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Christophe Damour, 30 ans, attaché d’enseignement et de recherche


Après une maîtrise de droit public à l’Université Paris 2 – Panthéon-Assas, Christophe devient Docteur en histoire et esthétique du cinéma (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Alors qu’il travaille à la publication de sa thèse sur le jeu de l’acteur dans le cinéma américain des années cinquante, il occupe le poste d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université Lumière Lyon 2.


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Christophe Damour
Christophe et sa compagne Florence, Réunionnaise elle aussi : "Après presque dix ans ici, je me sens forcément un peu parisien. Mais mon lien avec la Réunion demeure très fort dans la mesure où les personnes proches autour de moi sont des Réunionnais".

Racontez-nous votre parcours.

"Je suis né et j’ai vécu pendant vingt ans à Ste-Clotilde, dans le quartier de Moufia. Après avoir fêté la coupe du monde de football sur le Barachois, j’ai quitté l’île en 1998 pour poursuivre une licence de droit à Aix-en-Provence. A mon arrivée en métropole, je n’ai pas été trop dépaysé car j’ai été accueilli par un groupe d’étudiants réunionnais déjà installé depuis plusieurs mois. Ils m’ont présenté d’autres amis (Réunionnais, Mauriciens, autres provinciaux ou étrangers, rarement des Aixois). La transition entre ma vie à la Réunion et ma nouvelle vie métropolitaine s’est donc faite en douceur".

Et ensuite ?

"Je « monte » sur Paris en 1999 pour suivre un double cursus de droit et de cinéma. L’épisode le plus marquant de mon parcours est mon passage à la Cité internationale Universitaire de Paris (CIUP), véritable « ville dans la ville » pour les étudiants, située dans le 14ème arrondissement. A cette époque, je fais partie du contingent de 20 Réunionnais qui ont la chance d’avoir une chambre à Paris grâce à un partenariat entre la CIUP et le Conseil Général de la Réunion (aujourd’hui le nombre de chambres réservées aux étudiants réunionnais est passé à 75)".

En quoi cela a-t-il été marquant ?

"J’ai vécu à la CIUP trois années très enrichissantes sur le plan personnel et collectif. J’y ai rencontré des étudiants du monde entier (Allemagne, Etats-Unis, Liban, Bénin, Tunisie, etc.), dont certains sont restés des amis très proches. Et c’est également là-bas que j’ai pris goût à la vie associative, où j’ai appris à monter des projets à créer et à organiser des événements culturels de tous ordres".

Quel type de projets ?

"J’ai surtout œuvré dans le monde associatif audiovisuel. J’ai fait partie des télés étudiantes (Télé Sorbonne), puis j’ai fondé Télé Cité Internationale (TCI), l’antenne audiovisuelle associative de la Cité internationale en 2001. Avec Laurent Minatchy, que j’ai rencontré à la Cité internationale, nous avons créé en 2000 le premier festival de court-métrage étudiant de la Sorbonne, puis en 2003 la Troupe Cinématographique et Audiovisuelle (TCA). C’est une association de production audiovisuelle qui travaille actuellement sur une série de documentaires consacrés aux Réunionnais vivant en Métropole".

Quels sont vos projets ?

"Je suis en train de préparer un projet de recherche aux Etats-Unis. Je travaille également au remaniement de ma thèse en vue de sa publication".

Que vous apporte cette expérience de mobilité ?

"Je n’envisage pas ma situation en terme de mobilité. Comme si le fait de vivre dans différents endroits faisait de celui qui « dessot’ la mer » une catégorie à part. Je pense qu’aujourd’hui la mobilité concerne tout le monde, et pas seulement les Réunionnais. Il est de plus en plus courant, si ce n’est indispensable, que chacun se forme et travaille dans différents endroits au cours de sa vie".

Avez-vous des contacts avec des Réunionnais ?

"De par mes diverses activités associatives, j’ai certains contacts avec des Réunionnais, notamment via la Troupe Cinématographique et Audiovisuelle ou l’Association des Etudiants Réunionnais de Paris (AERP). J’ai également de la famille (ma sœur, des oncles, des cousins) un peu partout en Métropole. Je garde aussi un groupe d’une dizaine d’amis que je connais depuis la Réunion, et qui sont essentiellement basés sur Paris. On se retrouve souvent autour d’un rougail saucisses. J’habite près du quartier chinois à Paris, donc il est facile de trouver certains produits locaux ! Et puis surtout, ma compagne, Florence, est Réunionnaise, ce qui a forcément rendu plus facile mon adaptation à la vie en Métropole. Mon lien avec la Réunion demeure donc très fort, dans la mesure où, de façon naturelle, les personnes autour de moi dont je me sens le plus proche sont des Réunionnais".

Quelle est l’image de la Réunion là où vous vivez ?

"L’exotisme (le volcan, la plage, le tourisme vert, le soleil, le rhum). Les clichés habituels, en somme, qui varient selon l’actualité. On a bien sûr beaucoup parlé des moustiques ou du cyclone. Des fois aussi on compare l’Ile de la Réunion à la Corse, ou bien on nous confond avec les Antilles, ce qui témoigne de la persistance de fortes lacunes historiques et géographiques chez certains Métropolitains, encore aujourd’hui".

Vous même, quel est votre regard sur la région où vous vivez et ses habitants ?

"Cela fait presque dix ans que j’habite à Paris, donc je me sens forcément un peu parisien. Je n’ai donc pas de regard extérieur sur la région dans laquelle je vis, ni sur ses habitants, puisque justement, je fais maintenant partie de ces habitants".

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Réunionnais ?

"Un conseil pratique précis : pour ceux qui viennent faire leurs études sur Paris, je leur conseille vivement de faire un dossier de demande de résidence à la Cité internationale universitaire de Paris auprès du Conseil général de la Réunion. En plus de l’enrichissement personnel que ce lieu peut leur apporter, il s’agit d’un incomparable sas de décompression avant d’affronter la vie parisienne".

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