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Ouverture à l’international des entreprises réunionnaise : état des lieux


Auteur d’une nouvelle Charte Export en 2010, le Club Export Réunion / Océan Indien souhaite que le développement international des entreprises locales s’inscrive parmi les priorités stratégiques réunionnaises des prochaines années. Il livre une analyse des forces et faiblesses de l’ouverture internationale de l’économie locale.


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Club Export Réunion / Océan Indien

Se développer à l’international par le biais de l’implantation à l’étranger devient incontournable.
Ce choix stratégique qui peut se faire par le bais d’accords de coopération, les transferts de
technologie, la création de joint-venture ou encore l’établissement de filiale ne correspond pas à une
forme cachée de délocalisation.

C’est au contraire une solution forte pour inciter nos entreprises industrielles ou de services à
augmenter leur activité globale et donc leur poids dans la zone.

De plus c’est un impératif pour permettre aux jeunes Réunionnais qualifiés, qui représentent un
potentiel de ressources humaines à haute valeur ajoutée, de trouver des débouchés à l’heure où la
question de l’emploi est primordiale.

ETAT des LIEUX du DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL de la REUNION

Les FAIBLESSES :

- Moins de 2% de l’ensemble des sociétés réunionnaises exportent quand ce ratio est
d’une entreprise sur 20 en métropole

- La Réunion se classe au 23ème rang régional en 2009 du palmarès des régions
exportatrices françaises

- Le déficit de la balance commerciale sur les échanges de biens s’est de nouveau
accru en 2008 et il touche l’ensemble des familles de produits, à l’exception du sucre,
du rhum et du poisson.

- Les échanges de la Réunion restent très polarisés sur la métropole qui représente
2/3 des échanges de l’ile.

- Méconnaissance des chiffres de l’export de services qui sont difficilement
mesurables.

- Ressources financières limitées des entreprises pour permettre leur développement
à l’export

- Problématique de ressources humaines liée à un manque de formation en
commerce international (interne/externe à l’entreprise).

- Méconnaissance et sous-utilisation des dispositifs publics d’appuis et d’aides au
commerce international.

Les FORCES :

- 208 entreprises réunionnaises ont investi à l’extérieur en 2007, un quart sont
présentes dans la zone (Afrique-Océan Indien).

- 24 Volontaires Internationaux en mission à l’étranger pour le compte d’entreprises
réunionnaises fin 2009 (soit 38 depuis 2001).

- Des dirigeants motivés par l’aventure export avec une démarche avancée ; qui
s’insèrent dans des réseaux, et réfléchissent aux problèmes de commerce
international et de logistique ; ils s’informent et se forment.

- Une expertise à faire-valoir sur des marchés de niches avec des avantages
concurrentiels indiscutables.

- Une image de qualité dans la zone même s’il reste important de la développer.

- Un réseau d’organismes d’accompagnement de projets conséquent.

- Appartenance à l’Union Européenne : la Réunion est le seul département français et
région européenne dans l’océan indien ce qui implique des infrastructures de haut
niveau, un environnement réglementaire et juridique clair, une forte technicité chez
les entreprises, un accès aux financements européens…

- Infrastructures portuaires et aéroportuaires de qualité : Troisième port français,
Port-Réunion rivalise avec les ports européens pour le trafic conteneurs.

- Des formations de haut niveau (Université, Ecoles d’ingénieurs, Ecole de
commerce…).

- Localisation géographique stratégique au coeur d’une région dynamique, sur deux
axes de trafic maritime : un axe nord-sud entre l’Europe (principalement la France) et
les îles de l’océan indien, et un axe transversal entre l’Afrique (notamment la
République sud-africaine) et l’Asie.

Seulement 2% des entreprises réunionnaises exportent

A la Réunion, tous les milieux qu’ils soient politiques, institutionnels ou économiques,
s’accordent pour prôner plus d’ouverture à l’international, plus de coopération régionale.
Tous reconnaissent les atouts des entreprises réunionnaises, tant dans la production de
biens que de services. Chacun insiste sur la nécessité vitale de se développer à
l’international et plus particulièrement dans cette partie du monde regroupant le tiers de
l’humanité et conservant un taux de croissance positif.

Alors pourquoi moins de 2% des entreprises réunionnaises exportent ?

Deux raisons principales. La première : la croissance de notre marché intérieur suffisait au
développement de nos entreprises. Ce n’est plus le cas maintenant. La seconde tient plus de
la méconnaissance : « je ne sais pas par quel bout commencer, quels marchés viser ? A qui
m’adresser ? », nous confient souvent les chefs d’entreprises tentés par l’export.

Et pourtant, la méthode, les réseaux, les experts, les appuis, sont là. D’ailleurs beaucoup de
pays nous envient la qualité de nos dispositifs de soutien (Ubifrance, Coface…)
On ne va pas à l’export uniquement dans l’espoir de gagner quelques milliers d’euros de
plus. C’est une véritable démarche structurante qui doit être conduite pas à pas.

L’export ne s’improvise pas, il se maitrise.
L’export pour nos économies insulaires est vital, car nos marchés sont petits, même si
jusqu’à présent ils étaient en croissance. Il permet de se confronter à la vraie concurrence
et de mieux se préparer aux attaques de notre marché intérieur qui sera de toute façon de
plus en plus ouvert.

L’export renforce donc les entreprises et les aide à amortir les effets de la crise.
En effet, le contexte international est difficile. Les chiffres du commerce extérieur sont
mauvais parce que la demande est mauvaise en Europe et sur la plupart des marchés
mondiaux, à quelques rares exceptions près.

Trop peu d’entreprises réunionnaises sont aujourd’hui présentes à l’export bien qu’elles
aient investi ces dernières années dans des secteurs variés et aient développé des produits
ou des services innovants. La majorité d’entre elles, comme en métropole, sont par ailleurs
des PME, à plus de 80%. Un nombre important d’entreprises exportatrices comptent même
moins de 20 salariés, environ 60% d’entre elles.

Malgré cela plus de 450 personnes ont participé au Salon de l’Exportation organisé par le
Club Export les 23 et 24 septembre 2009. Les entreprises réunionnaises s’intéressent à
l’export et commencent à regarder au-delà du marché réunionnais dont on ne peut pousser
les limites naturelles, pour rechercher de nouveaux débouchés pour leurs produits et
trouver des économies d’échelle.

Aujourd’hui les exportations se font au détriment des pays de la zone. Les principaux
marchés pour les produits locaux se situent aujourd’hui au-delà de l’Europe qui absorbe
pourtant le tiers des exportations, sur les marchés de forte croissance comme l’Asie-
Océanie.

Certaines entreprises réunionnaises n’ont pas peur, vont plus loin et surtout réussissent à
conquérir des marchés réputés exigeants et friands d’innovations. Elles ont raison d’aller là
où la demande est forte, où la croissance est forte, où l’appétit pour de nouveaux produits
est grand.

Faire le choix de l’export c’est :

- Augmenter son chiffre d’affaires
- Diversifier ses marchés
- Développer sa notoriété
- Accroitre sa technicité
- Développer des emplois

Pour se lancer durablement dans le développement international nos entreprises
réunionnaises ont besoin d’être soutenues financièrement, accompagnées durablement,
insérées dans les réseaux, formées et informées.

D’autres régions françaises l’ont fait, pourquoi pas nous ?
Il suffit pour cela de décider de placer le développement international des entreprises
comme l’un des éléments centraux de la politique de développement économique locale en
mettant en place un PLAN REGIONAL DE DEVELOPPEMENT DES EXPORTATIONS (PRDE).

C’est d’ailleurs dans cet objectif et afin de tracer des lignes de perspectives pour l’avenir que
s’inscrit cette charte.

Notre volonté est double :

- augmenter le nombre d’entreprises réunionnaises à l’international et accroître leur
volume exporté,

- améliorer la lisibilité et la cohérence du dispositif réunionnais d’accompagnement à
l’export.

Une charte Export

Pourquoi une Charte ?

Pour initier une réflexion globale sur l’ouverture à l’international de l’île de la Réunion

Pour faire du développement international des entreprises locales une des priorités stratégiques réunionnaises des prochaines années

Pour soumettre aux candidats aux élections régionales de ce mois-ci quelques pistes de réflexions qui pourraient venir compléter leurs programmes

Pour quels objectifs ?

Augmenter le nombre d’entreprises réunionnaises à l’international et accroitre leur volume exporté, parce que faire le choix de l’export c’est :

1. Augmenter son chiffre d’affaires

2. Diversifier ses marchés

3. Développer sa notoriété

4. Accroitre sa technicité

5. Développer des emplois

Améliorer la lisibilité et la cohérence du dispositif réunionnais d’accompagnement à l’export.

Nos 4 recommandations

1- Evaluer la situation régionale au travers d’un diagnostic du commerce extérieur réunionnais.

2- Structurer la Réunion à l’international par la définition d’un plan régional de développement des exportations (PRDE).

3- Encourager les primo-exportateurs pour créer un "déclic export" et Soutenir les exportateurs dans le développement de leur activité.

4- Renforcer les ressources humaines dédiées à l’export dans les entreprises et Préparer l’avenir en incitant les sociétés à avoir une dimension régionale.

Mettre le cap sur l’emploi à l’international en :

- Créant dune aide régionale au recrutement export junior (VIE)

- Créant une aide au recrutement export sénior (cadre export confirmés)

- Prenant en charge des stagiaires recrutés par des entreprises locales pour le
suivi commercial et logistique à l’international

- Développant le savoir-faire exportateur au travers de formations spécialisées
sur les techniques du commerce international selon le niveau des chefs
d’entreprises et de leurs collaborateurs (primo exportateurs, exportateurs
confirmés)

Aller plus loin par :

- La mise en place d’un dispositif de garantie des investissements des
opérateurs français intervenant dans les pays de la zone, à l’image de ce que
faisait naguère la COFACE à l’égard des exportations (Région, OSEO, Réunion
Développement, financiers privés).

- La facilitation de l’accès au foncier pour les sociétés souhaitant développer leur
base export sur la Réunion

- L’aide à l’implantation des entreprises à l’étranger pour développer le
rayonnement régional réunionnais

Lire la charte complète sur le site du Club Export

Lire aussi : Les infos sur l’emploi et les Ressources Humaines à la Réunion

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