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Travailleur des TAAF : Patrick Payet, chef de mission à Tromelin


En 25 ans de missions dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises, Patrick aura vécu le meilleur comme le pire. Depuis l’île de Tromelin où il est affecté avec deux collègues, il évoque ses missions et ses plus beaux souvenirs.

Portrait 2 de la série « En mission dans les TAAF : Réunionnais (du bout) du monde », publié dans Le Quotidien


Mon parcours

Je m’appelle Patrick Payet, j’ai 47 ans et je suis originaire du quartier des Lianes à Saint-Joseph. Après un CAP en maçonnerie, j’ai effectué mon service militaire en Allemagne. Avec mes initiales dans les TAAF, tout le monde m’appelle « PP ».

Ma rencontre avec les TAAF

C’est en consultant les annonces à Pôle Emploi, après mon retour du service militaire en 1993, que j’ai postulé pour un poste aux TAAF. J’ai commencé ma première mission à Kerguelen en tant que manœuvre maçon. J’ai gravi les échelons au fil de mes expériences sur les différents districts austraux et les îles Eparses, en tant que chef de mission à Tromelin ou chef d’équipe sur les districts de Kerguelen, Crozet, Saint-Paul ou Amsterdam. Cela fait 25 ans que je travaille pour les Terres Australes et Antarctiques Françaises !

La logistique

Nous sommes acheminés à Tromelin par avion militaire ; le vol dure une heure trente. A bord il y a tout le ravitaillement en alimentation et les matériaux nécessaires à l’entretien de la base pour les deux mois de mission. J’ai une fiche de tâches et à l’arrivée on s’échange les consignes avec le chef de mission sortant. Nous sommes trois à résider sur l’île, tous trois contractuels réunionnais.

La mission

A Tromelin, je m’occupe d’entretenir les bâtiments, le matériel, la piste d’atterrissage, du traitement de l’eau mais aussi de compter les traces de tortues et de veiller à leur bien-être. Lorsqu’une tortue s’égare sur la piste d’atterrissage, on la ramène au plus près de la mer. Sur l’île, nous disposons de deux groupes électrogènes.

Une journée type à Tromelin

- Réveil à 6 h
- Allumage du groupe principal
- Comptage des traces de tortue
- Entretien de la piste d’atterrissage et du bâtiment
- Préparation du repas pour la journée
- Ramassage des déchets sur la plage
- Extinction du groupe électrogène à 22h

Les contacts avec l’extérieur

Une fois par semaine, on est en liaison avec le service technique des TAAF à Saint-Pierre. Plus globalement des contacts sont possibles avec le siège des TAAF, nos familles, et éventuellement le SAMU en cas d’urgence. Les moyens de communication sont les mails, le téléphone et l’appareil INMARSAT. Nous avons droit à 10 min de téléphone par semaine pour contacter nos familles !

Ma motivation

Elle est multiple : le travail, l’esprit d’équipe et la fabuleuse aventure humaine que constituent ces missions dans les TAAF ! Les rencontres qu’on y fait, le profil et le caractère de chaque hivernant sont uniques. Et puis, il y a la nature exceptionnelle de ces îles. J’ai eu la chance de rencontrer manchots, albatros, éléphants de mer dans les îles australes… C’est une opportunité formidable de découvrir ces animaux du bout du monde. Je dirais qu’on attrape le « syndrôme taafien » dès la première mission !

Mon plus beau souvenir

Il s’agit d’une mission sur l’île d’Amsterdan – Saint-Paul d’août 1997 à avril 1998 : entente entre les hivernants, ambiance, vie en communauté… Tout a concouru à faire de cette mission une expérience inoubliable ! A l’opposé le plus difficile pour moi a été d’apprendre un décès dans ma famille, et de ne pas pouvoir rentrer auprès des miens pour cette épreuve douloureuse.

Mon conseil à ceux qui voudraient se lancer

Il faut avoir un mental d’acier pour accepter de vivre éloigné de sa famille (surtout de ses enfants), être motivé, avoir une bonne santé, avoir l’esprit d’équipe et surtout... savoir vivre en communauté !

Pour aller plus loin...

Depuis sa création en 1954, la station météorologique de Tromelin s’est avérée d’un grand intérêt pour la détection des formations cycloniques dans le sud-ouest de l’océan Indien. En effet, la plupart des perturbations menaçant Madagascar ou les Mascareignes (île de La Réunion – île Maurice) se forment ou passent au voisinage de cette île.

L’histoire de l’île de Tromelin a été marquée par celle de ces esclaves malgaches naufragés, puis oubliés sur place pendant quinze ans (1761-1776). Les récentes campagnes archéologiques ont permis d’en savoir davantage sur leurs conditions de vie sur cet îlot balayé par les vents de l’océan Indien.

+ d’infos : www.taaf.fr / www.facebook.com/TAAFofficiel


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Article paru dans Le Quotidien (août 2016)

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