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Une anecdote historique sur Nosy-Bé, pendant la guerre russo-japonaise de 1904-1905


Dans l’Histoire de Nosy-Bé, il y a une petite anecdote insolite, qui mérite toute sa place. L’histoire que je vais raconter s’est vraiment déroulée en 1905. Lorsque j’ai fait une excursion vers les deux îles satellites, Nosy-Iranja en juillet 2006 et en juillet 2007, le capitaine de bateau a ralenti au beau milieu de la mer pour me montrer un lieu historique qu’il a appelé la Baie des Russes ! Alors je lui ai demandé pourquoi les Russes ? Qu’est-ce-qu’ils sont venus faire au large de l’île de Nosy-Bé ? Il m’a dit qu’il l’ignorait.


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nosy-bé

J’ai pu vérifier l’existence d’un cimetière russe sur l’île où sont enterrés des marins russes ! Alors vous devez vous demander ce que faisaient les Russes au début du XXème siècle, à proximité d’une colonie française une île africaine, en plein Canal du Mozambique ?

Ce sont la curiosité d’esprit et la passion pour notre matière qui nous apportent la réponse à cette question. En effet, remontons en cette année 1905 ; alors que les Européens - réunis autour du chancelier Bismarck en Allemagne, à la Conférence de Berlin en 1885 - étaient en train de se partager un gros gâteau (je caricature) - l’Afrique, deux autres puissances faisaient leurs entrées respectives sur la scène internationale par des visées impérialistes. Ces deux puissances sont les Etats-Unis du président McKinley, puis de Théodore Roosevelt et le Japon de l’ère Meiji de l’Empereur Mutsu Hito. Anciennes colonies britanniques, les Etats-Unis d’Amérique sont un pays composé de plusieurs états qui se sont construits au fil des siècles. Le pouvoir fédéral d’un côté, et le pouvoir local des différents états de l’autre côté, se partagent les compétences et assurent un certain équilibre dans le partage des tâches. Le territoire américain s’est formé de 1783 à 1959. La conquête de l’Ouest a marqué les débuts de l’Histoire des USA. Bien qu’elle ne soit pas inscrite dans le programme, un clin d’œil sur cette conquête de l’ouest immortalisée par les films Westerns, n’est pas inutile pour celui qui veut comprendre l’esprit et l’idéologie des pionniers américains. Grâce à l’immigration, la population des Etats-Unis atteint près de 100 millions d’habitants en 1914. Le pays s’agrandit et connaît une industrialisation rapide à partir de 1860. Au début du XXème siècle, les Etats-Unis sont le premier producteur mondial de blé, de maïs, de coton, et produisent près de 30 pour 100 des biens industriels du monde ; ils commencent à mener une politique impérialiste en Amérique centrale et latine. Parallèlement à la montée en puissance des Etats-Unis, on peut aussi assister à la même époque au réveil du pays du Soleil levant, le Japon. En effet, en 1868, l’empereur du Japon décide de moderniser son pays : c’est le début de l’ère Meiji.

L’Europe est prise comme modèle et le pays s’industrialise rapidement. En effet, bien que dépourvu de matières premières, à la recherche de nouveaux débouchés, désireux de faire la preuve de sa puissance, le Japon se lance à partir de 1895, dans sa politique expansionniste en Asie (Mandchourie, Corée, Iles Ryükyü, Formose, îles Kouriles, îles Bonin et Sakhaline). En 1890, les Etats-Unis, quant à eux, sont devenus une puissance industrielle de première grandeur. Ils se sont jusqu’alors interdit, en vertu de la doctrine formulée en 1823 par le Président Monroe, d’intervenir dans les affaires non américaines, interdisant, en échange, aux Européens et aux Asiatiques de s’occuper de l’Amérique. A partir de 1890, l’accroissement massif de leur production rend nécessaire de trouver des débouchés extérieurs, et aussi des sources d’approvisionnement en sucre, en caoutchouc, en cuivre, en étain, en plomb. Les Américains vont donc, se lancer comme les Européens, dans une politique impérialiste. Sous la présidence de McKinley (1897-1901), ils s’emparent des îles Hawaï dans le Pacifique, déclenchent en 1898 une guerre contre l’Espagne à propos de Cuba, (grande île riche en sucre, qui devient indépendante sous l’influence américaine). L’Espagne cède aux Etats-Unis Porto Rico, et l’île de Guam. Pendant ce temps, une flotte américaine s’empare des îles Philippines. En quelques années, les Américains se sont forgés un empire colonial. Le président McKinley renforce l’autorité personnelle de la fonction, élève des barrières douanières, introduit l’étalon-or pour le dollar et consolide la confiance accordée au gouvernement, par les secteurs du commerce et de l’industrie et par les syndicats. En 1901, McKinley est assassiné.

Le président Théodore Roosevelt (1901-1909) prend le relais. Réélu en 1904, il intervient dans plusieurs pays d’Amérique centrale, et sert de médiateur dans la guerre russo-japonaise de 1904-1905, ce qui lui vaudra en 1906 le prix Nobel de la paix. Il a inauguré ainsi, en Amérique centrale et dans les grandes Antilles, la « politique du gros bâton », lourde de menaces, qui permettait aux américains de contrôler économiquement et politiquement Cuba, Saint Domingue, les Etats centre-américains, et de créer un Etat vassal de Panama, aux dépens de la Colombie, pour mieux contrôler le canal qui fut ouvert dans l’isthme en 1914. En effet, ce gouvernement proaméricain au Panama fut installé depuis 1903, et Roosevelt fit construire le canal de Panama entre les océans Atlantique et Pacifique permettant ainsi à la marine de guerre américaine d’éviter de contourner le détroit de Magellan à l’extrémité de l’Amérique latine. Dominant l’Amérique latine, possédant de gros intérêts en Asie, notamment en Chine et au Japon, les Américains avaient en 1914 des responsabilités mondiales qui devaient conduire le président démocrate Woodrow Wilson (1913-1921) à intervenir dans la Première Guerre mondiale, en 1917, aux côtés de la France et de l’Angleterre contre l’Allemagne et l’Autriche.

Woodrow Wilson ramena le Parti démocrate à la Maison Blanche. Il ralentit la politique expansionniste en se consacrant davantage aux questions nationales. Son programme intitulé New Freedom (« nouvelle liberté ») vise à lancer des réformes sociales. De culture libérale, il promet le respect des droits des autres nations. Au début de la Première Guerre mondiale, Wilson déclare son pays neutre. Son action est controversée, mais sa promesse de ne pas intervenir lui permet d’être réélu en 1916. Cependant, les républicains le poussent dans la guerre après l’attaque de navires américains de commerce par des sous-marins allemands. Avec l’accord du Congrès, Wilson déclare la guerre à l’Allemagne le 06 avril 1917. Il ne faut pas oublier que les Etats-Unis préféraient au début de cette première guerre mondiale (1914-1918), adopter une politique isolationniste, chère à Monroe. Cependant, le torpillage du paquebot britannique Lusitania, en mai 1915 frappe fortement l’opinion publique. Le naufrage fait plus de 100 victimes américaines. On sait aujourd’hui que le navire, armé, transportait aussi des munitions. Les Allemands se lancent dans la guerre sous-marine à outrance. Les navires battant pavillons neutres ne sont plus épargnés. Cette fuite en avant va bientôt provoquer l’entrée en guerre des Etats-Unis au printemps 1917.

Le Japon devient moderne et l’empereur va révolutionner le pays. Le Japon devient une puissance impérialiste en Asie. Il a pris part dans le dépècement de la Chine entrant directement en rivalité avec la Russie. La Russie ? Et bien voilà on y est ! Le Japon avait acquis une sphère d’influence en Chine. Dès 1874, puis 1895, il dominait la façade maritime de la Chine, avec la Corée, Formose et les îles Pescadores, ainsi que l’archipel des îles Ryuku. Or, l’impérialisme russe de son côté se développait puissamment dès 1902, en Mandchourie et s’infiltrait en Corée, dans la zone d’expansion justement japonaise. : Le conflit, entre les Russes impérialistes et les Japonais expansionnistes devenait donc inévitable. Et Nosy-Bé dans tout ça ? J’y viens !

En 1904, sans déclaration de guerre, la flotte japonaise attaquait les navires russes à Port-Arthur, et l’armée japonaise s’emparait de la ville. La victoire de Moukden leur permit de chasser les Russes du sud de la Mandchourie. La flotte japonaise de l’amiral Togo coulait, en 1905, une flotte russe venue en renfort. La flotte russe d’Extrême-Orient était insuffisante (28 cuirassés d’un vieux modèle) pour faire face aux Japonais. Les Russes, sur ordre du Tsar Nicolas II (1894-1917), avaient décidé d’envoyer en renfort leur flotte de la Baltique (37 navires très anciens), commandée par l’amiral Rojdestvensky. Ces vieux navires quittent le port de Saint-Pétersbourg en octobre 1904. L’amiral Rojdestvensky, pour éviter les navires britanniques, amis du Japon, avait dû descendre la mer du Nord, la Manche, l’Atlantique jusqu’au cap de Bonne Espérance au Sud de l’Afrique. Après avoir contourné l’Afrique et fait son entrée dans l’océan Indien, la flotte russe de l’amiral Rojdestvensky a longé le Canal du Mozambique, et s’est retrouvée dans la baie de Nosy-Bé. A la mi-décembre 1904, une escadre russe entra dans la rade de Nosy-Bé, sur la côte ouest de Madagascar. Les amiraux du Tsar Nicolas II, conduisaient une armada de vaisseaux de la Baltique vers l’Extrême-Orient, pour faire la guerre contre le Japon.

Parmi ces vaisseaux, il y avait l’ « Aurore ». L’escadre russe resta quelques mois à Nosy-Bé. Elle réparait les machines. Le matin, les habitants de Nosy-Bé entendaient des coups de feu sur la rade paisible, et également, les maîtres d’équipage qui hurlaient dans les porte-voix. Les insulaires entendaient aussi, les matelots s’entraînant au tir. L’ « Aurore » se trouvait non loin d’un cuirassé amiral, et de son bord, on voyait les commissaires s’agiter. Le commandant était nerveux. Chaque jour apportait des nouvelles plus mauvaises que celles de la veille. La guerre contre le Japon touchait à sa fin. La forteresse de Port-Arthur s’était déjà rendue, et les navires de l’escadre du Pacifique avaient été détruits. Il allait falloir traverser l’océan, les mers du Sud, gagner les îles rocheuses de Tsushima. Depuis, la baie s’appelle la Baie des Russes, entre Nosy-Bé et les îlots Nosy-Iranja.

Le croiseur « Aurore » a rejoint la flotte russe. Une bataille se déroula près des îles rocheuses de Tsushima, le 27 mai 1905, entre les flottes russes et japonaises. L’« Aurore » faisait partie des croiseurs qui devaient protéger des navires de transport. Aux sept croiseurs russes, les Japonais en opposaient seize. L’« Aurore » fut prise sous les rafales du feu ennemi. Le commandant fut tué. Epuisés, par près d’un an d’aventures maritimes - malgré la halte de Nosy-Bé, qui les a amenés de la Baltique à l’Extrême-Orient - mal préparés au combat, les navires de l’escadre russe cédèrent. Le sort de la bataille était décidé, la plupart des croiseurs russes avaient coulé. Tout en parant les attaques des torpilleurs japonais, l’« Aurore » repartit vers le Sud, et se dirigea vers le port de Manille dans les Philippines ! La Russie fut vaincue et dut accepter la médiation américaine du Président Théodore Roosevelt, et signer la paix de Portsmouth.

Pour la première fois dans l’Histoire, une grande nation européenne était vaincue par un pays asiatique combattant seul. Le Japon, après confirmation de sa zone d’influence en Chine, devenait une nation à part entière. Sa participation tardive à la première guerre mondiale lui permettra d’être un des signataires de la paix de Versailles, et de recueillir l’héritage allemand en Chine. Quant à la Russie, elle devait se préparer à la 1ère guerre mondiale qui s’annonçait en 1914. Elle signera en décembre 1917, l’armistice de Brest-Litovsk avec l’Allemagne, mettant ainsi fin à sa participation au conflit mondial. La Révolution Russe de 1917 donnera naissance, quant à elle, à l’immense URSS en 1922.

Aujourd’hui, en 2009-2010, ce sont les bateaux de plaisance et non de guerre qui stationnent dans cette baie, propice à la plongée et aux excursions vers d’autres îles. Les capitaines malgaches de petits zodiacs à moteur et de bateaux de tourisme, transportant les vacanciers italiens notamment, ont même transformé le nom de la Baie des Russes, en l’appelant la Baie des Ruses ! Du village d’Ambatoloaka à Nosy-Bé, des bateaux partent vers les îles de Nosy-Iranja, en passant justement par la mer remuante de la Baie des Russes !
un cimetière russe datant du début du XXème siècle existe à Nosy-Bé !

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Bernard Carmen et Gruzinski Serge, (indispensable et excellente synthèse avec des cartes magnifiques et pédagogiques)
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Zischka Antoine, Le Japon dans le monde, l’expansion nippone 1854-1934, Payot (1934), 312 pages.

B) Ouvrages épistémologiques :

Chauveau Agnès et Têtard Philippe (sous la responsabilité de), collection dirigée par Bernstein Serge et Milza Pierre. Ouvrage collectif : Jean-Jacques Becker, Serge Bernstein, Robert Frank, Jacques Le Goff, Pierre Milza, René Raymond, Jean-Pierre Rioux, et Jean-François Sirinelli. Questions à l’Histoire des Temps Présents, Bruxelles, Editions Complexe, 1992, 136 pages.

Delumeau Jean (sous la direction de) L’historien et la foi, Paris, Fayard, 1996, 354 pages.

Gagnon Nicole et Hamelin Jean, L’Histoire orale,
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Jean-François Soulet, L’histoire immédiate : historiographie, méthodologie, épistémologie, Collection : AC.UNIVERSITAIR, Armand Colin (25 février 2009).

Paul Veyne (Auteur), Comment on écrit l’histoire, essai d’épistémologie, Collection : Univ.Histor, Seuil (1 février 1971)

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