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Accueil > Journal > Articles membres > La colonisation de l’espace, par Guy Pignolet

La colonisation de l’espace, par Guy Pignolet


La Colonisation de l’Espace, telle qu’elle se présente en 1978, est
d’abord le fruit de l’imagination et des travaux de Gerard O’Neill. II est
professeur de physique à l’Université de Princeton, à quelques centaines de
mètres du lieu où Albert Einstein passa une partie de sa vie. O’Neill a le beau
visage des bons extra-terrestres dans les feuilletons de science-fiction, et sait
parler avec conviction aux membres du gouvernement.


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La colonisation de l’espace, par Guy Pignolet

Conférence de Huntsville sur l’avenir du spatial : épisode 2 - Lire l’épisode 1 : A la porte des étoiles

Extrait du Journal de l’île de la Réunion du 14 avril 1978

Une question innocente ouvre la "haute frontière"...

En 1969, O’Neill était professeur de physique, spécialiste des particules de
haute énergie, à San Francisco. Au cours d’une « petite classe » avec un
groupe de ses étudiants, pour se détendre entre deux exercices sur les
particules, ils parlaient de l’actualité, c’est-à-dire des premiers pas de l’homme
sur la Lune. De là, on en vint à l’exploration des autres planètes et à l’étude des
trajectoires possibles pour se rendre là-bas, en tenant compte des effets de la
gravitation de la Terre, des Planètes ; et du Soleil.

Une bonne image pour se représenter les effets de la gravitation est de
prendre un bol de petit déjeuner. Sur le fond, on colle une pastille qui
représente la planète. Si on lance une bille le long des parois du bol, elle va se
mettre à tourner tout autour de la pastille, représentant un satellite de la planète.
Plus on lance la bille fort, plus son orbite sera éloignée de la planète. Si on la
freine, elle va se poser au fond. Et si on la lance suffisamment fort elle va sortir
du bol et échapper à l’attraction de la planète. Plus la masse de la planète est
grande, plus son attraction est forte, on peut représenter cela en prenant un bol
plus ou moins profond.

Voilà pour les effets d’une seule planète. Mais si on a tout un système
comme le système solaire, on peut se représenter les effets de la gravitation en
prenant une grande feuille de caoutchouc. Si on place un galet sur la feuille, le
galet va s’enfoncer, créant une sorte de bol, de puits, dans lequel on pourrait
faire tourner des petites billes comme précédemment. On peut ainsi imaginer le
système solaire comme une grande feuille de caoutchouc élastique, sur laquelle
on pose le Soleil et les Planètes. La feuille est dans son ensemble inclinée vers
le centre, où se trouve le Soleil.
Et tout autour, on trouve un certain nombre de
petits creux à l’emplacement des planètes, des sortes de puits qui se déplacent
avec les planètes dans leur course autour du Soleil.

Dans cette représentation, par exemple, !e débarquement lunaire se déroule
ainsi : du fond du puits « Terre », une impulsion fait partir la bille qui se met en
orbite, en tournant sur les parois du creux formé par la Terre. Puis une nouvelle
impulsion va envoyer la bille par-dessus le col qui sépare le puits de la Terre du
puits de la Lune, et la bille va se mette à tourner dans le creux formé par la
Lune. Enfin, un ralentissement va permettre à la bille de se poser au fond du
puits « Lune ». II en serait de même pour un transfert entre la Terre et l’une des
autres planètes du système solaire.

C’est sur ce modèle que réfléchissaient les étudiants de Gerard O’Neill quand,
en 1969, à San Francisco, quelqu’un dit subitement : « Mais puisqu’on arrive à
sortir du fond du puits de gravitation de la Terre, pourquoi est-ce que l’on veut
aussitôt aller se replonger au fond d’un autre puits ? Est-ce que ce ne serait pas
plus simple de rester en haut ? ». En haut, c’est-à-dire naviguant dans l’Espace.

Le génie, c’était de poser cette question innocente. Une fois la question
posée, la réponse était évidente. Une fois que le regard se détourne des
planètes et s’arrête dans l’Espace, on s aperçoit peu à peu que l’Espace n’est
pas vide : il déborde d’énergie, captable en quantités illimitées. Les transports y
sont simples. On y dispose d’une liberté de mouvement inconnue sur les
planètes. Et les matériaux sont disponibles par extraction dans les puits de
faible profondeur que représentent la Lune et les Astéroïdes.

A cause d’une simple question, on venait de découvrir un nouveau domaine
immense ouvert à la prospection, à l’aménagement et à la colonisation. Après le
Nouveau Monde, un siècle après le Far-West, la « Haute Frontière » s’ouvre
pour tous ceux qui se sentent une âme de pionniers.

A suivre...

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