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Murielle Chapelin, VSI à la Croix-rouge de Maurice


Représentante de la PIROI à Maurice, elle travaille sur la prévention et la préparation face aux catastrophes naturelles, risque auquel l’île sœur est particulièrement exposée. Un des postes de Volontaire de solidarité internationale ouverts dans la zone à des Réunionnais.


Pouvez-vous vous présenter ?

Murielle Chapelin, 30 ans. Je suis originaire de Saint-François, petit quartier des hauts de Saint-Denis. Je suis diplômée d’un Master Diagnostic Social et Solidaire, et d’un Mastère professionnel de Gestion des Risques sur les Territoires de l’EISTI à Paris. Je vis actuellement à l’Ile Maurice où j’exerce en tant que Volontaire de Solidarité Internationale (VSI) le poste de chargée de projet auprès de la Croix-Rouge de Maurice dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 5 du projet ‘’Building Safer and Resilient Communities in Mauritius and Rodrigues’’. Cette mission a été rendue possible grâce au co-financement de la Région Réunion et des fonds européens (Interreg V Océan Indien), en partenariat avec France Volontaires et la Plateforme d’Information Régionale de l’Océan Indien (PIROI), qui est un outil de la Croix-Rouge Française exclusivement dédié à la gestion des risques de catastrophes.

Quel a été votre parcours ?

J’ai quitté l’île après l’obtention de ma licence en Administration Economique et Social car je souhaitais me spécialiser dans le domaine de l’Economie Sociale et Solidaire. J’ai décidé de poursuivre mes études à l’Université Rouen et j’ai réalisé mon stage de fin d’études à la Fondation Banque Populaire pour le Micro Crédit à Casablanca au Maroc. Durant cinq mois, j’ai été logée chez une famille marocaine, j’ai partagé leur vie quotidienne, gouté aux savoureux plats locaux (il n’y a pas que le réputé couscous marocain, je vous assure...), et découvert les magnifiques paysages de ce beau pays qu’est le Maroc.

Avez-vous des anecdotes à partager ?

Originaire de la Réunion, j’ai un métissage qui a toujours facilité mon intégration lors de mes séjours de mobilité à l’étranger. Au Maroc, le métissage local se rapprochant de celui de la Réunion, je me fondais facilement dans la population locale. Avec mes cheveux bouclés, le hic c’est qu’on me prenait pour une Marocaine expatriée. Du coup on m’abordait souvent en arabe mais l’avantage, c’est que je pouvais marchander plus facilement dans les souks !

Et ensuite ?

Après mon apprentissage en gestion des risques, j’ai travaillé une année au Service Départemental du Service d’Incendie et de Secours (SDIS 24) et au Conseil Départemental de la Dordogne, en tant que chargée de mission. Cette immersion et première expérience professionnelle dans le domaine de la prévention des risques naturels au sein d’un territoire aussi rural et préservé que la Dordogne a été très formatrice mais également un vrai défi !

Aujourd’hui en quoi consiste votre mission de volontariat de solidarité internationale ?

Ma mission est de suivre la mise en œuvre de l’ensemble des activités du projet Building Safer 5 de la Croix-Rouge de Maurice, en partenariat avec la PIROI, qui vise à renforcer la résilience de la population face aux risques de catastrophes naturelles. Ma mission me permet d’être sur le terrain, d’agir et de sensibiliser les communautés vulnérables, de les inciter à mieux se protéger face aux risques de catastrophes que ce soit en termes de prévention ou de préparation. Il faut savoir que Maurice fait partie des territoires les plus exposés au monde aux risques de catastrophes naturelles et aux effets du changement climatique. Les activités de ma mission sont très diversifiées : sensibilisation des communautés, formation de nos volontaires, développement de partenariats, appels à projets... De plus, cette expérience me permet d’intervenir en tant que secouriste sur plusieurs postes de secours de la Croix-Rouge de Maurice.

Que vous apporte l’expérience de volontariat à l’international ?

Le volontariat est une très belle expérience de mobilité, car on est parachuté dans un nouveau milieu. On doit faire preuve d’adaptation pour s’insérer rapidement. Ce qui est formidable c’est que l’on apprend professionnellement et humainement, on fait face à des challenges… On traverse des moments de doute mais la plus-value qui en ressort nous marque définitivement. Cela façonne votre parcours, et pour ma part, cette expérience m’a permis de nouer de belles amitiés.

Quels ont été les avantages / inconvénients de venir de la Réunion ?

Je dirais le métissage. Notre île est multi-culturelle, et de ce fait, j’ai eu cette capacité à m’intégrer dans des contextes socio-culturels différents. En tant que Réunionnais, nous n’avons pas cette appréhension de la couleur de la peau et de la religion, c’est une réelle force ! Ici il y a une plus d’une dizaine de VSI réunionnais qui travaillent dans diverses organisations et associations localement. Il nous arrive de nous retrouver pour visiter l’île ensemble, ou de participer à des évènements communs...

Quel est votre regard sur Maurice et les Mauriciens ?

Ici à Maurice, il y a cette mixité culturelle et religieuse proche de la Réunion. Les Mauriciens sont très amicaux et chaleureux et ont une grande capacité de communication. On y fait toujours de bonnes affaires et on trouve beaucoup de produits avec le logo ‘’Made in Mauritius’’. De plus, le créole est aussi librement vulgarisé ici, il est parlé partout que ce soit par les locaux, dans les médias et par les autorités. Les plats comme ‘’les carris’’se rapprochent de ceux de la Réunion, et puis ici on trouve les fameux ‘’farata’’, partie intégrante de la cuisine locale mauricienne.

Les plages et les points de vue sont aussi magnifiques, on peut facilement visiter les îles avoisinantes. Aussi, j’ai eu l’opportunité dans le cadre de ma mission de mettre en œuvre des activités de sensibilisation face aux risques naturels à Rodrigues. C’est une île éco-préservée, le plastique y est banni et l’eau courante n’y coule qu’une fois par mois dans les robinets... Pour cela, les Rodriguais ont développé une résilience et des méthodes d’adaptation et de gestion de l’eau incroyable !

Quelle est l’image de la Réunion dans l’île soeur ?

Les Mauriciens adorent la Réunion. Ils sont fascinés par nos forêts, cascades, et par notre volcan, le piton de La Fournaise, notre attraction locale. Ceux qui y ont séjourné en gardent de très bons souvenirs. Un Réunionnais sera toujours bien accueilli à Maurice, et vice-versa ! Entre îles sœurs, le courant passe naturellement.

Quel(s) conseil(s) pourriez-vous donner aux futurs volontaires ?

Je n’ai qu’un conseil à donner aux futurs volontaires : c’est de tenter l’expérience du volontariat ! Il y a de très belles opportunités dans la zone Océan Indien, les missions sont variées et nous avons des responsabilités très formatrices qui nous font gagner en compétence et amènent à travailler sur des projets à fort impact. Je pense que c’est une belle expérience à vivre pour les jeunes diplômés et les personnes qui souhaitent avoir une expérience de terrain. L’interculturalité est enrichissante et pour conclure je dirais que c’est une prise de risque à prendre, qui fait définitivement évoluer et vous enrichit ! Je leur souhaite donc de se risquer à l’aventure !

Quels sont vos projets post-volontariat ?

Mon objectif à terme est d’intervenir dans le domaine de la gestion des risques de catastrophes à la Réunion... ou ailleurs, je ne suis pas fixée pour le moment. Et puis, pourquoi pas me lancer dans l’entreprenariat. Je suis aussi sensible à l’écologie, j’aimerais promouvoir des méthodes de consommation durable.

Voir : LES OFFRES DE MISSION FRANCE VOLONTAIRE DANS L’OCEAN INDIEN

Basé sur l’île, France Volontaires propose toute l’année des missions indemnisées de 12 à 24 mois en Afrique Australe et dans l’Océan Indien. Plus de 40 Volontaires de Solidarité Internationale originaires de La Réunion sont en permanence en mission dans des pays de la zone, en appui à des structures locales œuvrant pour la coopération régionale. Sur quels postes, dans quels pays et comment postuler ? Cliquez ici pour en savoir plus : De la Réunion, France Volontaires recrute toute l’année pour l’océan Indien

D’autres infos et portraits de Volontaires réunionnais dans l’océan Indien / La page Facebook

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