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Accueil > Journal > Photothèque > Instantanés de voyages > Le Grand Vert : la forêt réunionnaise

Le Grand Vert : la forêt réunionnaise


La combinaison d’un relief
accidenté à l’extrême et d’un climat
tropical océanique a généré à La Réunion
une grande diversité de milieux naturels,
souvent marqués par l’exubérance
tropicale. Plongée dans le Grand Vert !


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parc national de la Réunion - photo : Hervé Douris
Forêt endémique de la Réunion

Extrait du livre Au coeur du Parc national de la Réunion de Bernard Grollier et Hervé Douris (le lien pour commander en fin d’article) :


Le Parc national donne à ses visiteurs l’impression
d’un continent miniature où coexistent forêts
pluviales et végétation altimontaine, parfois
distantes de quelques kilomètres seulement
à vol d’oiseau.

Cette variété est favorisée par celle des micro-climats.
En faisant obstacle aux alizés humides et aux perturbations
tropicales, la masse imposante du relief en est la première
cause. La côte « au vent », de Saint-Denis à Saint-Philippe
en passant par l’Est, reçoit la majorité des précipitations.
La côte « sous le vent », abritée des alizés dominants, est
beaucoup plus sèche. Il pleut douze fois plus sur les pentes
orientales de la Fournaise que sur la côte ouest !

A ces deux grandes régions pluviométriques, se
superposent les régions thermiques nées de l’altitude.
Le calcul de la chaleur cumulée, consistant à additionner
les températures diurnes moyennes supérieures à 10°C,
fait apparaître trois zones. La première, qualifiée de
tropicale, correspond aux régions littorales et aux basses
pentes. La zone thermique subtropicale couvre les Hauts,
à partir de deux cents mètres d’altitude, jusqu’à mille
huit cents mètres. Au-dessus, les zones des sommets
connaissent un climat de type tempéré.

La nature vivante s’est adaptée à ce patchwork, en
donnant naissance à un puzzle dont les pièces sont
très nombreuses : plus de cent dix types d’associations
végétales, selon les dernières nomenclatures en date.
Le coeur du Parc national abrite la plus grande partie
des milieux naturels intacts ou très peu modifiés depuis
le peuplement de l’île, qui représentent 30 % de sa
superficie. Les zones préservées se trouvent pour l’essentiel
en montagne, là où les pentes ont interdit l’agriculture
et l’urbanisation. Partout ailleurs, les paysages ont été
profondément bouleversés à partir du milieu du XVIIe siècle
et l’apparition d’un bipède exotique appelé « homme ».

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parc national de la Réunion - photo : Hervé Douris
Fougères arborescentes
sur les hauteurs humides de l’Est.

Ce qui reste de la nature originelle constitue un formidable
terrain d’étude des évolutions, sur une île qui existe depuis
trois millions d’années seulement. La vie est sans doute
apparue très tôt, sur les laves encore tièdes des premières
éruptions. Apportées par les vents, les courants marins
ou les oiseaux, les premières graines n’ont pas tardé à
germer sur la roche volcanique. Pour les plantes à fleurs
autochtones des trois îles Mascareignes, le botaniste
Thérésien Cadet a évalué à 70 % la part des espèces,
non introduites par l’homme, qui partagent une lignée
commune avec des espèces d’Afrique ou de Madagascar.
D’autres viennent de rivages plus éloignés, des côtes
asiatiques, des îles océaniennes ou encore d’Australie.

L’itinéraire de cette colonisation excite l’imagination. Sur
quel radeau sont venues les premières tortues géantes ?
Par quel miracle une plante du Pacifique a-t-elle pu atterrir
sur un point minuscule au milieu de l’océan Indien ?
La capacité des êtres vivants à traverser les mers ne doit
pas être sous-estimée, mais selon les travaux récents des
chercheurs de La Réunion et de Toulouse, sous la direction
de B. H. Warren, des îlots aujourd’hui disparus au nord des
Mascareignes auraient pu servir de relais entre Madagascar
et l’Inde lors des fluctuations du niveau de la mer.

Sur place, la déperdition fut sans doute énorme parmi
les nouveaux venus, oiseaux, insectes ou végétaux.
Les moins chanceux étaient immédiatement recouverts
par une énième coulée de lave. D’autres mouraient sans
descendance, célibataires ou ne trouvant pas les
conditions propices à leur reproduction...

A suivre

Commander : Au coeur du Parc national de la Réunion

Voir aussi les extraits :

- Le Piton de la Fournaise au coeur du Parc national de la Réunion
- Les Hauts : au coeur du Parc national de la Réunion
- La Réunion : la plus haute des îles de l’océan Indien

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