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Violences et insécurité à la Réunion : moins de faits qu’en métropole


Selon l’enquête Cadre de vie et sécurité menée par l’Insee en 2011, un tiers des Réunionnais ont été victimes de violences en 2009 ou 2010.
C’est moins qu’en France métropolitaine, où la proportion de
victimes est supérieure de sept points (43 %). En revanche, le sentiment d’insécurité est plus répandu dans l’île. Les atteintes les plus sensibles, à caractère sexuel ou perpétrées par un membre du ménage, touchent un
dixième de la population, majoritairement des femmes. Elles sont plus fréquentes à La Réunion et sont aussi
les moins exprimées.

[Source : Insee Partenaires - Juin 2012]


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Violences et insécurité à la Réunion : moins de faits qu’en métropole

En deux ans (2009-2010), 195 000 adultes
réunionnais ont été exposés à la violence, au
moins une fois, que ce soit dans leur ménage ou
en dehors. Les victimes représentent 36 % des
personnes âgées de 18 à 75 ans. Les
Réunionnais sont moins exposés à la violence
qu’en France métropolitaine, où la proportion de
victimes est supérieure de sept points (43 %).

Les violences subies sont de toutes sortes et
recouvrent différents degrés de gravité : insulte,
dégradation de voiture, vol, viol, etc. Elles sont
classées en trois catégories : les atteintes aux
biens du ménage, les atteintes aux personnes et
parmi celles-ci, les atteintes dites sensibles qui
sont comptées à part.

Les vols ou les dégradations de biens qui
appartiennent au ménage (véhicule ou logement,
fraude bancaire) sont les plus fréquents, puisque
19 % des ménages sont concernés en 2009 ou
2010. En France métropolitaine, 24 % des ménages
en sont victimes.

En 2 ans, 18 % des Réunionnais ont été victimes
d’atteintes personnelles. Ils ont subi des insultes,
des menaces, un vol avec ou sans violence ou une
violence physique par une personne extérieure au
ménage.

Enfin, 9,5 % des personnes ont été victimes
de violences dites sensibles (6 % en France
métropolitaine), qui recouvrent des actes plus graves :
acte à caractère sexuel par une personne extérieure
au ménage, acte de violence exercée par un membre
du ménage. En effet, le fait que l’auteur vive avec
la victime est considéré comme une circonstance
aggravante.

Les victimes

Il n’y a pas de « profil-type » de victime. Toutes
violences confondues, les hommes et les femmes
sont touchés dans les mêmes proportions.
Néanmoins, les femmes subissent plus les violences
familiales et les hommes davantage les violences
physiques ou les vols. Les personnes de
25 à 39 ans sont plus souvent victimes.

Les problèmes d’alcool, répandus à La
Réunion, peuvent être un facteur qui aggrave les
comportements violents. De surcroît, l’insularité peut
entraver la libération de la parole et rendre inopérant
l’éloignement de la personne violente. En effet, la
victime ne sera jamais très loin d’un ex-conjoint ou
d’un parent violent, ce qui peut l’inciter à se taire.

Six victimes de violences dites sensibles sur
dix sont des femmes, et sept sur dix pour les
violences intrafamiliales. Les citadins qui vivent en
appartement, et plus particulièrement en ZUS, sont
plus souvent exposés à ces violences. De même,
les personnes en familles monoparentales sont
davantage victimes que les couples. Ce sont surtout
des femmes qui vivent seules avec leurs enfants,
dans une situation de plus grande vulnérabilité en
particulier vis à vis d’un ancien conjoint.

S’agissant des vols à la personne, les victimes sont
moins nombreuses qu’en France métropolitaine (4,5 %
à La Réunion, 5,1 % en France), à l’exception notable
des téléphones portables. Il y a en effet deux fois
plus de victimes de vols de portables à La Réunion.

Les plus jeunes sont particulièrement exposés à
l’ensemble des atteintes aux personnes, puisqu’un
tiers des 14 à 24 ans en sont victimes. Les insultes et
les vols de téléphone portable sont les plus fréquents.
La majorité des vols de téléphones portables ont
d’ailleurs pour victime un étudiant ou un lycéen.

Plus c’est grave, moins c’est dit

Les dépôts de plainte sont rares, et leur
fréquence varie selon le type d’agression
subie par la victime. Les atteintes aux biens du
ménage sont les plus fréquemment déclarées,
avec un taux de plainte de 29 %.

Les vols personnels sont également bien
rapportés. Les victimes portent plainte
pour être indemnisées par l’assurance,
pour retrouver leurs biens ou pour que les
agresseurs soient punis. Les insultes ou les
menaces sont rarement déclarées.

Plus les agressions sont lourdes et plus il est
rare qu’elles fassent l’objet d’une plainte.
Les violences dites sensibles sont les moins
déclarées (9 %). Il est encore plus rare pour
un homme victime de violences sensibles de
porter plainte.

Mais les violences intrafamiliales sont parfois
exprimées ailleurs qu’auprès de la police
ou de la gendarmerie. Ainsi, suite à ces
violences, 37 % des victimes consultent un
médecin, même si les violences ne sont pas
toujours dénoncées comme telles auprès
du personnel médical. L’origine des coups
n’est donc pas toujours identifiée, mais le
personnel médical joue un rôle primordial
dans l’écoute. Rapporter une violence subie
donne la possibilité aux victimes de sortir de
la spirale de la violence. Le personnel médical
est d’ailleurs formé à l’accueil des victimes, à
l’initiative des pouvoirs publics.

Un sentiment d’insécurité exacerbé

Les actes de délinquance sont moins fréquents
qu’en France métropolitaine mais le sentiment
d’insécurité est plus prégnant à La Réunion. En effet,
18 % des personnes déclarent se sentir souvent ou
de temps en temps en insécurité dans leur quartier
(11 % en France métropolitaine) et 17 % à leur
domicile (8,5 % en France métropolitaine).

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette
inquiétude. D’une part, les actes de délinquance
et en particulier les violences sont très médiatisés,
ce qui peut alimenter la crainte. D’autre part, les
Réunionnais se sentent peu protégés. Ils se déclarent
majoritairement (51 %) insatisfaits de l’action de la
police ou de la gendarmerie dans la société française
actuelle. C’est sept points de plus qu’en France
métropolitaine. Ces éléments contribuent sans doute
à accentuer le sentiment d’insécurité que les seuls
faits ne justifient pas.

Source : INSEE

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