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L’évolution de l’emploi en France depuis 25 ans


Une étude de la DARES* décrit les récentes évolutions des métiers et du marché du travail français : développement du secteur tertiaire - commerce, services, transports, administration publique, santé, éducation - qui représente désormais 76% des emplois, féminisation (surtout dans les métiers qualifiés), hausse du niveau des diplômes, etc.


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* Direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques (ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé) : Extraits Dares Analyses - septembre 2011

En vingt-cinq ans, le nombre de personnes
en emploi en France métropolitaine
a augmenté de 3,1 millions, pour atteindre
25,7 millions en moyenne sur la
période 2007-2009. Les métiers du tertiaire
sont ceux qui ont le plus contribué à la
croissance de l’emploi sur cette période,
à la fois pour les catégories les plus
qualifiées et les moins qualifiées. Dans les
métiers industriels, la hausse des emplois
les plus qualifiés n’a pas compensé la forte
baisse des emplois non qualifiés. Les métiers
de l’agriculture sont ceux qui ont perdu le
plus d’emplois, tandis que ceux du bâtiment
et des travaux publics se sont maintenus
avec une augmentation du niveau de
qualification. En vingt-cinq ans, la hausse
globale du niveau de diplôme a transformé
les « normes de qualification » requises
pour l’exercice du métier, en particulier
pour les employés. Le salariat, le temps
partiel et les formes particulières
d’emploi (contrats à durée déterminée,
intérim) se sont développés.

Les métiers du tertiaire ont ainsi fortement contribué
à la croissance de l’emploi depuis le début des
années 1980, notamment dans les domaines de la
santé et de l’action sociale, culturelle et sportive, des
services aux particuliers et aux collectivités, de la gestion
et administration d’entreprises et du commerce.
Les métiers de l’agriculture et la plupart des métiers
de l’industrie ont connu à l’inverse de fortes baisses
de leurs effectifs (graphique 1).

Ces évolutions globales de l’emploi par métier
s’inscrivent dans un contexte marqué par de fortes
mutations de l’environnement économique et social :
croissance de la population en âge de travailler,
évolution des comportements de participation au
marché du travail, changements technologiques et
organisationnels, internationalisation des échanges,
modifications des comportements de consommation
des ménages, etc.

Développement du tertiaire

Alors qu’au début des années 1980, 65 % des
personnes en emploi exerçaient un métier du tertiaire
(commerce, services, transports, administration
publique, santé, éducation, etc.), ces métiers
occupent désormais 76 % de l’emploi, regroupant
19,5 millions de personnes. Cette tertiarisation
de l’économie, qui correspond à une augmentation
de 4,8 millions d’emplois au cours des
vingt-cinq dernières années, s’est accompagnée
d’une modification de la structure de qualification
des emplois.

Progressant de manière continue, les métiers de
cadre
s (+2,01 millions) et de professions intermédiaires
(+1,32 million) ont fortement contribué à
la croissance des effectifs des métiers tertiaires
(graphique 2). Les effectifs des métiers non qualifiés
ont également nettement progressé dans le
tertiaire (+911 000), particulièrement au cours de
la deuxième moitié des années 1990. Si les
employés ou ouvriers qualifiés demeurent la catégorie
la plus nombreuse, leur nombre a en revanche
assez peu augmenté (+581 000) si bien que
leur part dans l’emploi des métiers tertiaires a
reculé, passant de 41 % à 34 %.

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Niveau de diplôme en France par année de naissance

Avec une croissance de 1,04 million d’emplois
depuis le début des années 1980, les métiers de
la santé et de l’action sociale, culturelle et sportive
sont ceux qui ont le plus contribué
à la croissance des métiers
du tertiaire. Ils
occupent 2 375 000 personnes
en 2007-2009, soit 9 % de
l’emploi total.

Les métiers de services aux particuliers et aux collectivités
ont été particulièrement dynamiques
(+904 000) au cours des vingt-cinq dernières
années. Ils ont été, de loin, les plus forts contributeurs
à l’augmentation de l’emploi non qualifié
du tertiaire. Ainsi, en moyenne sur la période
2007-2009, 2 975 000 personnes exercent un
métier de services aux particuliers et aux collectivités,
représentant 12 % de l’emploi.

Les métiers de la gestion et de l’administration de
l’entreprise
représentent quant à eux 2 534 000
emplois, soit 10 % de l’emploi. Présents dans
tous les secteurs d’activité, leur développement
(+703 000) s’est opéré essentiellement à la fin des
années 1980 et au début des années 2000. Au
sein de ce domaine, les professions des services
administratifs, comptables et financiers ont fortement
augmenté (+783 000), quelle que soit la
catégorie d’emploi (+236 000 pour les employés
qualifiés, +202 000 pour les professions intermédiaires
ou +345 000 pour les cadres). En revanche,
les effectifs de secrétaires ont diminué
(-118 000) au cours des vingt-cinq dernières
années, principalement à partir du milieu des
années 1990.

Les professions commerciales occupent désormais
2 781 000 personnes (+613 000 depuis le début
des années 1980), soit 11 % de l’emploi. Les
effectifs de caissiers et employés de libre-service
(+57 000) et ceux de vendeurs (+166 000) ont
progressé depuis le début des années 1990. Les
professions d’attachés commerciaux (+164 000)
et de cadres commerciaux et technico-commerciaux
(+249 000) ont également connu une forte
croissance sous l’effet du développement des
fonctions commerciales dans tous les secteurs
d’activité. Les effectifs des professions de maîtrise
de magasin et d’intermédiaires du commerce, qui
comprennent en grande partie les détaillants et
grossistes indépendants de petits commerces ont
quant à eux légèrement diminué (-23 000) au
cours des années 1990 pour représenter désormais
571 000 emplois.

Les effectifs des métiers de l’informatique et des
télécommunications
ont fortement progressé
(+295 000) depuis le début des années 1980,
pour représenter désormais 516 000 emplois (soit
2 % de l’emploi). En raison des forts changements
organisationnels et technologiques durant
les vingt-cinq dernières années, le contenu de ces
métiers a beaucoup évolué, nécessitant l’intégration
de nouvelles compétences.
Cela s’est traduit par une nette
augmentation des qualifications
des informaticiens. Les effectifs
de cadres de l’informatique et
des télécommunications ont
ainsi été multipliés par plus de
six par rapport au début des
années 1980, passant de 49 000
à 317 000. Les postes de techniciens
ont également progressé
(+38 000 en vingt-cinq ans) et
atteignent 166 000 emplois. Les
métiers d’employés et opérateurs
qualifiés sont en revanche
en repli (-11 000) et emploient
en 2007-2009, 33 000 personnes.

La plupart des autres domaines
professionnels du tertiaire
ont
également connu une progression de leurs effectifs
au cours des vingt-cinq dernières années.
Cette progression est particulièrement notable
dans les domaines de la communication, de l’information
et des arts et spectacle (+265 000),
l’enseignement et la formation (+240 000), les
transports, la logistique et le tourisme (+238 000)
et les études et recherche (+221 000) et concerne
fréquemment les métiers d’ingénieurs et cadres.

Avec la hausse des emplois les plus qualifiés et la forte baisse des emplois non qualifiés, une profonde mutation de l’industrie

Le nombre de personnes occupant un métier de
type industriel a diminué de 15 % en vingt-cinq
ans, passant de 4 008 000 à 3 394 000, soit une
perte de 614 000 emplois. Désormais, ces métiers ne représentent
plus que 13 % de l’emploi, contre 18 %
il y a vingt-cinq ans. Depuis la période 2002-
2004, 179 000 emplois dans des métiers industriels
ont disparu.

Cette diminution globale de l’emploi industriel
s’est accompagnée d’une profonde modification
de la structure des qualifications.
Les effectifs d’ingénieurs et cadres techniques de
l’industrie ont plus que doublé sur la période, passant
de 105 000 à 227 000. À l’opposé, les ouvriers
non qualifiés de l’industrie ont diminué de plus de
moitié, passant de 1 303 000 à 579 000.

La concurrence des pays à
bas salaires, l’automatisation des procédés et la
réduction du nombre de composants à assembler
ont conduit à une forte baisse de l’emploi des
ouvriers non qualifiés.
Sur ces 1 162 000 emplois perdus dans le secteur
industriel, 795 000 correspondent à une baisse
des métiers industriels, le reste résultant du phénomène de sous-traitance et d’externalisation qui
a conduit les établissements industriels à se recentrer
sur leur coeur de métier. Ce recentrage s’est
opéré principalement au détriment des métiers
les moins qualifiés. Ainsi, les effectifs d’agents
non qualifiés de la manutention (-120 000), de
secrétaires (-93 000) ou de conducteurs de véhicules
(-62 000) ont particulièrement diminué dans
le secteur industriel. En revanche, les personnels
d’études et de recherche (+99 000), les techniciens
et cadres des services administratifs, comptables
et financiers (+76 000) et les cadres commerciaux
et technico-commerciaux (+30 000)
sont aujourd’hui plus nombreux qu’au début des
années 1980.

La plus forte baisse de l’emploi concerne les métiers de l’agriculture

Les effectifs des métiers de l’agriculture ont diminué
de moitié (-1 070 000 emplois) depuis le
début des années 1980 (tableau de synthèse).
Désormais, 949 000 personnes exercent un
emploi lié à l’agriculture, l’élevage, la pêche,
soit 4 % de l’emploi, contre 2 019 000 au début
des années 1980. Cette baisse est essentiellement due à
celle du nombre d’agriculteurs et d’éleveurs indépendants,
dans un contexte de forte concentration
des exploitations et de hausse des gains de
productivité au cours des dernières décennies.

Les effectifs des métiers du bâtiment et des travaux
publics ont globalement peu évolué
(+71 000 emplois) depuis le début des années
1980. Désormais, 1 897 000 personnes exercent
un métier du bâtiment et des travaux publics,
représentant 7 % de l’emploi. Cette stabilité des effectifs sur la
période recouvre également une augmentation
du niveau de qualification.

Des femmes plus nombreuses en emploi, surtout dans les métiers qualifiés

Depuis le début des années 1980, le nombre de
femmes en emploi a progressé de 2,9 millions
tandis que le nombre d’hommes en emploi ne
s’accroissait que de 0,2 million. Les femmes occupent
ainsi 47 % des emplois en moyenne sur la
période 2007-2009, contre 41 % il y a vingt-cinq
ans. L’augmentation de la participation des femmes
au marché du travail est particulièrement
nette dans les métiers du tertiaire et dans les professions
de niveaux intermédiaire ou cadre.

Les femmes sont ainsi nettement plus présentes
dans les professions des services administratifs,
comptables et financiers. Elles y occupent 68 %
des postes de niveau technicien (contre 46 % il y
a vingt-cinq ans) et 48 % de ceux de niveau cadre
(contre 24 %). De même, les femmes ont investi
les professions de la banque et des assurances :
elles occupent désormais 66 % des emplois de
techniciens et 42 % des emplois de cadres contre
respectivement 40 % et 18 % au début des
années 1980. Leur présence a également fortement
augmenté parmi les professionnels du droit
(50 % contre 27 %).

En revanche, dans certains métiers, leur présence
a diminué en raison d’une transformation du contenu du métier. La part de femmes a baissé
parmi les employés et opérateurs en informatique
(56 % contre 85 %), du fait du déclin des professions
de « dactylos » et d’opératrices de saisie.
Leur part a aussi baissé au sein des professions
d’agents de gardiennage et de sécurité (26 %
contre 39 %), car les concierges d’immeuble sont
devenues minoritaires. Si le métier de concierge
est principalement exercé par des femmes, les
agents de sécurité sont recrutés en majorité parmi
les hommes.

Hausse de niveau de diplômes

Au cours des vingt-cinq dernières années, le
niveau de diplôme des personnes en emploi a fortement
augmenté, sous l’effet d’une élévation du
niveau de diplôme parmi les jeunes générations. Désormais, 50 % des salariés ayant terminé leurs études initiales sont au minimum
diplômés d’un baccalauréat ou d’un brevet professionnel,
contre 24 % au début des années
1980. La part des diplômés d’un niveau supérieur
ou égal au Bac+3 a presque triplé, passant de
6 % à 16 %. Soutenue notamment par le développement
de l’apprentissage, la part des salariés
diplômés d’un CAP ou BEP est restée stable,
autour de 26 %. Désormais, seuls 24 % des salariés
ne détiennent aucun diplôme supérieur au
CEP ou brevet des collèges, contre 50 % il y a
vingt-cinq ans. La hausse du niveau de qualification demandé pour
l’exercice de chaque métier conduit à
recruter des salariés de plus en plus diplômés.

Lire le document complet sur le site du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé

Lire aussi : L’actualité des RH à la Réunion

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