’égalité politique, professionnelle, juridique, familial et social. Enfin, de nos jours le thème qui préoccupe les politiciens et les historiens concerne la femme dans la vie politique et publique (la notion de parité). Pour conclure sur ma réflexion portant sur ce premier livre, je dirai comme Georges Duby et Michelle Perrot l’ont si bien dit à propos des cinq volumes qu’ils ont dirigés : « Bilan provisoire, instrument de travail, plaisir de l’Histoire, lieu de mémoire, telle sera, nous l’espérons, cette Histoire des femmes en Occident ».

2) Le deuxième ouvrage qui a retenu notre attention, est la revue l’Histoire, le numéro spécial sur les Femmes (245 du juillet-août 2000) porte comme titre les Femmes, 5000 ans pour l’égalité de Pénélope à Hillary Clinton. Il s’agit d’un numéro qui tout en respectant la chronologie, met aussi en avant suivant des axes d’études thématiques (le matriarcat, le mythe des Amazones, la polygamie, et la polyandrie, les reines, les canons de la beauté, le couvent, le code civil, la misogynie, la guerre), toute l’épopée féminine. L’ouvrage suit la chronologie et retrace l’histoire des femmes depuis les femmes d’Athènes jusqu’au temps d’Elisabeth Guigou ou de Michelle Aniot-Marie (Ministre de la Défense en 2002), faisant l’épopée de la lente progression des femmes du monde mais surtout françaises vers l’égalité des sexes et vers des postes-clés à pouvoirs. Les différentes phases de l’évolution de l’émancipation et de la reconnaissance de la femme, sont mises en exergue à travers la mise en avant des signes prémonitoires présents dans toute l’Histoire de l’Humanité : (politique : le rôle joué par les reines et les régentes auprès des rois, culturels et littéraires : les salons du XVIIIème siècle, spirituels : le pouvoir des abbesses dans les couvents, et enfin privé : le pouvoir que détenaient les mères de famille au sein de la cellule familiale).

3) Le troisième ouvrage qui nous semble incontournable sur la femme française cette fois-ci est celui de Christine Bard intitulé « les Femmes dans la société française au XXème siècle » publié chez Armand Colin en mai 2001. Ce livre a le mérite de prendre comme champs de recherches, exclusivement les femmes françaises. Par ailleurs, ce livre actualise l’état des connaissances sur le sujet concerné. A travers dix chapitres répartis en deux parties qui respectent l’approche d’un plan chronologique (1914-1945 et 1945-2001), Christine Bard nous montre l’évolution de la condition féminine en France en explorant tous les domaines : la vie au foyer, le monde du travail, la vie politique et les aspects culturels. L’auteur place la femme française au cœur des évolutions de la société française. Le livre cherche à montrer les deux volets de l’histoire des femmes : 1) la mère de famille, la femme soumise, discriminée, minorisée, marginalisée dont le rôle historique d’épouse a été négligé ou déformé par les préjugés masculins et 2) la femme émancipée, conquérant ses droits, et savourant ses nouvelles libertés. Utilisant des sources variées telles les archives, les enquêtes orales, les discours, les sondages, les films, les affiches publicitaires, les romans, les mémoires, les entretiens, l’auteur a voulu mettre l’accent sur les changements intervenus au cours de ce XXème siècle dans l’histoire des Femmes (au pluriel), et les contextes idéologiques, démographiques, économiques, et culturels qui ont influencé cette histoire inséparable de celle des hommes. Si l’histoire des Femmes était négligée par l’histoire politique et militaire, l’histoire nationale de l’école positiviste, mais aussi par l’histoire économique et sociale développée par l’école des Annales, Christine Bard remet la pendule à l’heure en privilégiant la problématique de l’émancipation, de la promotion, de la libération, du combat féministe pour l’égalité des sexes et de la conquête des droits par les Femmes. Tout son travail repose sur le passage d’une société sexiste et misogyne à une société plus ou moins égalitaire.

4) Le quatrième livre que j’ai beaucoup apprécié, moi qui suis un grand bibliophile, est celui de l’Historienne italienne Benedetta Craveri intitulé « Reines et Favorites : le pouvoir des Femmes » édité chez France Loisir en février 2008. L’auteur est professeur d’université en Italie, spécialiste de la civilisation française des XVIIème-XVIIIème siècle. Elle est passionnante à lire. De Diane de Poitiers à Marie Antoinette, elle nous replonge dans une histoire féminine rayonnante qui s’est déroulée dans les coulisses des châteaux de la Renaissance et celui, incontournable de Versailles. L’auteur qui a publié en 2008 ce livre, nous retrace une histoire de France exceptionnelle écrite et relue sous le regard et les destinées des femmes sans lesquelles, la Grande Histoire De France n’aurait jamais été celle que l’on connaît dans les livres scolaires depuis l’école primaire. Ce livre que j’ai dévoré avec passion et impatience, est magnifique et reste un grand hommage rendu aux femmes qui ont marqué les anecdotes de l’Histoire indispensables à la compréhension de l’ensemble. Benedetta Craveri rend hommage à toutes celles qui ont donné naissance aux Rois de France et européens et qui ont été des mères, des sœurs, des épouses et évidemment la partie croustillante, des maîtresses de la monarchie française aux XVIème, XVIIème, et XVIIIème siècles. Sans elles, il n’y aurait eu, ni Louis XIII, ni Louis XIV, ni Louis XV, ni Louis XVI et évidemment ni Louis XVII et le mystère du Temple. L’écriture de l’Histoire et l’étude de la généalogie ont durant longtemps oublié que ces rois de France avaient aussi eu une mère, des maîtresses, des épouses et des sœurs qui ont donné d’ailleurs naissance par les alliances matrimoniales qui concluaient les traités des fins de guerres, d’autres rois et reines en occurrence en Angleterre, en Autriche et en Espagne. Sans elles, de nombreux mythes et anecdotes historiques comme celle de des Amours interdits de Mazarin, le mariage de Henri de Navarre avec la Reine Margot, symbole de la lutte de pouvoirs entre protestants et catholiques, les poisons et les talismans de Catherine de Médicis, la légende de l’Homme au Masque de Fer sensé être le frère jumeaux de Louis XIV, la mort mystérieuse de louis XVII dans la prison du Temple, ne seraient peut-être pas nés. Sans elles, toutes l’Histoire de France aurait été écrite différemment. Il ne faut pas oublier les rôles joués par les Régentes aux XVIème et XVIIème siècle. Les Femmes ont bel et bien leurs places bien méritées dans l’Histoire et il faut en parler.

TAMIM KARIMBHAY

BIBLIOGRAPHIE

La bibliographie donne aux lecteurs quelques pistes de lecture récentes sur l’histoire des femmes. Elle n’a pas l’ambition d’être exhaustive. Nous avions voulu distinguer les ouvrages généraux des ouvrages spécialisés sur le sujet concerné. Cette bibliographie comporte tous les ouvrages que j’ai lus intégralement depuis et tout au long de mes années universitaires, puis par passion pour l’Histoire, par curiosité, par amour de la recherche sur les thèmes relevant de l’Histoire des Mentalités dite encore la Nouvelle Histoire dont les précurseurs restent les grands historiens de l’Ecole des Annales dans les années 1920, comme Lucien Febvre et Marc Bloch et dont les fondateurs restent à partir des années 1970, Jacques Le Goff, Fernand Braudel, Georges Duby, Philippe Ariès, Robert Delors, Louis Stouff, Jean Delumeau entre autres…

A) LES OUVRAGES GÉNÉRAUX ET COLLECTIFS TOUCHANT AU THÈME DE LA FEMME

- ADLER Laure, La Vie quotidienne dans les maisons closes (1830-1930), Hachette, 1990.
- BADINTER Elisabeth, L’Amour en plus, Histoire de l’amour maternelle XVII-XXème siècles, Paris, Flammarion, 1980.
- BADINTER Elisabeth, L’un est l’autre. Des relations entre hommes et femmes, Paris, Odile Jacob, 1986.
- Histoire de la Famille, tome II, le Choc des modernités, BURGUIERE André, KLAPISCH-ZUBER Christiane, SEGALEN Martine, ZONABEND Françoise, Paris, Armand Colin, 1986.
- Histoire de la population française, DUPAQUIER Jacques, Paris, PUF, 1988, tome IV, de 1914 à nos jours.
- Histoire de la vie privée, (sous la direction de) ARIÈS Philippe et DUBY Georges, tome V, De la Première Guerre mondiale à nos jours, PROST Antoine et VINCENT Gérard, Paris, Le Seuil 1987.
- Histoire des femmes en Occident, (Sous la direction de) DUBY Georges et PERROT Michelle (sous la direction de Françoise THEBAUD), tome V, de la Première Guerre mondiale à nos jours, Paris, Pion, 1991
Rossiaud Jacques, La Prostitution médiévale (Préface de Georges Duby), Nouvelle Bibliothèque Scientifique, Flammarion, 1988.
Verdon Jean, Les Loisirs au Moyen Age, Tallandier 1980,
Verdon Jean, Les Françaises pendant la guerre de Cent ans, Perrin, 1991.(Ouvrage couronné par l’Académie française.
Verdon Jean, La Nuit au Moyen Age, Perrin, 1994.
Verdon Jean, Le Plaisir au Moyen Age, Perrin, 1997.

B) OUVRAGES SPECIALISES ET EPISTEMOLOGIQUES SUR LA FEMME

- DUBY Georges et PERROT Michelle (sous la direction de ), Images de femmes, Paris, Pion, 1992 ; Femmes et histoire, actes du colloques, Paris, Pion, 1993.
- BARD Christine, Les Femmes dans la société française au XXème siècle, Paris, Armand Colin, 2001.
- BATTAGLIOLA Françoise, Histoire du travail des femmes, Paris, La découverte, 2000.

- CHAPERON Sylvie, les Années Beauvoir 1945-1970, Paris, Fayard, 2000.
- COVA Anne, Maternité et droits des femmes en France (XlX-Xxème siècles), Paris, Anthropos, 1997.
- DELUMEAU Jean (sous la direction de), La Religion de ma mère. Le rôle des femmes dans la transmission de la foi, Paris, Cerf, 1992.
- GAUTHIER Xavière, Naissance d’une liberté. Contraception, avortement : le grand combat des femmes au XXème siècle, Paris, Robert Laffont, 2002.
- GHERAICHE W, Les Femmes et la République, Paris, Editions de l’Atelier, 1999.
- MARTIN Jacqueline (sous la direction de), La parité. Enjeux et mise en œuvre, Toulouse, Presse Universitaire du Mirait, 1998.
- MARUANI M, Les Nouvelles Frontières de l’inégalité. Hommes et femmes sur le marché du travail, Paris, La Découverte/Mage, 1998.
- MONTREYNAUD F, le XXème siècle des femmes, Paris, Nathan, 1999.
- PERROT Michelle, « An 2000 : quel bilan pour les femmes ? » Problèmes politiques et sociaux, Paris, la Documentation française, 2000.
- PICQ F, Libération des Femmes, les années mouvements, Paris, le Seuil, 1993.
- SOHN Anne-Marie, Thelamon Françoise (sous la direction de), L Histoire sans les femmes est-elle possible ?, Paris, Perrin, 1998.

- THEBAUD Françoise, Ecrire l’histoire des femmes, ENS Editions Fontenay/Saint-Cloud, 1998.

C) CHRONOLOGIE DIRECTIVES

Cette chronologie inspirée de L’Histoire numéro spécial 245 du juillet-août 2000, les Femmes de Pénélope à Hillary Clinton, 5000 ans pour l’égalité est complétée par d’autres dates-clés de l’histoire de femmes figurant dans les livres cités dans la bibliographie, dans des nombreux manuels scolaires et complétée par les faits d’actualité :.
PETITE HISTOIRE DE LA FEMME FRANÇAISE A TRAVERS DES DATES. Une histoire inséparable de celle des hommes et les signes prémonitoires présents dans l’Histoire d’une révolution féminine et d’une mutation égalitaire à venir. Même si notre sujet concerne la période de 1914 à nos jours, nous nous sommes permis de faire un petit rappel des faits pour la période d’avant-guerre pour que le lecteur puisse se repérer convenablement et voir l’évolution et les limites de ce grand sujet dans le temps.

1226 : A la mort de Louis VIII, la reine Blanche de Castille assure la régence pour son fils Louis IX.

1328 : A la mort du dernier fils de Philippe le Bel, Charles IV, qui ne laisse aucun héritier mâle, il est affirmé (par référence à la loi salique, publiée en 508) que les femmes ne peuvent régner sur le royaume de France.

1560 : Catherine de Médicis devient régente.

1609 : L’abbesse Angélique Arnauld réforme le monastère de Port-Royal.

1610-1630 : Marie de Médicis devient régente.

1643 : Anne d’Autriche devient régente à la mort de Louis XIII. Elle gouvernera, avec Mazarin, jusqu’en 1661.

1648-1653 : Madeleine de Scudéry publie le Grand Cyrus, roman galant qui connaît un grand succès. Elle inaugure l’ère des salons : Mme Geoffrin (1699-1777) subventionne Y Encyclopédie et réunit artistes, savants, philosophes ; Mme du Deffand (1697-1780) reçoit Fontenelle, Montesquieu, Marivaux.

1759 : Naissance du Journal des Dames, écrit par et pour les femmes.

1761 : Julie ou la Nouvelle Héloïse de Rousseau : succès auprès des femmes.

1789 (5-6 octobre) : les femmes marchent sur Versailles d’où elles ramènent lafamille royale.

1790  : Création de clubs de femmes.
- 3 juillet : Condorcet, Sur l’admission des femmes au droit de cité.

1791 (28 octobre) : Olympe de Gouges présente à la Convention la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

1792 (11 août) : Election d’une assemblée au suffrage « universel » masculin

1792-septembre : Instauration du divorce. Création de l’état civil laïque.

1793 (3 novembre) : Exécution d’Olympe de Gouges et le 8 novembre de Manon Roland, considérée comme l’égérie des girondins.

1795 (24 mai) : Décrets interdisant aux femmes d’assister à toute assemblée politique, de s’attrouper à plus de cinq.

1804 (mai) : Le code civil consacre l’incapacité juridique de la femme mariée.

1816 : Suppression du divorce.

1838 : Première école normale d’institutrices.

1848 (20 mars) : Eugénie Niboyet crée La Voix des femmes, qui réclame le vote des femmes.

1850 : La loi Falloux oblige les communes de plus de 800 habitants à avoir une école primaire de filles.

1861 : Julie Victoire Daubié, première bachelière.

1871 (18 mars-28 mai) : Commune de Paris ; création de clubs de femmes. Louise Michel, communarde, sera déportée à Nouméa.

1874 : Interdiction du travail des femmes dans les mines.

1875 : Première femme française médecin.

1877 : Hubertine Auclert crée le Droit des femmes, association suffragiste.

1879  : Ouverture d’établissement de formation des institutrices.

1880 (21 décembre) : La loi Camille Sée organise l’enseignement secondaire féminin.
La Sorbonne s’ouvre aux filles.

1881 (9 avril) : Loi autorisant les femmes à ouvrir un livret de Caisse d’épargne sans autorisation de leur époux.
Juillet : création de l’Ecole normale supérieure déjeunes filles de Sèvres.

1882 (28 mars) : Loi Jules Ferry instituant l’obligation de l’enseignement primaire pour les filles comme pour les garçons.

1884 (27 juillet) : Loi Naquet rétablissant le divorce mais excluant le consentement mutuel. La faculté de droit accueille sa première étudiante : c’est une femme mariée qui vient accompagnée de son mari et du secrétaire de la faculté, par crainte du scandale...

1897 (9 décembre) : Marguerite Durand crée la Fronde, quotidien entièrement dirigé et fabriqué par des femmes.

1900 : Première femme française avocate.

1907 (13 juillet) : Loi donnant la possibilité à la femme mariée de disposer de ses revenus. Jeanne Chauvin, première avocate.

1909 : Loi instituant un congé de maternité de huit semaines (sans traitement). -Le port du pantalon n’est plus un délit si la femme tient à la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval.

1913 : Il y avait 4524 femmes à l’Université pour 37783 hommes.

1915 (3 juin) : les femmes disposent de l’autorité paternelle en l’absence du mari et pour la durée de la guerre.

1917 (14 mai) : Grèves de couturières de la maison Jenny et grève des obusières. (2 août) : Loi sur la création des chambres d’allaitement dans les usines.

1919  : Création d’un baccalauréat féminin.
(15 juillet) : Déclaration pontificale en faveur du vote des femmes.

1920  : Loi contre l’avortement et la contraception. Les femmes peuvent adhérer à un
syndicat sans autorisation de leur mari. Les institutrices obtiennent l’égalité de
rémunération avec les hommes.

1922 : La Garçonne de Victor Margueritte.

1936 (juin) : Léon Blum nomme trois femmes sous-secrétaires d’Etat.

1939 : Code de la famille. Allocation pour la mère au foyer.

1941  : Berty Albrecht organise avec Henri Frenay le mouvement de résistance Combat. Arrêtée, elle meurt en 1943.
25 mai : Officialisation de la fête des mères.

1942 (15 février) : L’avortement est déclaré crime contre l’Etat, passible de la peine de mort.

1944 (21 avril) : Ordonnance d’Alger du Général de Gaulle qui accorde le droit de vote aux femmes.
(Novembre) : Les femmes sont admises dans les jurys d’assises.

1945  : Loi instituant le congé de maternité obligatoire et indemnisé 50 pour 100.

1946  : Le préambule de la Constitution pose le principe de l’égalité des droits entre hommes et femmes.

1947  : Germaine Poinson-Chapuis est la première femme nommée ministre.

1949 : Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir.

1965 : La femme peut exercer une activité professionnelle et ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de son mari. A Londres, Mary Quant lance la mini-jupe.

1967 (décembre) : La loi Neuwirth autorise la contraception, (celle-ci sera remboursée en 1974).

1968  : Les revendications féministes se multiplient avec le Mouvement de Libération Féminin.

1970  : « L’autorité paternelle » est remplacée par « l’autorité parentale ».

1971  : La presse publie le manifeste des 343 qui se sont fait avorter.

1972  : Loi posant le principe de l’égalité de rémunération pour les travaux de valeur égale.
Octobre : Procès de Bobigny. Une mineure, défendue par Gisèle Halimi, est jugée pour avortement.

1974  : Françoise Giroud devient secrétaire d’Etat à la Condition féminine.

1975  : Loi instituant le divorce par consentement mutuel.

1975 (17 janvier) : Loi Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse.

1980  : Marguerite Yourcenar rentre à l’Académie française.

1981  : Création du Ministère des Droits de la femme.

1982  : Remboursement de l’interruption volontaire de grossesse par la Sécurité sociale.

1983 (13 juillet) : Loi Roudy qui interdit toute discrimination professionnelle en raison du sexe.

1986 : Circulaire légalisant l’emploi du féminin pour les noms de métier.

1990 (5 septembre) : Arrêt de la Cour de cassation condamnant le viol entre époux.

1992 : Nicole Notât, première dirigeante syndicale, prend la tête de la CFDT. Vote de deux lois, l’une réprimant les violences conjugales, l’autre sanctionnant le harcèlement sexuel au travail.

1999 (28 juin) : Réforme de la Constitution : la loi « favorise » l’égal accès des
hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives. La parité entre dans les faits avec la loi du 3 mai 2000 et a été mise en application aux élections municipales de 2001.

2000  : Loi sur la parité qui favorise l’égalité d’accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux. Légalisation du travail de nuit pour les femmes. Le temps légal pour pratiquer l’IVG passe à 12 semaines.

2002 (juillet) : L’Histoire des Femmes est au programme du concours de PLP2 Lettres-Histoire.

2007 : Candidate socialiste Ségolène Royal se présente aux élections présidentielles. Elle a obtenu 47 pour 100 des voix au second tour face à Nicolas Sarkozy.

2007 : De nombreuses femmes font parti du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a été élu le 06 mai 2007.

2008-2009 : Huguette Bello devient maire de la commune de Saint Paul à La Réunion.

03 juin 2008 : L’Histoire des Femmes est la thématique du dossier de l’examen de BEP industriels et tertiaires à l’île de La Réunion.

2009 : L’Histoire des Femmes devient une séquence intégrale et « un objet d’étude » à lui tout seul dans les nouveaux programmes D’HISTOIRE/GEOGRAPHIE du BACCALAUREAT PROFESSIONNEL.

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