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Philippe Pratx, 47 ans, écrivain et créateur du site Indes Réunionnaises


Au cours d’un séjour en tant que professeur de Lettres à la Réunion, Philippe tombe amoureux de l’un des aspects les plus intéressants de la diversité culturelle de l’île : ses cultures d’origine indienne (malbar et zarabe). A la suite d’un long travail préparatoire, il lance en 2000 le site Indes Réunionnaises qui rencontre un succès international sur la Toile. Poursuivant sa carrière dans l’enseignement, Philippe réside actuellement à Libreville au Gabon. Il vient de publier le recueil de nouvelles Lettres de Shandili aux éditions Thot.


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Philippe Pratx

Racontez-nous votre parcours.

"Fils d’un employé de banque et d’une mère au foyer, je suis natif de la ville d’Albi, en terre tarnaise et occitane... à laquelle je reste très attaché. J’exerce depuis 1982 le métier d’enseignant, plus précisément de professeur de Lettres. Depuis le début de ma carrière, mon parcours a été géographiquement un peu complexe. Mes affectations m’on conduit, à divers moments, dans plusieurs régions de France métropolitaine (Dauphiné, Nord, Normandie, Ariège), mais également en Guyane et en Afrique Noire (Kinshasa, Abidjan, et à présent Libreville). L’épisode ivoirien a été un des plus frustrants puisqu’il s’est achevé sur un rapatriement déguisé, pour cause de guerre civile dans le pays".

Et aujourd’hui ?

"Je suis actuellement en poste en tant qu’expatrié au Lycée Blaise Pascal, lycée français de Libreville au Gabon. A ce titre, je suis employé par l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à Étranger), émanation du Ministère des Affaires Étrangères".

Racontez-nous votre passage à la Réunion.

"J’ai séjourné sur l’île entre 1995 et 2000, et ai décidé de partir pour des raisons personnelles et familiales, l’insularité n’étant pas forcément facile à vivre au quotidien sur le long terme pour qui n’y est pas habitué. J’exerçais à l’époque dans un collège de La Rivière Saint Louis".

Vous avez gardé de votre séjour sur l’île une passion pour les cultures indiennes.

"Une de mes priorités aujourd’hui est de continuer à faire vivre le site "Indes réunionnaises" (www.indereunion.net), que j’ai lancé sur la Toile en 2000, après un travail préparatoire d’environ deux ans (recherches et investigations de type journalistique à la Réunion). C’est d’ailleurs probablement ce site qui me vaut d’être aujourd’hui interviewé par "Réunionnais du Monde" : si je ne suis pas Réunionnais, je pense par contre avoir contribué par mon action à faire connaître un des aspects les plus intéressants et attachants de la diversité culturelle de l’île, à savoir ses cultures d’origine indienne ("malbar" et "zarabe")".

Parlez-nous de ce site.

"Le site a reçu la reconnaissance de nombreux organismes réputés (CNRS, CNDP, organismes de la Francophonie, magazines, etc), a été récompensé lors de l’ultime édition des Nets d’Or, en 2003, et reçoit un nombre de visites non négligeable, avec une moyenne de 300 000 pages consultées mensuellement. Ce travail sur le site a été très lourd, et hélas, mes obligations professionnelles actuelles ne me permettent plus de m’y consacrer autant que je le souhaiterais. Des mises à jour sont toutefois effectuées périodiquement, avec par exemple la mise en ligne de nouvelles interviews ou dossiers. J’ai aussi pris part récemment, toujours à travers le site, au mouvement qui s’est dessiné autour de la triste affaire de la chapelle Dambière, élément du patrimoine indo-réunionnais qui vient d’être détruit".

Vous avez aussi des activités littéraires.

"Je viens de publier un ouvrage rassemblant un recueil de nouvelles, Lettres de Shandili, et un recueil poétique, Le Devîsadangei d’Aridam. Les commandes peuvent s’effectuer sur "Indes réunionnaises". Le livre est bien sûr d’inspiration indienne, il est préfacé par la romancière mauricienne Ananda Devi, qui vient d’être récompensée pour Ève de ses décombres par deux prix littéraires".

Qu’est-ce qui vous manque de la Réunion ?

"Ce qui incontestablement me manque le plus, c’est le contact avec cette culture indo-réunionnaise que j’ai appris à connaître et à apprécier. Il s’agit d’une richesse culturelle méconnue hors de l’île, et même parfois dans l’île elle-même. Évoquons aussi des saveurs, des paysages, des ambiances, des gens bien sûr..."

Gardez-vous des contacts avec des Réunionnais ?

"Je n’ai pas rencontré de Réunionnais à Libreville, mais je garde bien sûr des contacts, amicaux et/ou liés à mon site Internet avec des Réunionnais résidant dans l’île. Je citerai par exemple Sully Santa Govindin, dont l’action dans le cadre du GERM en faveur de la culture "malbar" est à souligner, ou le journaliste Jean-Régis Ramsamy, lui aussi fortement impliqué dans un domaine comparable".

Que vous apporte l’expérience de la mobilité ?

"Pour reprendre des banalités qui n’en sont pas moins vraies, la mobilité est toujours l’opportunité du contact avec des êtres et des milieux culturels autres. Il en découle une ouverture d’esprit, une vision du "monde" peut-être plus compréhensive et moins figée. Il serait hypocrite, par ailleurs, de nier que l’expatriation en terre étrangère est aussi l’occasion de percevoir une rémunération d’un tout autre niveau que celle qui est pratiquée dans le contexte de la Métropole ou des DOM".

Quelle est l’image de la Réunion là où vous vivez ?

"L’image de la Réunion est plutôt positive, et plutôt attractive, en particulier pour une partie de la communauté française. Finir sa carrière à la Réunion est pour certains un objectif affiché..."

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

"Je parlerai volontiers aux jeunes Réunionnais qui souhaitent faire carrière dans l’enseignement : n’hésitez pas à tenter une expérience au-delà des mers. Il ne s’agit nullement de renoncer au pays que l’on aime, il s’agit d’acquérir une expérience humaine irremplaçable, après laquelle notre regard et notre manière d’être sont certainement plus "sages".

Le site Indes Réunionnaises

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